lundi 7 juin 2021

L'archiduchesse Stéphanie fleurit la tombe de Henri Heine au nom de l'impératrice

Tombeau de Henri Heine au cimetière de Montmartre
Dessin d'Elsa Pfister

Une information rapportée par plusieurs journaux français (comme Le Gaulois, la Souveraineté, le Pays) : en septembre 1887, l'archiduchesse Stéphanie, née princesse de Belgique, alla fleurir la tombe du poète Henri Heine à Paris au nom de l'impératrice Elisabeth.

La plupart des journaux reproduirent un même texte et une même erreur, situant la tombe de Henri Heine au Père-Lachaise, alors qu'elle se trouve au cimetière de Montmartre. D'autres journaux, comme le Rappel, la Justice ou la Liberté, rapportent l'information sans commettre cette  erreur grossière.

" Pendant son passage à Paris, l'archiduchesse Stéphanie s'est rendue au Père-Lachaise, où elle a déposé sur la tombe de Henri Heine une couronne portant cette inscription: L'impératrice d'Autriche à son poète favori.
L'impératrice a un culte pour le poète de l' Intermezzo. Elle lit quotidiennement ses glorieux poèmes. Dans son enthousiasme, elle fut désireuse de connaître les plus proches parents du poète défunt. Elle alla visiter, à Hambourg, la sœur cadette de Heine, la baronne Embden, qui est la mère de la princesse de La Rocca, et la grand'mère du duc de Perdifumo.
L'Impératrice offrit à la baronne Embden un médaillon entouré de diamants à son chiffre, et à son fils une épingle portant le chiffre impérial en diamants. La souveraine, avant de quitter la baronne Embden, lui promit que la première personne de la famille qui passerait à Paris irait déposer une couronne sur la tombe de Heine. [suite à la demande de la baronne semble-t-il, ndlr.]
Ce fut l'archiduchesse Stéphanie qui exécuta la promesse de l'Impératrice, et qui vint offrir le souvenir de la souveraine à la cendre du grand poète. "

in Le Pays du 12 septembre 1887.

Il est spécifié, paraît-il, dans un codicille du testament de l'impératrice Elisabeth d'Autriche, que tous les ans, en souvenir du culte porté au poète par l'infortunée souveraine, des roses pareront la tombe de Heine, le jour des Morts. 

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Henri Heine fut inhumé à Montmartre en 1856. Remarquons que le monument surplombant la tombe ne fut érigé qu'en 1901. Le tombeau fut alors décoré par un buste en marbre du sculpteur danois Louis Hasselriis et du poème Où ?

Le dernier repos de celui que le voyage
A fatigué, où sera-t-il ?
Sous les palmiers du sud ?
Sous les tilleuls du Rhin ?

Serai-je, quelque part dans le désert,
Enfoui par des mains étrangères ?
Ou reposerai-je sur les bords
D’une mer, dans le sable ?

Quoi qu’il en soit ! le ciel de Dieu
m’entourera, là-bas comme ici
Et en guise de veilleuses flotteront
La nuit au-dessus de moi les étoiles 
 
Travail personnel de Martin Greslou


 

dimanche 6 juin 2021

Der heilige Sebastian im Bayerischen National Museum — 9 Bilder /9 photos — Saint Sébastien au musée natiobal bavarois

Sebastian mit Amor und Trauben 
Sébastien avec Cupidon et raisins









Bilder © Luc-Henri Roger


 

Sissi à Arcachon à la fin du mois d'août 1890

 

    Sissi arriva à Arcachon le vendredi 29 août 1890 par le train de 4 heures du soir.  Elle s'installa avec sa suite au Grand-Hôtel*, un établissement luxueux qui avait été construit en 1865/66 et accueillait, dans ses 100 chambres et ses 150 lits, des clients fortunés. Elle en repartit le jeudi suivant par le train de deux heures (selon d'Avenir d'Arcachon) ou de quatre heures dix (selon Le Matin) pour se rendre à Bordeaux, où elle embarqua sur son yacht qui devait lever l'ancre le soir même, à 9 heures,  à destination de Porto. 

L'Avenir d'Arcachon évoqua à diverses reprises le séjour de l'impératrice : 
31 août 1890

