dimanche 5 septembre 2021

Le mariage de Sissi et de François-Joseph dans le journal bruxellois Le Petit Bleu (11 septembre 1898)


Le 11 septembre 1898, le quotidien bruxellois Le Petit Bleu du matin consacrait comme tant d'autres quotidiens sa une à l'assasinat de l'impératrice Elisabeth d'Autriche, évoquant aussi les étapes importantes de son parcours d'existence. C'est ainsi qu'il relate le coup de foudre qui frappa François-Joseph lorsqu'il rencontra la future impératrice à Bad Ischl, avec l'anecdote de la confidence qu'il fit le lendemain au comte O'Donnel, qui m'était inconnue.

Le dessin qui représente le mariage de François-Joseph et de Sissi n'est sans doute pas ressemblant, mais il a quelque chose de tendre et de touchant qui m'a donné l'envie de vous le partager.

Qu'en pensez-vous ?






samedi 4 septembre 2021

Le duc Pie-Auguste en Bavière, le grand-père paternel misanthrope bayreuthois de Sissi

Le duc Pie Auguste en Bavière, une portrait par Hauber en 1800
Historischses Museum Bamberg


Amélie Louise d'Arenberg
duchesse en Bavière
peinte par Nils (Niclas) Hagelberg 

Pie Auguste en Bavière

    Pie Auguste de Wittelsbach, duc en Bavière, (en allemand Pius August von Wittelsbach, Herzog in Bayern, 1786-1837),  est le fils de Guillaume, premier duc en Bavière, et de Marie Anne de Palatinat-Deux-Ponts-Birkenfeld (Pfalz-Zweibrücken-Birkenfeld) sœur du roi Maximilien Ier de Bavière.
    Il épousa en 1807 la princesse Amélie-Louise d'Arenberg (1789-1823). De cette union naquit : Maximilien dit Max, duc en Bavière (1808-1888) épouse en 1828 Ludovica de Bavière (1809-1892). 
    Il devint duc en Bavière à la mort de son père mais le suivit peu après dans la tombe : il mourut à Bayreuth à l'âge de 51 ans, Sans doute marqué par l'abaissement des princes allemands devant la cour parvenue de Napoléon, — sa cousine Augusta-Amélie de Bavière épousa en 1806, le fils adoptif de Napoléon,  et sa propre sœur épousa un maréchal d'empire en 1809, — il devint misanthrope et persifleur, et mourut comme il avait vécu, dans une grande solitude le 3 août 1837 dans le Neues Schloss de la Ludwigstrasse à Bayreuth.
    La même année, à Noël, naquit une de ses nombreuses petites-filles, Sissi, que son grand-père paternel ne put connaître, étant décédé quatre bons mois avant sa naissance.

    Le duc Pie August, né à Landshut en 1786, avait passé sa jeunesse à Munich et à Düsseldorf. En 1807, il épouse la princesse Amalie Luise von Arenberg et le couple s'installe à Bamberg, l'ancienne principauté épiscopale devenue bavaroise par le traité de Lunéville, signé en 1801. Le traité avait attribué l'évêché de Bamberg à la maison de Bavière, entre autres pour compenser la perte du Palatinat. Bamberg avait été occupée par des troupes bavaroises en 1802.
    C'est dans la ville épiscopale que leur fils, le futur duc Max de Bavière, le père de Sisi, est né en 1808. Le mariage n'a pas été heureux. Pie August et Amalie Luise ont rapidement vécu séparément. Amélie Louise envoya Max, leur fils unique, à Munich près de son oncle le roi Maximilien Ier, en 1817.
    Pie Auguste, qui est major général royal bavarois et propriétaire du régiment d'infanterie n° 8, s'est installé à Bayreuth en novembre 1819 et y a vécu jusqu'à sa mort en 1837, à l'exception d'une brève interruption lorsqu'il a séjourné pendant quelques semaines au palais de plaisance de Triesdorf, près d'Ansbach. 

