mardi 15 juin 2021

dimanche 13 juin 2021

Siegfried Wagner with a companion — Une photographie peu connue du fils de Richard Wagner

Source de la photo : collections du Museum of Arts de Philadelphie

C'est un des petits bonheurs de la recherche : on cherche quelque chose et puis tout à coup on tombe sur quelque chose d'autre, de manière tout à fait inattendue. Pour l'anecdote en voilà l'histoire : je recherchais des photos ou des dessins représentant Mary Vetsera et suis tombé sur une photo la représentant dans une tenue que je ne lui avais jamais vue. Grâce au moteur de recherche de Google, j'ai pu localiser la provenance de la photo de la malheureuse héroïne du drame de Mayerling : elle fait partie des collections du Museum of Arts de Philadelphia.

Le site de ce musée propose une recherche en ligne dans ses collections. J'ai introduit mes sujets de prédilection : Mary Vetsera, Rodolphe de Habsbourg, ses parents l'impératrice et l'empereur  d'Autriche, Louis II de Bavière, les Wittelsbacher, Richard Wagner et sa famille, Siegfried Wagner et son épouse, la Bavière, Bayreuth. Et quelques trouvailles vinrent peupler comme par magie l'écran de mon ordinateur, dont cette photo de Siegfried Wagner with a companion que je n'avais jamais vue. Une recherche sur internet n'a pas donné de résultat pour la même photo.

J'ai alors contacté Monsieur Peter P. Pachl,  que je savais être l'un des plus éminents spécialistes de la vie et de l'oeuvre de Siegfried Wagner auquel il a consacré plusieurs ouvrages renommés, et lui ai communiqué la photographie et sa provenance. Mr Pachl m'a aussitôt répondu qu'il ne connaissait pas l'existence de cette photographie. Je lui demandai encore quelles autres photos de Siegfried Wagner with a companion lui sont connues. Il me signala les photos de Siegfried posant avec son beau-frère Henry Tode et celles de Siegfried en compagnie de son neveu préféré, Manfred Gravina, le fils aîné de sa demi-soeur Blandine et du comte Biagio Gravina.

Que nous apprend encore cette photo ? Elle provient des ateliers de Wilhelm Höffert, un photographe qui avait monté une entreprise avec plusieurs succursales (dans les années 1880, notamment à Dresde, Leipzig, Chemnitz, Berlin et Hambourg). J'ai retrouvé sur la toile des photographies de la maison Höffert représentant des interprètes des œuvres de Richard Wagner en costumes de scène, dont la chanteuse Rosa Sucher en Kundry, le grand rôle féminin du Parsifal qu'elle interpréta à Bayreuth en 1886 et 1888.  Sur son site, le musée de Philadelphie donne une datation imprécise de la photo, entre 1885 et 1895. Mais attendons l'avis de M. Peter P. Pachl qui pourra certainement préciser l'âge de Siegfried au moment de la prise de vue.

Rosa Sucher en Kundry à Bayreuth

Sur Siegfried Wagner, voir le site de l'Internationale Siegfried Wagner Gesellschaft ou la page facebook qui lui est consacrée.

Dernière minute

Le Dr Sven Friedrich, directeur du Musée et des Archives Richard Wagner à Bayreuth, a identifié le companion de Siegfried. Il s'agit de Henry Thode, le beau-frère de Siegfried. Le Dr Friedrich date la photo aux alentours de 1890. Henry Thode se maria en 1886 avec Daniela von Bülow, fille de Cosima Liszt, devenue en secondes noces Cosima Wagner.