L'Impératrice d'Autriche à Arcachon
 
    Sa Majesté Elisabeth-Marie-Eugénie, Impératrice d'Autriche, reine de Hongrie et de Bohême, est arrivée vendredi à Arcachon par le train de quatre heures du soir. Dès le matin, M. Gasturé se rendait dans notre ville pour arrêter les appartements au Grand-Hôtel.
    Sa Majesté qui voyage dans le plus strict incognito, s'est fait inscrire sous le nom de Madame de Tolna. Quatorze ou quinze personnes forment la suite de l'Impératrice. Nous citerons : MM. le baron Faiferlik, aide de camp, Napera, chambellan, Gastewine, Rousso, Rhoupapoulos et plusieurs dames d'honneur
    Une heure après son arrivée, S. M. accompagnée d'un aide de camp et d'une dame d'honneur a fait, à pied, une promenade sur le boulevard de la Plage.
   On nous assure que l'aspect général de la ville a produit une agréable impression à l'auguste visiteuse.
    La population est reconnaissante à S. M. d'avoir bien voulu venir passer quelques jours dans notre station et nous sommes heureux de lui exprimer ici, au nom de cette même population l'expression respectueuse de notre gratitude.
    Nous rappelons à ce sujet que ce n'est pas la première fois qu'Arcachon reçoit la visite d'un des membres de la famille impériale d'Autriche.
   En 1879, l'Archiduchesse Elisabeth vint avec sa fille, aujourd'hui reine régente d'Espagne, habiter notre ville pendant plusieurs semaines.
    On se souvient que les princesses s'installèrent à la villa "Bellegarde" dans la Ville d'Hiver, et que c'est dans ce chalet qu'eu lieu la première entrevue d'Alphonse XII avec celle qui devait un jour partager avec lui le trône d'Espagne.
    Une plaque commémorative fixée sur les murs de la villa rappelle ce premier entretien royal.
    On nous dit que Sa Majesté l'Impératrice d'Autriche habitera Arcachon huit jours au moins.

7 septembre 1890

    La Journée de l'Impératrice d'Autriche à Arcachon – Après un séjour d'une semaine dans notre ville, S. M. l'Impératrice d'Autriche est partie jeudi dernier par le train de 2 heures se rendant à Bordeaux pour prendre place à bord de son yacht Le Chalazie , et continuer un voyage qui dure depuis près d'un mois.
   Tout en observant la plus grande réserve commandée par l'incognito sévère que l'Impératrice désirait garder, notre population et la colonie étrangère actuellement dans nos murs n'en étaient pas moins intriguées et la plus vive curiosité était excitée.
   Cette curiosité se manifestait particulièrement aux heures où l'Impératrice avait l'habitude de sortir de ses appartements pour se promener en ville. La foule s'amassait alors sur le boulevard, derrière la grille du Grand-Hôtel, attendant le passage de l'auguste voyageuse.
   De tout temps il en a été ainsi. Le vulgaire a toujours désiré savoir ce qui se passe dans l'intérieur des somptueuses demeures occupées par les grands de la terre.
Possesseur de l'anneau de Gygès, nous pouvons donner quelques détails sur la façon dont l'Impératrice employait sa journée à Arcachon.
   Elle habitait le vaste appartement du 1er étage du Grand-Hôtel, appartement qui a été précédemment occupé par : M. Thiers ; Le Maréchal de Mac-Mahon ; Le Grand Duc Serge ; La Princesse Mathilde ; La Princesse de Tour-et-Taxis.
    L'Impératrice se levait tous les jours à 4 heures et demie. A cinq heures, elle entrait dans son bain d'eau de mer chaude et quelques instants après, alors qu'elle était encore dans son bain, elle se faisait servir un litre de lait chaud qui venait d'être trait. Au sortir du bain elle se recouchait jusqu'à 7 heures, heure à laquelle elle se rendait à la chapelle Notre-Dame pour entendre ma messe. Au retour, vers 8 h. ½ elle se mettait à table. Son déjeuner se composait toujours de pièces froides, bœuf, mouton, gibier, fruits et gâteaux. Les viandes blanches sont proscrites de sa table et son unique boisson est du café préparé par une de ses femmes de chambre dans un appareil en argent. Parmi son personnel se trouve un pâtissier qui suit l'Impératrice dans tous ses voyages ; mais après avoir goûté les excellents produits de Foulon, le pâtissier-glacier arcachonnais bien connu, l'Impératrice n'a plus utilisé, pendant son séjour à Arcachon, les services de son pâtissier.       Elle faisait elle-même tous les jours sa commande de gâteaux et de glaces chez Foulon.
    Vers onze heures ou midi, elle sortait et faisait une promenade en ville quelquefois seule, le plus souvent accompagnée d'une dame d'honneur ou d'un aide de camp. Plusieurs magasins ont été visités par elle. Citons la librairie Delamare où elle a fait plusieurs achats, notamment celui de deux ou trois albums contenant des vues de la Ville et du Guide-d'Arcachon édité en 1888 par M. Talon propriétaire de l'Imprimerie Nouvelle.
   Sa promenade durait généralement jusqu'au moment du dîner qui avait lieu à trois heures et demie. Le menu était le même que celui de son déjeuner. Au sortir de table où elle mangeait toujours seule, elle quittait de nouveau ses appartements pour se promener à pied, et ne rentrait que vers sept heures, pour se coucher à neuf.
    Nous savons de bonne source que S. M. a été très satisfaite de son séjour à Arcachon ; elle a fait adresser ses éloges au concessionnaire de l'hôtel, M. Lubcké pour la parfaite organisation du service, et le Vatel de l'Établissement n'a pas été oublié. En partant, elle a fait espérer pour l'année prochaine une nouvelle visite qui sera probablement plus longue, l'itinéraire qu'elle s'est tracée ne lui ayant pas permis, en ce moment, de prolonger un séjour qui lui a été fort agréable.