Neues Schloss de Bayreuth (photo Luc-Henri Roger)

    En hiver, il vivait dans le nouveau palais (Neues Schloss) de Bayreuth et, pendant les mois les plus chauds dans l'ancien palais de l'Ermitage, qu'il appréciait particulièrement.  Il y occupait les ailes avant du Vieux Palais (Altes Schloss), tandis que ses serviteurs étaient logés dans les petites pièces des deux ailes longitudinales. L'Ermitage qui avait été inhabité pendant une longue période, avait naturellement dû être meublé à neuf. La grande salle de marbre était comme salle à manger et salle de réception et de jeu. Le mobilier baroque avait été remplacé par des meubles de style Biedermeier, plus confortables, et l'habillage des murs avait été modernisé. Il avait fait graver son monogramme au-dessus d'une cour d'entrée du palais.
    Le duc vivait une vie sans apparat dans l'Ermitage solitaire. Il aimait se promener dans le parc et avait fait construire une maison d'ermite recouverte d'écorce d'arbre agrémentée d' un jardin et d'une source artificielle entre le palais et le théâtre romain. À Bayreuth, on le surnomma bientôt le "Klausner Pius" (Pius le reclus ou Pius l'ermite). 
    Bayreuth était une étape populaire sur la grande voie de circulation qui reliait le nord de l'Allemagne à Munich via Ratisbonne (Regensburg) ou Nuremberg. Comme la maison royale de Bavière avait de multiples liens familiaux avec les maisons princières d'Allemagne centrale les visites de parenté étaient fréquentes à l'époque.
    L'ermite de Bayreuth accueillit aussi à l'Ermitage d'éminents membres de sa famille : le roi Maximilien Ier a séjourné à l'Ermitage en 1821, son fils le roi Louis Ier y passa quelques jours en compagnie de son épouse Theresie du 21 au 23 juillet 1830. Le 22 août 1835, le roi Othon de Grèce et son épouse Amalie étaient de passage et décoré le duc Pie de l'ordre grec du Rédempteur.
    Pius Auguste, considéré comme un violent misanthrope dans sa jeunesse (il avait provoqué des rixes suite à ses accès de colère et avait battu plusieurs personnes comme plâtre), était très populaire à Bayreuth. Ainsi, le 30 juin 1835, par exemple, à l'occasion du 25e anniversaire du rattachement de Bayreuth au royaume de Bavière, il ordonna que 200 florins soient distribués aux nécessiteux de la ville. 
    Le duc Pie August meurt le 3 août 1837 au Nouveau Palais après une courte maladie. Il a été enterré dans la crypte du palais ducal de Banz le 8 août 1837. Son cercueil y est resté jusqu'en 1883, avant d'être transféré dans la crypte du château de Tegernsee, où il repose depuis lors.


Pie Auguste Duc en Bavière. Lithographie par S. H. Jarwart.


Sources diverses, dont un article de M. Stephan Müller, historien et journaliste bayreuthois, pour  le Bayreuther Tagblatt. Voir l'article original en allemand : Kaiserin Sisi – Ihr Großvater war ein Bayreuther.



jeudi 2 septembre 2021

Le lion, les aigles et la licorne, un roman de Jacques Legray

 


L'auteur

Jacques Leguèbe (1909-1986), aussi connu sous le pseudonyme de Jacques Legray, est un écrivain, diplomate et reporter français. 

mercredi 1 septembre 2021

Caricature : Wagner, l'eau et l'or du Rhin / Karikatur: Wagner, Wasser und Rheingold

 

[FR] Source :  Bisher unveröffentlichte Richard-Wagner-Karikaturen, Bayreuth, Emil Mühl, 1976. Un ouvrage publié à l'occasion du 100e anniversaire du festival de Bayreuth en 1976. Les carictatures proviennent de la collection de Maximilian Kojetinsky qui les attribue à Ernst Juch (1838-1909) ou aux frères Gustav (1836-1886) et Franz Xaver Gaul (1837-1906). De ces  trois artistes, c'est surtout Ernst Juch qui est connu pour ses caricatures.

Le caricaturiste a coiffé Wagner de son fameux bérêt mou.Le compositeur prend un bain de pieds dans les eaux du Rhin tout en considérant avec une moue terriblement désappointée la facture que lui  a adressé son blanchisseur.

