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Bilder © Luc-Henri Roger |
jeudi 27 mai 2021
mercredi 26 mai 2021
Leibkammerdiener im Schlafzimmer des Kaisers Franz-Joseph I. — Theodor Zasche — Le valet de chambre de l'empereur François-Joseph
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| Eugen Kettler — Zeichnung von Theodor Zache |
Eugen Ketterl war der letzte Kammerdiener Franz Josephs. Seine Memoiren, die er nach dem Ende der Monarchie verfasste, bieten interessante Einblicke und skurrile Anekdoten aus dem kaiserlichen Alltag.
Eugen Ketterl fut le dernier valet de chambre de Franz Joseph. Ses mémoires, qu'il a rédigées après la fin de la monarchie, offrent des aperçus intéressants et des anecdotes curieuses du quotidien de la vie impériale.
Bibliographie :
Eugen Ketterl: Der alte Kaiser: wie nur einer ihn sah; der wahrheitsgetreue Bericht des Leibkammerdieners Kaiser Franz Josephs I.. Molden, Wien 1980.
mardi 25 mai 2021
L'archiduchesse Marie Valérie, jeune autrice et actrice
C'est ce que nous apprend le Wiener Salonblatt du 1er mai 1881. L'archiduchesse Valérie (alors âgée de 13 ans) avait composé sous la direction de son professeur (M. Sonnenthal) une comédie en deux actes, L'Écho merveilleux et avait voulu en faire la surprise à ses parents à l'occasion de la fête de leur 27ème anniversaire de mariage, qui avait été célébrée le 24 avril 1881 à partir de 18 heures à la Hofburg, dans la salle Alexandre, où avait été dressée une petite scène pour la représentation. La comédie composée par l'archiduchesse avait été suivie d'une charade en cinq tableaux vivants, dans lesquels les jeunes acteurs représentaient les fleurs des Alpes, la Pucelle d'Orléans, Othello, Sainte Elisabeth et les Ancêtres. Le professeur fut appelé pour recevoir les félicitations du public.
Une soirée familiale qui avait eu lieu dans l'intimité : le prince héritier Rodolphe, l'archiduc Karl Ludwig et son épouse l'archiduchesse Maria Theresia et leurs fils, les archiducs Franz. Otto et Ludwig Victor étaient bien entendu présents, ainsi que l'évêque Ronan, le Dr v. Widerhofer et quelques nobles dames et messieurs de la cour, appartenant au plus proche entourage du couple impérial et des archiducs. Une trentaine de personnes au total.
Remarquons au passage que la comédie semble avoir été composée et interprétée en français, a langue internationale couramment pratiquée par l'aristocratie européenne.
König Ludwig II. — Lüftlmalerei in der Ludwigstrasse in Partenkirchen — Peinture murale à Partenkirchen
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Hedwig Courths-Mahler veröffentlicht ihren romantischen historischen Roman "König Ludwig und sein Schützling" unter dem Pseudonym Hedwig Brand. Das Buch erschien 1911 bei Richard Hermann Dietrich in Dresden, am 25. Jahrestag des tragischen Todes des Königs, der sich am 13. Juni 1886 im Starnberger See ereignete. Der Schützling des Königs ist das Kind eines Försterehepaares, das in einem Wald bei Schloss Hohenschwangau lebte. Der König freundet sich bei einer zufälligen Begegnung mit dem Mädchen an und will ihr die bestmögliche Ausbildung zukommen lassen. Das kleine Mädchen, Walpurga Malwinger, genannt Burgerl, war musikalisch und gesanglich begabt und der König förderte ihre musikalische Ausbildung. Das Kind wuchs zu einer schönen jungen Dame heran. Eines Tages hörte Richard Wagner sie singen und geriet sofort in den Bann ihrer wunderbaren Stimme.
Ein Buch, das Freunde von Ludwig II. und Richard Wagner begeistern dürfte.
ISBN 9783753464282
Mariage de Stéphanie de Belgique et de Rodolphe : l'arrivée triomphale à Vienne.
L'accueil triomphal des Viennois lors de l'arrivée de la Princesse, un
dessin de mauvaise facture du journal satirique Kikeriki du 8 mai 1881.
Le prince impérial Rodolphe est vraiment fort peu ressemblant.
L'entrée triomphale à Vienne
Nous laissons la parole au correspondant du journal bruxellois L'Europe, qui publie sa chronique dans son édition du 10 mai 1881 :
LES FÊTES DE VIENNE
6 mai 1881.