135. Todestag Ludwigs II. von Bayern / 135e anniversaire de la mort du roi Louis II de Bavière

aus Der Floh, 20.06.1886

 

Rolf Raffé — Das Schicksal derer von Habsburg (Stummfilm — 1928)

 

Regie                        Rolf Raffé
Drehbuch                 Max Ferner
Kamera                    Marius Holdt
Fritz Spira                Kaiser Franz Joseph
Erna Morena            Kaiserin Elisabeth
Maly Delschaft        Kronprinzessin Stephanie
Alfons Fryland        Kronprinz Rudolf
Franz Kammauf      Bratfisch, sein Leibfiaker
Leni Riefenstahl      Mary Vetsera
Willi Hubert            Franz Ferdinand
Irene Kraus             Baronin Helene Vetsera
Ernst Recniczek      Philipp von Coburg
Carmen Cartellieri   Gräfin Larisch
Produktionsfirma     Essem-Film-Prod. GmbH (Berlin)
Dauer 76 Min.
Deutschland 1928

Eine moderne Filmkritik 

»Nach der, breitesten Raum einnehmenden, Schilderung der Tragödie von Mayerling streift der Film die Ermordung der Kaiserin Elisabeth, den Mord in Sarajewo, um mit dem Begräbnis Franz Josephs und der Flucht Kaiser Karls zu enden.«

So stellte man dem zeitgenössischen Kinopublikum in wenigen Worten den Inhalt des Streifens vor. Im Österreich der Zwischenkriegszeit wurde die filmische Wiederauferstehung der habsburgischen Vergangenheit immer wieder kontrovers diskutiert. Während auf der einen Seite »Verkitschung« und Beschönigung befürchtet wurde, stand auf der anderen die Sorge um einen »angemessenen Umgang « mit Monarchie, Regenten und anderen Persönlichkeiten des ehemaligen Kaiserlichen Hauses im Vordergrund. Da sich die Filmschaffenden der zwanziger Jahre besonders gerne der Mayerling- Tragödie zuzuwenden schienen, taten sich sowohl für Kitsch als auch für Kritik am Kaiserhaus besonders viele Möglichkeiten auf.

(Text: Filmarchiv Austria)


samedi 12 juin 2021

Joseph Cornell : Ludwig II. Box (untitled)

Bild © The Joseph and Robert Cornell Memorial Foundation /
Philadelphia Museum of Arts
ca. 1941-1952


Joseph Cornell (1903- † 1972 in new York) war ein US-amerikanischer Bildhauer, Maler und Experminetalerfilmer.

Als Künstler wurde Joseph Cornell vor allem durch seine Boxes berühmt, die er „constructions“ nannte: Assemblagen in Kästen, oft mit einer Glaswand versehen, in denen er poetische Sammlungen von Fotografien, Sternkarten, Kugeln oder viktorianischem Spielzeug nach eigener Symbolik verband. (Quelle: Wikipedia)

Während seiner gesamten künstlerischen Laufbahn sammelte Cornell eine Vielzahl von Dokumenten, Fotografien und Ephemera zu den von ihm bewunderten Personen in Dossiers. Dieses Beispiel, das dem König Ludwig II. von Bayern (1845-1886) gewidmet ist, enthält neben vielen anderen Dingen ein gebundenes Buch, einen Folianten mit fotografischen Reproduktionen, gläserne Miniaturschwäne, Glas- und Geschirrscherben mit Schwanendarstellungen und zwei Schwanenknochen - alles Relikte der Leidenschaft des Königs für diese legendären Vögel. (Übersetzung des Textes des Philadelphia Museum of Art)

On va enfin connaître le secret de Mayerling ! Un article à sensation de Paris-soir (4 avril 1937)



" On a retrouvé, en effet, à Brno le carnet secret de l'impératrice Elisabeth, princesse de la solitude. Et à ce carnet est jointe la lettre d'adieu de l'archiduc Rodolphe. (De notre envoyé spécial Léon Hermann)

VIENNE, 3 Avril (Par téléphone.)

Les membres de la famille de Habshourg actuellement à Vienne ont été avisés hier soir par la municipalité de la ville de Brno, ancienne capitale de la Moravie, qu'elle détenait un coffret contenant les secrets de la plus romanesque et de la plus mystérieuse des lmpératrices, Elisabeth d'Autriche, celle que Maurice Barrès avait appelé l’impératrice de la Solitude.