Le thème de l'eau du Rhin nous rappelle que le prologue de la Tétralogie est le Rheingold (l'Or du Rhin) et que les filles du Rhin sont les premiers et derniers personnages du cycle des quatre opéras, apparaissant à la fois dans la scène d'ouverture du Rheingold et dans la scène finale de Götterdämmerung, lorsqu'elles émergent des eaux pour récupérer l'anneau des cendres de Brunnhilde. Les thèmes musicaux associés aux Filles du Rhin sont parmi les plus lyriques de la Tétralogie. La caricature rappelle aussi les problèmes d'argent (ou d'or si l'on préfère rester dans le thème) récurrents de Richard Wagner, qui, s'il souhaitait vivre dans un environnement sensuel et luxueux, n'était pas toujours prêt à honorer ses factures.

[DE] Quelle : Bisher unveröffentlichte Richard-Wagner-Karikaturen, Bayreuth, Emil Mühl, 1976. Herausgegeben im Jahr des 100jährigen Bestehens der Bayreuther Festspiele 1976. Maximilian Kojetinsky (aus dessen Besitz die Karikaturen waren) schreibt die Karikaturen Ernst Juch oder den Brüdern Gustav und Franz Gaul zu.

Das Thema des Rheinwassers erinnert uns daran, dass der Prolog der Tetralogie das Rheingold ist und dass die Rheinmädchen die ersten und letzten Figuren im Zyklus der vier Opern sind, die sowohl in der Eröffnungsszene des Rheingold als auch in der Schlussszene der Götterdämmerung auftauchen, wenn sie aus dem Wasser auftauchen, um den Ring aus Brünnhildes Asche zu holen. Die musikalischen Themen, die mit den Rheinmädchen verbunden sind, gehören zu den lyrischsten der Tetralogie. Die Karikatur erinnert auch an die immer wiederkehrenden Geldprobleme Richard Wagners, der zwar in einer sinnlichen und luxuriösen Umgebung leben wollte, aber nicht immer bereit war, seine Rechnungen zu bezahlen.

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Un livre sur le premier Rheingold

Créé à Munich le 22 septembre 1869 par ordre du roi Louis II de Bavière et contre la volonté de Richard Wagner, le premier Rheingold attira un grand nombre de wagnériens enthousiastes. Notre recueil présente les articles de la presse française qui rendent compte de la vie culturelle et sociale de la capitale bavaroise au moment des répétitions et de la création de l'Or du Rhin et du scandale qui éclata lors de la répétition générale du Prologue de l'Anneau du Nibelung et qui entraîna un cortège de démissions dont la conséquence fut le report de la première.

La plupart des textes de ce livre sont restés inédits, si ce n'est au moment de leur publication dans les journaux de l'époque. On lira tant les témoignages des ardents pèlerins du wagnérisme que furent Judith Gautier, Catulle Mendès, Villiers de l'Isle-Adam, Augusta Holmès ou Edouard Schuré que ceux des antiwagnériens comme Albert Wolff.

Au cours de leur voyage vers Munich, les époux Mendès et Villiers de l'Isle-Adam se rendirent à Tribschen sur les bords du lac des Quatre-Cantons pour y rencontrer le compositeur et sa compagne et firent, par voie de presse ou dans leur correspondance, le compte-rendu de leur voyage et de leur séjour auprès du Maître dans des textes hauts en couleurs. Le point de vue de Richard Wagner et de sa compagne Cosima von Bulow sur leurs visiteurs et sur les événements munichois nous est également parvenu grâce au Journal de Cosima et est également évoqué en ces pages. La correspondance de la comtesse Mouchanoff, mécène de Wagner et amie de Cosima, qui séjourna à Munich aux mois d'août et de septembre nous livre les réactions d'une grande dame aux événements de l'´été 1869.

