jeudi 10 juin 2021

Ballet "Ludwig II. - The Swan King" de Patrick de Bana — Le chorégraphe évoque la personnalité du roi Louis II de Bavière

Source de la photo: http://patrickdebana.com/

Manuel Legris fut danseur étoile à l'opéra de Paris avec Rudolf Noureev pour mentor. Il est aujourd'hui directeur du ballet de la Scala, aprés avoir dirigé pendant 10 ans le ballet de l'opéra de Vienne. Il travailla à forger la réputation du Wiener Staatsballett  en organisant des tournées dans le monde. Ainsi, au Japon, en 2012, créa-t-il  le rôle-titre de Ludwig II – Le roi cygne de Patrick de Bana.

Le chorégraphe Patrick de Bana évoque le mythique et sulfureux Ludwig II 

Ce héros n'a jamais réussi à accepter le monde où la naissance l'avait placé et où la nature faisait de lui un étranger.  Son éducation dangereuse ne pouvait produire qu'un héros ou un rebelle. L'infortuné Louis II du malheur ne devait pas être l'un sans oser aussi être l'autre.

Il était beau, romantique, infiniment séduisant.

On ne saura jamais ce qui s'est passé cette nuit-là au bord du Starnberg : Louis a-t-il voulu fuir à la nage? (sa cousine Elisabeth, impératrice d'Autriche, tenait à proximité une voiture prête à l'accueillir au passage de la frontière) 

A-t-il volontairement choisi la mort comme seule fin digne de la majesté royale ? Chercha-t-il simplement à se venger de Gudden, considéré par lui comme un traître à sa souveraineté ?

Quoi qu'il en soit, c'est le seul grand dénouement qui convenait au destin du plus romantique des rois. L'âge aidant, on imagine la progression du mal dans la folie, comme cela se produisit pour son frère Othon, qui lui succéda sur le trône de Bavière.

L'eau sombre du lac, les sapins, le ciel orageux, on se serait cru dans une scène de Wagner. Et qui sait si, au dernier moment, Louis n'a pas vu devant lui le cygne de Lohengrin ou la légendaire Dame Blanche qui l'appelait ?

Il n'était pas de la race des héros : mais le royaume sur lequel il choisit de régner, celui du rêve, vaut bien celui de la Bavière, même si la Reine de ce royaume fut la Mort. (Source : traduction du texte anglais de Patrick de Bana)

Pour en savoir plus sur l'art de Patrick de Bana, voir son site

Lettre ouverte de Paul Desjardins à l'impératrice Elisabeth d'Autriche — Sur le séjour à Herkulesbad et le fleurissement de la tombe de Heine en 1887.

Villa Elisabeth à Herkulesbad

Une lettre de Paul Desjardins* à S.M. l'Impératrice d'Autriche, publiée dans La Revue politique et littéraire du 17 septembre 1887

NOTES ET IMPRESSIONS

À S. M. l’Impératrice d'Autriche.

