lundi 24 avril 2023

Anghiari en Toscane — Photoreportage de 36 photos

Anghiari est connu pour être un des plus beaux villages médiévaux de Toscane, un village situé entre Arezzo et Sansepolcro qui a préservé ses remparts et son chemin de ronde et dont toutes les constructions sont restées intactes.

La renommée d'Anghiari en Toscane provient cependant principalement du fait d'avoir été, le 29 juin 1440, le théâtre d’une bataille qui vit la victoire des Florentins guidés par le condottiere Micheletto Attendolo (de la famille Sforza), alliés aux troupes papales sous le commandement d'un autre mercenaire, Pietro Giampaolo Orsini, et à un détachement de cavalerie vénitienne, sur les Milanais menés par Niccolò Piccinino, envoyé par le duc Philippe Marie Visconti pour créer une diversion dans son conflit principal avec Venise. Cette bataille avait été le sujet d'une peinture de bataille commandée à Léonard de Vinci pour la grande salle du Conseil du Palazzo vecchio de Florence, une oeuvre perdue mais que nous connaissons par un dessin réalisé par Rubens au départ du carton de Léonard de Vinci.

Reportage photos
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Giovanni Antonio Sogliani 1533












Photos © Luc-Henri Roger

samedi 22 avril 2023

Les deux Fra Angelico de Cortone : L'Annonciation et le Triptyque (13 photos)

L'œuvre la plus importante du Musée diocésain de Cortone est sans aucun doute L'Annonciation de Fra  Angelico. Ce retable peint vers 1430 est un chef-d'œuvre majeur +de la peinture italienne du début de la Renaissance. Il est conservé avec sa prédelle d'origine. Le Triptyque de Cortone, avec sa prédelle représentant les histoires de saint Dominique, est également du même artiste. Il fut réalisé vers 1436-37.  Ces deux œuvres proviennent de l'église San Domenico de Cortone.

Annonciation



Prédelle de l'Annonciation








Triptyque de Cortone




Crédit photos @ Luc-Henri Roger et Macro Pohle (photo n° 12)

mercredi 19 avril 2023

Un carrousel très catholique sur l'esplanade de la basilique Sainte Claire d' Assise



Sur la vaste esplanade qui précède la basilique d'Assise on trouve un charmant carrousel à l'ancienne. Entourant le sommet du carrousel, la garniture ornementale des multiples petits panneaux de décor nous donne à voir des scènes de l'histoire sainte et des vues de la ville. En pouvait-il être autrement dans la ville de saint François et de sainte Claire ? 


Un Caravage se cache-t-il dans la basilique Saint Pierre à Pérouse ?

Photo © Luc-Henri Roger

Les avis semblent partagés à propos de cette toile ? Est-elle due au pinceau du Caravage ou à celui du talentueux Spadarino ( le surnom de Giovanni Antonio Galli 1585-1652) ? L'historien et critique d'art Roberto Longhi l'attribuait à Spadarino, les moines de l'abbaye au Caravage... Pour se forger un avis sur la question, il faut aller visiter l'opulente basilique abbatiale San Pietro de Pérouse, une des plus belles églises d'Italie, qui regorge de merveilles. La toile représentant un ange et sainte Francesca Romana se trouve dans la sacristie.

Voici sur le même thème une toile certifiée de Spadarino :

Collection privée




samedi 15 avril 2023

La cellule de Giuseppe Balsamo, comte de Cagliostro, dans la forteresse de San Leo

Le comte de Cagliostro fut arrêté à Rome par la Sainte Inquisition en 1789 et emprisonné au château Saint-Ange pour suspicion de pratique de la franc-maçonnerie ; il y fut jugé et condamné par la justice pontificale en 1791 à la peine de mort pour hérésie, sentence commuée en prison perpétuelle. Il fut transféré « sans espoir de grâce et sous étroite surveillance » le 20 avril 1791 à la forteresse de San Leo dans la région des Marches, en Italie centrale, où restera jusqu'à sa mort, survenue dans la nuit du 26 au 27 août 1795.