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chez l'éditeur BoD
- Commande en librairie avec l' ISBN 9782322102327



 

mardi 31 août 2021

Wotan avec Hugin et Munin, Geri et Freki

 d'après une toile de Marie et Sophie Görlich 

Et comment s'appelle, dans la mythologie nordique le fabuleux à huit jambes d'Odin/Wotan, capable de se déplacer au-dessus de la mer comme dans les airs ?

mercredi 25 août 2021

Earthtime 1.26 — Munich — Installation von / de Janet Echelman — Odeonsplatz München












À l'occasion du salon IAA (Internationale Automobile Ausstellung)  MOBILITY 2021 organisé à Munich du 7 au 12 septembre 2021, Mercedes-Benz a transformé la place de l'Odéon de Munich en un espace artistique vivant avec une sculpture flottante créée à partir de fibres recyclables. L'œuvre d'art monumentale de 24 mètres sur 21 "Earthtime 1.26 Munich" de l'artiste américaine Janet Echelman se transforme en permanence sous l'effet des forces de la nature et symbolise ainsi la dynamique de notre écosystème. Avec ce message durable, il correspond à l'idée centrale du nouveau concept IAA et à l'attitude entrepreneuriale de Mercedes-Benz. Cette sculpture multicolore marque le début de la participation de Mercedes-Benz au salon IAA MOBILITY, qui se tient pour la première fois à Munich. Pendant les jours du salon,  il planera au-dessus de l'espace d'exposition  de la marque de voitures de luxe sur l'Odeonsplatz. Il s'agit de solutions durables pour l'avenir de la mobilité. L'installation artistique sera exposée jusqu'au début du mois d'octobre. Elle est particulièrement impressionnante la nuit.

mardi 24 août 2021

Modell für ein Denkmal König Ludwig II. / Modèle pour un monument à Louis II



Eduard Beyrer, München / Munich, 1912
Lindenholz /Tilleul 
Kaiserin Elisabeth Museum — Pöcking

Aktuell zu sehen in der Bayerischen Landesausstellung 2021: Götterdämmerung II - Die letzten Monarchen. / À voir actuellement à l'exposition de Ratisbonne.

Lesen Sie mehr / pour en savoir plus : Bayerische Landesausstellung 2021


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[DE]

Hedwig Brand (Courths-Mahler) 
König Ludwig und sein Schützling
ISBN-13: 9783753464282
Books on Demand

oder bei Hugendubel, Amazon.de usw.

Hedwig Courths-Mahler veröffentlicht ihren romantischen historischen Roman "König Ludwig und sein Schützling" unter dem Pseudonym Hedwig Brand. Das Buch erschien 1911 bei Richard Hermann Dietrich in Dresden, am 25. Jahrestag des tragischen Todes des Königs, der sich am 13. Juni 1886 im Starnberger See ereignete. Der Schützling des Königs ist das Kind eines Försterehepaares, das in einem Wald bei Schloss Hohenschwangau lebte. Der König freundet sich bei einer zufälligen Begegnung mit dem Mädchen an und will ihr die bestmögliche Ausbildung zukommen lassen. Das kleine Mädchen, Walpurga Malwinger, genannt Burgerl, war musikalisch und gesanglich begabt und der König förderte ihre musikalische Ausbildung. Das Kind wuchs zu einer schönen jungen Dame heran. Eines Tages hörte Richard Wagner sie singen und geriet sofort in den Bann ihrer wunderbaren Stimme.
Ein Buch, das Freunde von Ludwig II. und Richard Wagner begeistern dürfte.

[FR]

Hedwig Brand (Courths-Mahler) 
La pupille du roi Louis II de Bavière

C'est en 1911 que Hedwig Courths-Mahler publia son roman sentimental historique König Ludwig und sein Schützling (« La pupille du roi Louis II de Bavière ») sous le pseudonyme d'Hedwig Brand. 110 ans après sa publication ce roman wagnérien est enfin traduit en français.


La protégée du roi est l'enfant d'un couple de forestiers vivant au coeur d'une forêt proche du château de Hohenschwangau. Au hasard d'une rencontre, le roi se lie d'amitié avec la petite fille au point de vouloir lui assurer la meilleure des formations scolaires possible. La petite fille, Walpurga Malwinger, dite Burgerl, est douée pour la musique et le chant et le roi favorise sa formation musicale. L'enfant grandit et devient une ravissante jeune fille. Un jour le hasard veut que Richard Wagner l'entende chanter et tombe immédiatement sous le charme de sa voix merveilleuse...

Un conte initiatique qui devrait ravir les amis de Louis II et de Richard Wagner.

Pour lire un extrait et/ou commander le livre

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