    Quoique je sois très amoureux de Votre Majesté pour l’avoir rencontrée deux fois au Prater et une fois dans les allées de Schœnbrünn, je n’aurais pas l’impertinence de lui écrire sans une raison sérieuse. A vrai dire, ni les titres ni les couronnes ne m’imposent beaucoup, en fût-on comblée comme Votre Majesté ; depuis que j’ai vu un pauvre roi de Hanovre, vieux et aveugle, sur la place de l’Étoile, à Paris, demander son chemin à tâtons et solliciter le bras d’une bonne dame qui passait, je suis un peu dégrisé de la supériorité native des princes. Il y a ainsi plusieurs choses dont je suis revenu avant d’y être allé. Pour Votre Majesté, ce que j’adore en elle, c’est d’abord sa beauté, ses longues tresses de cheveux blonds, son regard profond et franc, sa sveltesse et sa grâce : vous êtes encore jeune, madame, puisque vous vous faites encore aimer. Sans doute vous avez un grand fils, peut-être un petit-fils (je n’ai pas ici l'Almanach de Gotha), mais, quand on vous voit passer à cheval, avec votre chapeau penché sur le front et votre longue robe d’amazone, on ne s’en douterait guère. Enfin vous êtes très charitable et d’une façon ingénieuse, imprévue, spirituelle, et vous adorez les beaux paysages et les grands poètes. J’aimerais bien être votre lecteur une semaine ou deux : il y a si peu de gens aimables en ce monde qu’il ne faut pas perdre une occasion de les fréquenter.
    Mais Votre Majesté pense bien que ce n’est pas pour lui faire des compliments que je veux remplir cette grande feuille de papier ministre. A Vienne, les complimenteurs ne manquent pas; il n’y a pas besoin d’en importer de nouveaux. C’est d’affaires, d’affaires pécuniaires, foncières, domaniales et parfaitement ennuyeuses, que je voudrais vous dire un mot bien timide. Les journaux racontent que Votre Majesté vient de passer une saison à Herkulesbad, dans les Carpathes, et qu’elle ordonne d’y construire une résidence pour y revenir souvent. Que j’en suis aise! J’aime tant ce coin de terre ! Et il est doux de savoir les personnes qu’on aime dans un séjour qu’on aime. Herkulesbad est un décor qui vous va très bien. Je revois encore la belle route de voiture qui amène les voyageurs de Mehadia, le pont d’une seule arche très hardie, le torrent de la Tcherna obstrué d’arbres déracinés et de blocs tombés des montagnes, les promenades ombragées qui s’élèvent sur tous les versants d’alentour, les Ruheplatze où trois bancs sont groupés dans un bosquet, le kiosque de Coronini, celui de Csœrigs, beaucoup plus haut, d’où la vue saute le Danube et confond la neige des Balkans avec celle des Carpathes, l’esplanade où joue la musique en plein air et où les fantassins de Votre Majesté font l’exercice dans leurs vareuses couleur de savon de Marseille. Comme tout cela se réveille dans mon souvenir ! Je crois encore entendre à droite, à gauche, devant, derrière, partout, le bruissement des cascatelles qui tombaient sous les arbres.
    Eh bien! il y a, à gauche, quand on arrive, derrière la maison d’un boulanger dont le four vous souffle une haleine chaude en passant, un torrent très solitaire, qu’on ne peut remonter qu’en sautant de pierre en pierre et en se mouillant les pieds, car il n’y a pas de chemin ; on saute, on se mouille et l’on arrive à un penchant de colline très encaissé et tout couvert de hêtres. C’est là qu’il faudrait bâtir le château de Votre Majesté, c’est là que j’aurais bâti ma cabane. On n’y a pas une vue très étendue, mais on n’y est vu de personne, avantage assez rare, surtout pour une reine. On est en pleine solitude, en pleine sauvagerie ; c’est un délice. Il y a bien aussi le rond-point des trois noyers, derrière le Casino, mais on y est sur le chemin des chercheurs de truffes et des ramasseuses de cristaux. Ce sont des personnes aimables, mais trop bruyantes pour vous et moi.
    L’ennui,il faut bien le dire, c’est la musique. On en subit toute la journée. Votre Majesté, je le crains, sera aussi rassasiée de sérénades que l’est notre pauvre Président de la république dans sa retraite de Mont-sous-Vaudrey. Heureusement la musique qu’on fait dédommage de celle qu’on entend; puis on lit les poètes, on lit cet incomparable Heine que je suis si ravi de vous voir préférer à tous les autres.
    Oui, c’est encore « un point que je veux vous marquer », comme disent les bonnes gens de chez nous. Heine est pour nous un dieu comme pour Votre Majesté. Il nous représente la poésie toute pure, dans ce qu’elle a de libre, de fantasque, d’ironique à la fois et de passionné; il est le seul des écrivains de notre temps qui ait exprimé tout notre temps. Il a fait des chefs-d’œuvre antiques pleins de l’inquiétude moderne, il a fait... que n’a-t-il pas fait?... Il vous a fait rire et pleurer d’abord... Aussi quelle charmante idée avez-vous eue d’aller à Hambourg voir Mme Charlotte Embden, pour la remercier de son frère. Nous en aurions volontiers fait autant. Et cette promesse que vous lui avez donnée solennellement, à cette digne dame qui eut l’honneur de porter dans sa jeunesse un grand nom, celte promesse d’aller déposer une couronne au Père-Lachaise [Erreur de Desjardins, Heine est enterré au cimetière de Montmartre, ndlr.], sur la tombe du poète, n’est-elle pas pleine d’une poésie sentimentale qui nous enchante ? C’est autre chose encore que pour Alain Chartier. Une impératrice qui ferait deux cents lieues pour mettre une couronne d’immortelles sur le tombeau d’un faiseur de vers ! c’est un joli sujet de ballade.
    Il est vrai que Votre Majesté a eu peur de venir en France ; elle s’est dit que les rois ne sont pas toujours reçus à bras ouverts chez nous, quoique nous soyons plus accoutumés à en voir que les autres peuples. Alors vous avez délégué l’archiduchesse, votre sœur [en fait l'archiduchesse Stéphanie, la belle-fille de l'impératrice], à cette religieuse offrande... Et, aujourd’hui, c’est fait. Il y a, là-haut, des fleurs déposées par une princesse, envoyées par une impératrice. Que Votre Majesté soit satisfaite! Nous sommes satisfaits aussi, et, comme l’exemple des grands est toujours suivi, nous vous promettons de déposer une petite couronne à côté de la vôtre. Heine est un peu de notre pays aussi : certes, c'était un bon Allemand, quoiqu’il n’aimât pas les Prussiens ; mais ce n’était pas un mauvais Français, car il avait bien de la grâce et bien de l’esprit.