Il est cinq heures du soir. Je reviens de la gare de la « Westbahn », où j'ai pu assister de près, grâce à ma qualité de correspondant de «l'Europe », à l'arrivée de la princesse Stéphanie; et, après être passé au télégraphe pour vous adresser une dépêche, je rentre pour vous écrire plus longuement ce que le télégraphe est forcément impuissant à rendre.
Tout d'abord, je constate un fait qui a produit sur la foule, naturellement superstitieuse, la plus favorable impression. Le temps, qui était si mauvais et si pluvieux pendant la journée d'hier, s'est mis au beau ce matin et le train royal est entré en gare par un soleil resplendissant. Il semble, du reste, que les sourires de la température aient suivi la princesse à mesure qu'elle approchait. Déjà, hier, à Salzbourg, le même phénomène s'était produit ; le sol, détrempé Ia veille par des pluies abondantes, avait été séché par le vent du nord, et le beau temps était venu consoler les habitants qui, depuis deux jours, levaient les yeux au ciel avec un soupir de tristesse. Quand le prince impérial Rodolphe,arrivant à la gare, au devant de sa fiancée, a pu constater par lui-même cet heureux retour de la température : c'est ce que nous appelons à Bruxelles « un temps à Ia Rodolphe » (Rudolf’s Wetter), lui a dit Mme la comtesse de Jonghe d'Ardoye. Le jeune prince était visiblement impatient de voir sa fiancée ; et un certain désappointement se manifesta sur son visage lorsqu'on annonça que le train était en retard de douze minutes.
Heureusement, les détonations entendues à ce moment même annoncèrent que le train avait franchi la frontière bavaroise. " Elles sont maintenant en Autriche ", s'écria le prince tout joyeux. Et lorsque le train s'arrêta dans la gare, la promptitude avec laquelle il se précipita à la portière du wagon dénotait clairement combien il était heureux de voir arriver celle qui va être Ia compagne de sa destinée,
Un de mes amis,qui a été,hier, jusqu’à Salzbourg pour assister à cette fête et qui m'en a raconté tous les détails, me dit que l'ordre officiel a été quelque peu troublé, tellement était grand l'empressement de la foule à se presser autour de la princesse. Je dis la foule, bien qu'il s'agit seulement de personnes ayant qualité pour pénétrer à l'intérieur, Mais le nombre en était suffisamment grand pour produire un peu d’encombrement dès que les rangs n'ont plus été observés. Mais la princesse et son impérial fiancé semblaient si heureux le se voir entourés avec tant de sympathie que personne n'a songé à protester.
Un dernier mot sur cette réception à Salzbourg et j'arrive à la fête d'aujourd'hui. Une attention délicate, qui a vivement touché la princesse et ses augustes parents, a présidé à l'arrangement du jardin du château. Les organisateurs de la fête ont eu l’heureuse idée de reproduire exactement l'aspect des grilles du palais de Bruxelles, du côté de l'entrée « des lions ». Les pilastres improvisés supportaient également des statues de lions couchés ; les allées avaient été arrangées de Ia même façon.
Bref, en entrant au château de Salzbourg, on aurait pu se croire encore en Belgique.
Quant à la journée d'aujourd'hui, à Vienne, que vous en dirai-je? La ville est vraiment prise de fièvre, Les rues sont inondées de promeneurs, qui courent à la conquête d'une place d'où l'on puisse bien voir. Depuis ce matin il n'y a pas d'autres préoccupations pour qui que ce soit. Les drapeaux, les festons, les guirlandes donnent à toutes les maisons un aspect de fête et de triomphe. La gare de la « Westbahn » surtout à déployé un luxe grandiose et fait vraiment preuve de goût. La toiture vitrée, à l'intérieur, était tout entière garnie de guirlandes de feuillage, et les piliers qui la soutiennent supportaient des trophées de drapeaux aux couleurs belge et autrichienne. Au dehors, des mâts avec des banderoles flottantes : un arc de triomphe tout recouvert de verdures, et garni des attributs de l'industrie: une roue, un marteau, une scie, des ciseaux, des tenailles, le tout arrangé avec un goût parlait, Sur le frontispice de cet arc de triomphe on lisait,en gros caractères, le mot : « Willkommen » (bienvenue). Des tribunes dressées dans la cour de la gare, et surtout le long du parcours, de la gare à Schönbrunn, permettaient à la population d'assister au défilé du cortège. À l’intérieur de la gare, les hauts fonctionnaires, et les membres du conseil municipal, ayant à leur tête le bourgmestre, attendaient l'arrivée du train. Une compagnie du «régiment du Roi des Belges » faisait le service d'honneur. Les dames avaient été admises dans l’intérieur de la gare, sur la présentation de cartes spéciales : et une tribune avait été réservée aux représentants de la presse.