L'histoire de ce coffret dont l'existence vient d'être ainsi révélée est des plus curieuses.

Au fond d’un casier secret, dans un petit bureau de Boule, Elisabeth gardait un modeste carton qui contenait les lettres clandestines, les souvenirs charmants et terribles de sa vie errante et pathétique.

Le carnet secret

Elle avait exprimé le désir que le carton fut respecté après sa mort et ouvert seulement lorsque seraient éteints ses derniers descendants directs. L'empereur François-Joseph respecta cette volonté dernière : après l'assassinat de l'impératrice, il confia le trésor sacré au maréchal de la Cour, le prince de Liechtenstein.

Celui-ci veilla sur le dépôt de la morte, d'autant plus jalousement que François-Joseph lui avait révélé que parmi ces papiers se trouvait la lettre d'adieu adressée à sa mère par l'archiduc Rodolphe avant qu'il ne se tue à Mayerling, en même temps que Marie Vetsera, sa jeune maîtresse.

Lorsque le prince mourut à son tour, il enferma le carton qui tombait en morceaux dans un coffre-fort. Et il jeta la clé de ce coffre dans le Danube. Il chargea la municipalité de Brno, sa ville natale, de garder le coffret secret ! En 1950, l'Académie des Sciences à Vienne aura le droit d'ouvrir le coffret en présence d'une commission spécialement désignée et composée de sept personnes de confiance... mais nul, en dehors des fonctionnaires municipaux, me connaissait cette singulière histoire. 

[...] 

En 1950, on connaîtra la vérité sur Mayerling. Treize ans, c'est bien peu devant l'Histoire, c'est bien long pour nous. " (Lire l'article complet en fin de post.)

Pour en savoir plus sur les diverses versions du  drame de Mayerling

Rodolphe. Les textes de Mayerling.

Les diverses versions du drame de Mayerling sont présentées dans le recueil  Rodolphe. Les textes de Mayerling (BoD, 2020).

Voici le texte de présentation du recueil  (quatrième de couverture):

   Suicide, meurtre ou complot ? Depuis plus de 130 années, le drame de Mayerling fascine et enflamme les imaginations, et a fait couler beaucoup d'encre. C'est un peu de cette encre que nous avons orpaillée ici dans les fleuves de la mémoire : des textes pour la plupart oubliés qui présentent différentes interprétations d'une tragédie sur laquelle, malgré les annonces répétées d'une vérité historique définitive, continue de planer le doute.
   Comment s'est constituée la légende de Mayerling? Les points de vue et les arguments s'affrontent dans ces récits qui relèvent de différents genres littéraires : souvenirs de princesses appartenant au premier cercle impérial, dialogue politique, roman historique, roman d'espionnage, articles de presse, tous ces textes ont contribué à la constitution d'une des grandes énigmes de l'histoire.

Le recueil réunit des récits publiés entre 1889 et 1932 sur le drame de Mayerling, dont voici les dates et les auteurs :

1889 Les articles du Figaro
1899 Princesse Odescalchi
1900 Arthur Savaète
1902 Adolphe Aderer
1905 Henri de Weindel
1910 Jean de Bonnefon
1916 Augustin Marguillier
1917 Henry Ferrare
1921 Princesse Louise de Belgique
1922 Dr Augustin Cabanès
1930 Gabriel Bernard
1932 Princesse Nora Fugger

Le dernier récit, celui de la princesse Fugger, amie de la soeur de Mary Vetsera, est pour la première fois publié en traduction française. Il n'était jusqu'ici accessible qu'en allemand et en traduction anglaise.

Luc-Henri Roger, Rodolphe. Les textes de Mayerling, BoD, 2020. En version papier ou ebook.

Commande en ligne chez l'éditeur, sur des sites comme la Fnac, le Furet du nord, Decitre, AmazonHugendubel, etc. ou via votre libraire (ISBN 978-2-322-24137-8). 




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