* Paul Desjardins (Paris, 1859 — Pontigny , 1940) . Ecrivain et journaliste français.
Issu de l'Ecole normale supérieure, où il eut comme condisciple Jaurès et Bergson, après des débuts comme enseignant,il fit ses premiers pas journalistiques et littéraires en 1884 à la "Revue bleue", puis il écrivit dans "Le Journal des débats", "Le Temps"et "Le Figaro".
Sa rencontre avec le philosophe Jules Lagneau le poussa à agir au nom d'un idéalisme humaniste. Il publia son premier ouvrage de moraliste, "Le Devoir présent" (1892) et fonda, la même année, l'Union pour l'action morale, qui devint en 1905 l'Union pour la vérité.
Ayant acquis l'abbaye cistercienne de Pontigny, dans l'Yonne, il y organisa et anima pendant 30 ans les "Décades de Pontigny", auxquelles prirent part André Gide, Charles Du Bos, Roger Martin du Gard, Jacques Rivière, André Maurois et bien d'autres. On y discutait de sujets remarquablement établis et préparés: le sentiment de justice, la vie ouvrière, la poésie, la fiction et l'autobiographie, le droit des peuples, la mystique et la raison, le mal, la philosophie.
Proust appelait Desjardins "le frère prêcheur", Maurras un "prince des nuées", André Billy "l'éveilleur de conscience" et Maurice Martin du Gard "le Grand Prieur".
Durant tout l'entre-deux-guerres, l'influence de cette éminence grise, intolérant défenseur de la tolérance des esprits et de la liberté des peuples, fut celle d'un véritable directeur de conscience.
Source de la biographie : Wikipedia

Ausstellung Kunst & Kapital Verbrechen — Bayerisches National Museum — 14 Bilder /14 photos — Expo Riemenschneider / Veit Stoß

bis 01.08.2021













Info : https://www.bayerisches-nationalmuseum.de/index.php?id=1189

 

Singularity de Miroslav Srenka au théâtre Cuvilliés — Compte-rendu

Crédit des photographies © Wilfried Hösl

Voir le post de présentation
https://munichandco.blogspot.com/2021/06/singularity-space-opera-for-young.html

Compte-rendu du 9 juin 

La singularité  réside déjà dans le fait que le théâtre Cuvilliés de Munich, — un des fleurons de l'art rococo bavarois édifié à la moitié du 18ème siècle, qui a par bonheur échappé aux destructions massives de la deuxième guerre mondiale et qui nous charme aujourd'hui avec l'abondance de ses boiseries dorées et chantournées, — que cet écrin destiné à la musique baroque et aux oeuvres de Mozart accueille la création mondiale du  space opera futuriste du compositeur tchèque Miroslav Srenka, dont c'est la troisième création munichoise, après son Make no noise de 2011  et le South Pole de 2016. 