 25 septembre 1898

    Maintes fois l'a-t-on vue se promener sur la plage, ou dans le parc du Casino ; la figure dissimulée sous une ombrelle, ou derrière un éventail ; suivie d'une seule dame de compagnie ; comme voilée dans un incognito, ennemi de tout apparat, uniquement empreint de grandeur et de tristesse.

4 novembre 1906 

    On se souvient qu'en 1890 l'Impératrice d'Autriche, atteinte déjà de la maladie de tristesse qui devait l'emporter, descendit au Grand Hôtel d'Arcachon avec une seule dame de compagnie. Elle voulait vivre dans le plus strict incognito. Sa promenade favorite était le matin dans le parc du Casino de la forêt Elle savait merveilleusement jouer de l'ombrelle pour se soustraire de près ou de loin au regard indiscret d'un promeneur, d'un photographe ou d'un journaliste. Au bout de quelques semaines de cette existence esseulée, elle retourna en Italie, le cœur chargé de son inguérissable chagrin.


Je lis par ailleurs dans un bulletin archéologique des années 50 que l'impératrice venait tous les matins entendre la messe à la basilique Notre-Dame d'Arcachon, dans une paroisse qui trouvait son origine dans le petit ermitage de Thomas Illyricus. D'autres têtes couronnées ne dédaignèrent pas de visiter la basilique: Napoléon III, l'Impératrice et leur suite l'avaient fréquentée, Alphonse XII, roi d'Espagne, vint s'y fiancer avec Marie-Christine d'Autriche. 

L'incognito au cours de ce voyage. Le Radical du 31 août 1890 se gausse des noms d'emprunt de Sissi au cours de ce voyage :

L'impératrice d'Autriche, qui a quitté Paris avant-hier, est à Bordeaux où elle est descendue à l'hôtel de France. À Paris on sait qu'elle se faisait appeler Mme Nicholson, à Bordeaux elle s'est fait, inscrire sous le nom de miss Simpson! Son aide de camp a aussi changé son état civil, il se fait appeler le baron Faiferick ! ! L'impératrice Elisabeth Nicholson-Simpson va, parait-il, à Arcachon. Espérons qu'elle prendra un troisième nom d'emprunt.

Ce fut le cas...

Grand merci au Dr Philippe Dieu de Bordeaux qui nous a mis sur la piste arcachonnaise. 

* Le Grand-Hôtel brûla en 1906 et ne fut pas reconstruit à l'identique. Son emplacement actuel répond aux adresses suivantes : 2, 7 place Carnot , 219-221 boulevard de la Plage , 42-44 boulevard Gounouilhou

Marstallmuseum Die Sattelkammer des Märchenkönigs — 9 Bilder / La sellerie du roi Louis II — 9 photos

Neu gestalteter Raum im Marstallmuseum /
Nouvelle présentation de la sellerie du roi Louis II au musée Marstall de Munich










Crédit photo © Luc-Henri Roger



samedi 5 juin 2021

St. Eustachius - Kapelle in Mittenwad / La chapelle de St Eustache à Mittenwald






Wer war St. Eustachius ?

Eustachius (griechisch Ευστάθιος Efstathios, latinisiert Eustathius, „der Standfeste“) ist ein frühchristlicher Märtyrer († um 118) und Heiliger.

Der Heilige und seine Familie sollen das Martyrium im Jahre 118 erlitten haben. Eustachius, der vor seiner Bekehrung Placidus genannt wurde, sei einst ein Heermeister einer Legion in Kleinasien unter dem Kaiser Trajan gewesen. Eines Tages begegnete ihm bei der Jagd ein Hirsch, der in seinem Geweih ein strahlenumwobenes Kruzifix trug. Vor Schreck fiel Placidus von seinem Pferd. Gleichzeitig hörte er die Stimme Christi, die sprach, er habe den Himmel und die Erde erschaffen. Er sei der Herr des Lichts und der Finsternis. Diese Erscheinung wiederholte sich mehrmals; auch Placidus Frau hörte die Stimme. Daraufhin ließ dieser sich mit seiner gesamten Familie taufen und erhielt dabei den Namen Eustachius.
(Quelle : Wikipedia)

Qui était saint Eustache ?

Eustache, Placidus de son vrai nom, général romain aimant chasser, converti au christianisme, prit le nom d’Eustache après avoir vu apparaître un crucifix entre les bois d’un cerf qu’il poursuivait. Après une vie d'épreuves qui lui fit donner le nom de Job de la loi nouvelle, il souffrit le martyre sous l'empereur Adrien, avec sa femme et ses enfants. Sa conversion au christianisme a beaucoup de rapport avec la conversion de Saint-Hubert ; l'un et l'autre étant à la châsse aperçurent une croix lumineuse entre les cornes d'un cerf. Il est cependant facile de distinguer ces deux saints; saint Eustache est eu guerrier et saint Hubert est en costume de chasseur. D'un autre côté, le cerf de saint Hubert n'a qu'une simple croix, tandis que celui de saint Eustache porte un crucifix.

Quand Munich défiait Bayreuth : les 125 ans du Théâtre du Prince Régent

Il y a 125 ans, les 20 et 21 août 1901, Munich inaugurait l’un de ses théâtres les plus emblématiques : le Prinzregententheater. Conçu comme...