Il est d'abord installé dans la « cellule du trésor » la plus sûre, mais aussi la plus dégradée et la plus humide de la forteresse. Il est après « emmuré » vivant dans la cellule « il pozzetto » jugée encore plus sûre, sorte de puits où il pouvait être surveillé. En prison, Cagliostro fait la grève de la faim.

La couche de Cagliostro dans la prison de San Leo

Jean-Antoine Houdon, Buste de Cagliostro
 Aix-en-Provence, Musée Granet

Accès actuel à la cellule dite de Cagliostro


Trappe dans le plafond de la cellule


La cellule du comte de Cagliostro, dite du pozzetto (le petit puits), dans la prison papale de la forteresse de San Leo

Cette cellule est située dans la partie centrale du donjon.  D'une dimension de 3 mètres sur 3, elle est fort exiguë (3x3 mètres). La seule ouverture vers l'extérieur est une petite fenêtre, munie d'une triple rangée de grilles, qui fait face à la cathédrale, de telle manière que le reclus ne puisse voir que ce seul édifice. Si aujourd'hui on peut accéder à la cellule par une ouverture latérale réalisée au19e siècle, ce n'était pas le cas à l'époque de Cagliostro : la seule ouverture était alors une trappe au plafond, par laquelle on faisait descendre le prisonnier, C'est aussi par cette trappe qu'on lui administrait ses rations de nourriture et qu'il était soumis à une surveillance constante et continue..

Cette cellule, considérée comme la plus sûre de la forteresse est aujourd'hui connue sous le nom de cellule de Cagliostro, même si d'autres prisonniers y furent incarcérés . Le 26 août 1795, le célèbre aventurier, alors gravement malade, mourut d'une attaque cérébrale, mais la légende qui a accompagné sa vie fascinante s'est également emparée de sa mort. L'acte de décès, conservé dans les archives paroissiales de San Leo, fut rédigé en latin par l'archiprêtre Luigi Marini dans les termes suivants :

"Giuseppe Balsamo, surnommé le comte de Cagliostro, de Palerme, baptisé mais incroyant, hérétique, célèbre pour sa mauvaise réputation, après avoir répandu la doctrine impie de la franc-maçonnerie égyptienne à travers diverses nations d'Europe, à laquelle il a gagné un nombre infini d'adeptes par des tromperies subtiles, a connu diverses péripéties, dont il n'est pas sorti indemne, en vertu de sa ruse et de son habileté. Finalement, il fut condamné par la Sainte Inquisition à un emprisonnement perpétuel dans la forteresse de cette ville, dans l'espoir qu'il se repentirait, ayant supporté les privations de la prison pendant quatre ans, quatre mois et cinq jours avec tant de fermeté et d'obstination, et ayant été saisi d'une attaque apoplectique soudaine, avec un esprit et un cœur méchants, n'ayant pas donné le moindre signe de repentir, il mourut sans se plaindre, en dehors de la communion de la Sainte Mère de Dieu, à l'âge de cinquante ans. Il est mort  hors de la communion de la sainte église, à l'âge de cinquante-deux ans, deux mois et dix-huit jours. Il est né malheureux, a vécu malheureux et est mort malheureux le 26 août de l'année susmentionnée, vers 22 h 45.
À cette occasion, une prière publique a été organisée pour demander au Dieu de miséricorde de jeter un regard sur son œuvre. En tant qu'hérétique, excommunié et pécheur impénitent, il n'a pas été enterré selon le rite ecclésiastique. Le cadavre est enterré sur la pointe de la montagne orientée vers l'ouest, presque à égale distance entre les deux guérites, communément appelées le Palazzetto et le Casino, le 28 à 18 h 15".

Acte du conseil supérieur italien de la maçonnerie de rite écossaise
élevant post mortem le comte de Cagliostro au grade suprême. 
Acte daté de juin 2003, exposé à la forteresse de San Leo.


Photos © Luc-Henri Roger

Mit der Kamera über den Bozner Markt — 22 Fotos

  © Marco Pohle