Back to future pour cette composition qui nous projette dans un avenir virtuel lointain. Mis en scène par Nicolas brieger, l'opéra de Mirsolav Srenka et et de son librettiste Tom Holloway nous entraîne dans un futur peut-être pas si éloigné que cela d'ailleurs, au départ d'un lieu qui venait de nous ramener deux siècles  et demi en arrière. Prendre un billet pour Singularity, c'est faire le choix d'un voyage temporel de trois cents ans au moins, ce qui, en ces temps de confinement et de fermetures des frontières, offre une opportunité unique d'évasion et d'exotisme au moins temporel. C'est aussi faire le choix d'un choc émotionnel sonore, tant Miroslav Srenka nous désarçonne ici par une composition inconfortable avec des sons en rafales et un chant qui soumet les jeunes chanteurs de l'Opera Studio à la rude épreuve de devoir produire des sons reproduisant la cacophonie des jeux vidéos et les bégaiements discordants de la technologie informatique, épreuve dont ils relèvent tous le défi avec brio. 

En futorologie la singularité désigne un point hypothétique de l'évolution technologique. L'action de Singularity se passe dans un futur  non défini dans lequel la science informatique a fait de tels progrès que les êtres humains sont désormais pucés et ces implants électroniques sont supposés permettre une communication non verbale donnant un accès immédiat aux pensées d'autrui. La robotique a elle aussi évolué, les robots ont acquis un certain degré de conscience et d'autonomie. Ces avancées sont cependant bien moins prometteuses qu'on aurait pu l'espérer. Les problèmes de la communication humaine auxquels nous sommes aujourd'hui confrontés de nos jours se voient amplifiés dans le space opera de Srenka : humains obnubilés par les jeux vidéos, le regard rivé sur leur téléphone portable, dépendance maladive aux réseaux sociaux, problèmes de communication tous azimuts, isolement, solitude, impossibilité de se rencontrer dans une relation épanouie... ces problèmes sont encore décuplés par le cafouillage de la technique: les fruits de la révolution technologique n'ont pas passé la promesse des fleurs. Les innovation scientifiques n'apporteront pas la fin de tant d’ennuis dont nous fûmes la proie et ne  nous ravira pas les sens de merveille et de joie...La communication moderne nous conduit tout droit dans le mur. 

Andrew Hamilton et Theodore Platt
L'opéra a été écrit pour huit chanteurs interprétant deux couples dysfonctionnels doublés de leurs alter ego robotiques, figures sans visages vêtues de pied en cap de collants noirs : les couples sont désignés par de simples lettres initiales et leurs doubles des mêmes lettres précédées d'un e indiquant leur virtualité : B (Andrew Hamilton), accro aux jeux vidéo, a pour alter ego  virtuel eB (Theodore Platt), sa petite copine S (Eliza Boom), une fanatique des réseaux sociaux est accompagnée de son double eS (Juliana Zara), T (George Virban), promène sa névrose amoureuse en compagnie eT (Andres Agudelo) et prétend vivre un amour avec M (Daria Proszek), accompagnée de eM (Yajie Zhang) qui affirme ne rien savoir de ce prétendu amour tout en tirant les ficelles de leur (non) relation.  Les doubles paraissent en cours d'opéra développer un semblant d'autonomie, tout au moins sur le plan de l'expression. À tout cela il faut ajouter un drone-consolateur, nouvelle version de l'oiseau chanteur encagé, qui insulte copieusement T en le traitant de Resol, qui n'est autre que l'inversion du mot Loser ( mot anglais qui désigne le raté toujours perdant). À noter encore, que les initiales désignant les protagonistes évoquent sans doute leurs voix correspondantes, ainsi du B de baryton