Lorsqu'à quatre heures précises le train s'est arrêté en gare, et que l'empereur s'est avancé, avec son fils, à la portière du wagon, de bruyantes acclamations se sont fait entendre ; la musique militaire a joué la « Brabançonne » et l'air national autrichien. L'empereur et le prince Rodolphe ont cordialement embrassé la princesse Stéphanie et la reine, sa mère ; ils ont serré la main du roi Léopold. Le bourgmestre de Vienne s'est avancé, et a souhaité la bienvenue à la princesse au nom de la ville, Puis les augustes personnages sont sortis de la gare, l'empereur donnant le bras à la reine des Belges et le prince Rodolphe à sa fiancée, Le prince se montrait pour la première fois en public dans le costume de général, Jusque là il avait toujours porté l'uniforme de colonel. La princesse Stéphanie, en robe bleu clair, pardessus gris et un chapeau bleu de ciel garni d'une grande plume, a charmé tout le monde par sa grâce et son affabilité. Les personnes qui ont eu occasion de la voir précédemment à Bruxelles ont été frappées du changement qui s'est opéré en elle.
L'enfant est devenue une gracieuse jeune fille, qui saura être à la hauteur du rôle qu'elle est appelée à jouer. Cela ne fait doute pour personne. On l'a trouvée généralement plus jolie que ses portraits, soit qu'on n'eût d'elle que des photographies insuffisantes, soit que les artistes qui ont fait son portrait jusqu'ici n'aient pas su reproduire les charmes du modèle ; on connaissait très imparfaitement ses traits et l'on a été enchanté de voir qu'elle était vraiment douée d'une beauté radieuse.
Sa physionomie douce et bienveillante a séduit à première vue. Dès ce soir on peut dire qu'elle à fait la conquête du peuple au milieu duquel elle est appelée à vivre désormais. Une telle impression, ressentie par un si beau jour, est de celles qui ne s'effacent plus.
Les toilettes de Stéphanie
Stéphanie de Belgique ne semble pas avoir porté lors de son arrivée à Vienne la robe dont parle un autre journal. Le Sport, une feuille hebdomadaire turfiste qui se présente comme le Journal des gens du monde, donnait, dans son édition du 11 mai 1881, évoquait le trousseau de la princesse Stéphanie de Belgique, mentionnant une autre toilette que celle évoquée par l'Europe :
" Tous les journaux racontent en détail les cérémonies du mariage de la princesse Stéphanie avec le prince Rodolphe d’Autriche. Contentons-nous de dire quelques mots du trousseau de la princesse. Il est splendide, ce trousseau, et ses toilettes sont dignes d’encadrer harmonieusement les dix-sept printemps de la gracieuse mariée. La princesse Stéphanie fera son entrée triomphale et solennelle à Vienne dans une ravissante robe pompadour, en brocart et crêpe rose, richement brodée de roses teintées et d’un fouillis d’admirables malines*. La robe de mariée, sortie des mains de la première couturière de Bruxelles, réunit le drap d’argent, le brocart, le velours blanc, la broderie et la dentelle, digne comme splendeur et comme type, des vêtements d’une sultane des Mille et une Nuits. Mais la plus artistique de toutes ces toilettes, c’est une robe fleur de pêche, de style Henri IV, faite d’après les indications de l’archiduc Rodolphe. Le corsage est un réseau de perles, recouvrant une maille de peluche pensée, avec haut col ; les teintes rappellent les anciens tableaux flamands, et la peau rosée de la princesse, son doux et jeune visage feront ressortir par le contraste, cette sérieuse toilette. Une autre robe très jolie est en surah merveilleux crème, brodée de bouquets de roses pompon et recouverte de vieilles dentelles de Mechlin*. Cette dernière toilette laisse un impression de jeunesse et de printemps, comme la senteur d’une haie de roses en plein bois. "
*Les malines sont des dentelles très fines originairement fabriquées dans la ville belge de Malines (Mechelen en flamand / Mechlin en anglais).
dimanche 23 mai 2021
Schale als Geschenk von König Ludwig II. an Wagner — Otto Wustlich / Leopold Rottmann — Coupe peinte, un cadeau du roi Louis II à Wagner
| Entwurf / Esquisse Otto Wuttlich |
[DE] 04.10.1865
Der König notiert in seinem Tagebuch:
"... Wustlich (Otto Wustlich, Porzelannmaler, der die Entwürfe Rottmanns auf Porzellan
übertrug) Schale .......