L'opéra commence fort, avec un B qui s'énerve copieusement sur son jeu vidéo en lançant des bordées de gros mots que la décence nous interdit de reproduire ici, même s'ils sont en anglais, la langue de l'opéra. Le rôle de B est confié au très prometteur Andrew Hamilton, un grand jeune homme de belle prestance absolument génial dans la production d'onomatopées reproduisant les bruitages d'un jeu vidéo. Une des belles découvertes de la soirée qui n'en fut pas avare quant à la qualité des chanteurs. Joueur invétéré, possédé par son addiction compulsive, il reste insensible aux appels tant électroniques que vocaux de sa compagne (la puissante soprano Eliza Boom) qui est obsédée par la manie des updates (mises à jour). Dans ce monde hyper-connecté règne une hyper-incommunicabilité, les couples vont à vau-l'eau, les machines se déréglent et s’affolent. Tout l'opéra fera ensuite la démonstration in absurdo de l'impasse relationnelle à laquelle mène le monde en réseau. Il le fait avec beaucoup d'humour et d'ironie, le sourire, le sarcasme et le comique de scène sont heureusement souvent présents.

Les décors résultat de la synergie entre le décorateur Michael Bauer et des lumières de Benedikt Zehm  et de son équipe d'éclairagistes ingénieux  m'ont fait penser au futurisme des années soixante. De grands cercles sont découpés dans les parois du caisson de scène, formant piscine au plancher. Le jeu des lumières peut donner l'illusion de la projection dans les couloirs du temps ou, comme au final, après que la salle ait été plongée dans le noir, pailleter toute la salle, public compris, de myriades d'étincelles lumineuses qui semblent confirmer le happy end de cette tragi-comédie : l'amour finit par triompher des addictions, des progrès de l'informatique et de la robotique, et des dégâts relationnels qu'il occasionnent. Les couples finissent pas se reformer.

Video-on-demand : https://operlive.de/singularity/ (disponible 30 jours)

mardi 8 juin 2021

Bayreuth — 09.08.1888 — Kaiserin Elisabeth und Marie Valerie besuchen Parsifal — Sissi et sa fille Marie Valérie assistent à une représentation de Parsifal

Theodor Reichmann en Amfortas

 [DE] Aus dem Tagebuch von Marie Valerie von Österreich

9. August [1888].  Parsival - ein Brief Amelies hatte Mama von einer Stunde zur andern Lust gemacht.
Im 1. Zwischenakt liess Mama Frau Cosima Wagner kommen. Sieht man nun eine geistreiche vornehme, feingebildete Frau wie Cosima - so wird man gewiss ihre Sünden nicht deswegen beschönigen, aber nur Jene verachten, die gewiss ihr Benehmen nicht bemäkeln würden, wenn sie eine blitzdumme Fürstin wäre, aber skandalisiert sind, wenn man mit Frau Wagner sprechen kannt! ...
Nach Schluss: Mama war so entzückt, dass sie den Kapellmeister Mottl, wie die Darsteller des Parsifal (v. Dyck??*) und Amfortas (Reichmann??5) zu sehen wünschte ... Ihre unpoetischen Erscheinungen nahmen etwas die Illusion.
... Als Mama sagte, sie möchte das ganze gleich wieder hören, Reichmann: er wäre gleich dabei.
 
[FR] Extrait du journal de l'archiduchesse Marie Valerie d'Autriche, fille de l'impératrice Elisabeth
9 août [1888].  Parsival -[...]
Au premier entracte, Mama a fait venir Madame Cosima Wagner. Lorsqu'on rencontre une femme d'esprit, distinguée et finement éduquée comme Cosima, on ne va certainement pas minimiser ses fautes, mais on ne pourra que mépriser ceux qui ne trouveraient certainement rien à redire à son comportement s'il s'agissait d'une princesse tout à fait idiote, mais se montrent scandalisés de vous voir adresser la parole à Madame Wagner ! ...
Après la fin : Maman était tellement ravie qu'elle a souhaité voir le Kapellmeister Mottl, ainsi que les acteurs de Parsifal (v. Dyck??) et Amfortas (Reichmann??) ... Leurs apparences peu poétiques ont quelque peu enlevé l'illusion.
... Lorsque Maman a dit qu'elle aimerait réentendre l'ensemble de la pièce immédiatement, Reichmann a répondu qu'il y était prêt.

Post précédent sur le sujet : http://munichandco.blogspot.com/2020/09/limperatrice-elisabeth-dautriche.html


Prinzregent Luitpold von Bayern (1821-1912) — le prince régent Luitpold de Bavière — Büste von Wilhelm von Rümann

 


[DE] Prinzregent Luitpold von Bayern (1821-1912) 
Wilhelm von Rümann (1850-1906) - München, 1900
Bronze, Ölvergoldung, Buntmarmor, bez. W. v. Rümann
Die von Wilhelm von Rümann modellierte und in der königlichen Erzgießerei gegossene Büste des Prinzregenten Luitpold (seit 1886) war ursprünglich für eine Nische im Treppenhaus des Museums angefertigt worden. Unter Luitpold, dem dritten Sohn von König Ludwig I., wurde das jetzige Museumsgebäude errichtet. Der Prinzregent ist in antikisierendem Gewand mit dem Ordensstern des Hubertusritterordens dargestellt.
Im Bayerischen National Museum zu sehen.

[FR] Prince régent Luitpold de Bavière (1821-1912) 
Wilhelm von Rümann (1850-1906)
Munich, 1900
Bronze, dorure à l'huile, marbre coloré, signé W. v. Rümann
Le buste du prince régent Luitpold (depuis 1886), modelé par Wilhelm von Rümann et coulé dans la fonderie royale, a été réalisé à l'origine pour une niche dans l'escalier du musée. C'est sous Luitpold, le troisième fils du roi Louis Ier, que le bâtiment actuel du musée a été érigé. Le Prince Régent est représenté à l'antique avec l'étoile de l'Ordre de Saint-Hubert.
Exposé au Musée national de Bavière.

Singularity, a Space Opera for Young Voices de Miroslav Srnka au théâtre Cuvilliés de Munich

Miroslav Srnka (Source BSO)
Singularity, a Space Opera for Young Voices du compositeur Miroslav Srnka, sur un livret de Tom Holloway. Création mondiale d'un opéra en anglais. Surtitrage anglais et allemand. 

Durée : 1H30
Au théâtre Cuvilliés les 9, 11 et 12 juin

Texte de présentation du Bayerische Staatsoper

Un nouvel opéra écrit spécialement pour l'Opéra Studio de l'Opéra d'État de Bavière, voilà qui ne s'est jamais produit auparavant. Miroslav Srnka, l'un des plus éminents compositeurs de la jeune génération, surtout connu à Munich depuis la création mondiale de ses opéras Make No Noise et South Pole, a composé, à nouveau en équipe avec le dramaturge et librettiste Tom Holloway, une comédie musicale sur le thème du progrès technique et de ses conséquences sur la coexistence humaine. Les implants de micropuces et les nanotechnologies ouvrent de nouvelles possibilités de communication, mais elles rendent l'humanité vulnérable aux perturbations des systèmes en réseau. C'est exactement ce qui arrive aux personnages de Singularity. 

Que se passe-t-il lorsqu'une mise à jour devient incontrôlable ? Et si l'intelligence artificielle devenait supérieure à l'intelligence humaine ? Singularity évoque un monde de science-fiction pas si improbable que cela entre la Terre et le cosmos espace et apporte également un éclairage comique sur la question. 

(Traduction Luc-Henri Roger)

Distribution

Sopran Analog Eliza Boom

Sopran Digital Juliana Zara

Mezzo Analog Daria Proszek

Mezzo Digital Yajie Zhang

Tenor Analog George Vîrban

Tenor Digital Andres Agudelo

Bariton Analog Andrew Hamilton

Bariton Digital Theodore Platt

OrchesterKlangforum Wien

Opernstudio der Bayerischen Staatsoper

Réservations (places restantes) et bientôt Video-on-demand : 

Quand Munich défiait Bayreuth : les 125 ans du Théâtre du Prince Régent

Il y a 125 ans, les 20 et 21 août 1901, Munich inaugurait l’un de ses théâtres les plus emblématiques : le Prinzregententheater. Conçu comme...