Das auf dieser Schale dargestellte Interieur nimmt den Neuschwanstein-Stil vorweg. Die Tasse gehört zu einer Serie von drei Exemplaren, die der Porzellanmaler Otto Wustlich entworfen hat und die von König Ludwig II. als königliches Geschenk zu Wagners Geburtstagen in den Jahren 1865 bis 1867 überreicht werden sollten. Es soll in Wahnfried, Wagners Wohnhaus in Bayreuth, aufbewahrt werden. Die originale Miniaturaquarellen sind von Rottmann.
" Ein Verschließbuch aus Ludwigs Jugendzeit mir Entwürfen zu einer Lohengrin-, Tannhäuser- und Fliegender-Holländer-Schale steht beispielhaft für den engen Zusammenhang und den Transfer zwischen Architektur und anderen Medien, mit dem sich Ludwig II. schon früh beschäftigte. Das Album enthält eine Serie von Miniaruraquarellen, die mittelalterliche Architekturen mit Szenen aus Wagner-Opern darstellen. Diese von Leopold Rottmann entworfenen Bilder, dic der Porzellanmaler Otto Wustlich auf die drei als Geschenke für Wagners Geburtstage 1865-1867 vorgesehenen Schalen übertragen hat, zeigen stilistische Ähnlichkeiten mit dem Interieur Neuschwansteins und wurden deswegen als eine Art Vorentwurf für das Schloss angeschen. Diese kleinen Aquarelle erinnern sehr stark an Julius Hofmanns Entwürfe für den Sängersaal in Neuschwanstein mit seinen gekoppelcen Säulen, Rundbogen und Verzierungen. Hans Gerhard Evers schrieb dazu: „Die Schalen waren Ludwigs erste eigene Leistung. Mit diesem Auftrag beginnt die Selbständigkeit als Kunstfürst - als Bauherr -, hier beginnen die Schlösser, konkret besonders der Bau von Neuschwanstein.“
[FR] L'intérieur représenté sur cette coupe anticipe le style de Neuschwanstein. La coupe fait partie d'une série de trois conçue par Otto Wustlich, un peintre sur porcelaine, qui devaient être offertes par le roi Louis II comme cadeau royal pour les anniversaires de Wagner de 1865 à 1867. Elle serait conservée à Wahnfried, la maison de Wagner à Bayreuth.
" Un album datant de la jeunesse de Louis II contient les esquisses d'une coupe avec respectivement des motifs Lohengrin, de Tannhäuser et du Vaisseau fantôme. Ces esquisses commandées par Louis II au peintre Leopold Rottmann illustrent le lien étroit et le transfert entre l'architecture et les autres médias auxquels Louis II s'est intéressé dès son plus jeune âge. L'album contient une série d'aquarelles miniatures représentant l'architecture médiévale avec des scènes d'opéras de Wagner. Ces peintures, conçues par Leopold Rottmann et transférées par le peintre sur porcelaine Otto Wustlich sur les trois bols destinés à être offerts en cadeau pour les anniversaires de Wagner en 1865-1867, présentent des similitudes stylistiques avec l'intérieur de Neuschwanstein et ont donc été considérées comme une sorte de conception préliminaire du palais. Ces petites aquarelles rappellent fortement les dessins de Julius Hofmann pour la salle des chanteurs de Neuschwanstein, avec ses colonnes couplées, ses arcs en plein cintre et ses ornements. Hans Gerhard Evers a écrit : " Les bols ont été la première réalisation personnelle de Ludwig. Cette commande marque le début de son indépendance en tant que prince de l'art - en tant que bâtisseur - et c'est là que les châteaux commencent, plus précisément la construction de Neuschwanstein."
Quelle / Source principale du texte : Andres Lepik & Katrin Bäuler, Königsschlösser und Fabriken – Ludwig II. und die Architektur, Birkhäuser Verlag
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