[DE] Der Kalvarienberg von Füssen ist ein Kalvarienberg und Kreuzweg in Füssen, der im 19. Jahrhundert entstand. Er hat eine Höhe von 953 m. Der Aufstieg mit ungefähr 150 m Höhenunterschied beginnt an der Frauenkirche am Berg. Der Kalvarienberg wurde von 1837 bis 1842 auf dem Hutlerberg errichtet, einem Hügel gegenüber der Altstadt auf der südlichen Seite des Lechs, und bis um 1900 erweitert.
König Ludwig II. beteiligte sich öfters an den Karfreitagsprozessionen auf den Berg. Am letzten Karfreitag wenige Wochen vor seiner Entmündigung und seinem Tod stieg Ludwig alleine auf den Kalvarienberg und betete an seinen Stationen. Siehe Des "Kinis" letzte Ostern. (Quelle : Wikipedia)
Dazu wäre zu bemerken, dass aus der Zeit von König Ludwig II. nur die in den 1840er- und 1850er-Jahren entstandenen Kapellenbauten erhalten sind, während deren Ausstattung und auch der sonstige skulpturale Anteil des Kalvarienbergs dem Zeitraum von ca. 1900 bis zur Gegenwart angehört, also z. B. auch die Gemälde in den Stationen und Kapellen. (Danke an Ingo Seufert für diesen Kommentar).
[FR] Le Calvaire de Füssen est un calvaire et un chemin de croix à Füssen, qui a été construit au XIXe siècle. Il a une altitude de 953 m. L'ascension avec environ 150 m de dénivelé commence à la Frauenkirche am Berg.
Le calvaire a été construit de 1837 à 1842 sur le Hutlerberg, une colline située en face de la vieille ville sur le côté sud de la rivière Lech, et s'est prolongée jusqu'aux environs de 1900.
Le roi Louis II participait souvent aux processions du Vendredi saint sur la colline. Le dernier Vendredi saint, quelques semaines avant sa mort, Louis II gravit seul le Calvaire et pria à ses stations.
Ce samedi 11 juin a eu lieu la séance inaugurale du Festival Richard Strauss 2016 dans la salle du Congrès de Garmisch Partenkirchen. C´est au cours de cette séance d´ouverture qu´Edita Gruberova, une des plus grandes chanteuses straussiennes que le monde ait connu à ce jour, s´est vu remettre la médaille Richard Strauss des mains de la Directrice du festival, la Kammersängerin Brigitte Fassbaender.
L´ouverture du Festival Richard Strauss est l´un des événements mondains de la célèbre station de montagne, qui, comme chaque année se voyait honoré de la présence de son Altesse Royale le Duc Franz von Bayern et du Ministre bavarois le Dr Ludwig Spaenle, Ministre de l´Education, de la Science et de la Culture, ainsi que du petit-fils et de l´arrière-petit-fils du compositeur, et de nombreuses personnalités politiques.
Après les discours de la Bourgmestre du Markt Garmisch-Partenkirchen, du Ministre et de la Directrice du Festival, l´ensemble de vents de la Haute Ecole de Théâtre et de Musique placé sous la direction d´Ulrich Nicolai, entama la Suite en si bémol majeur pour 13 instruments à vent, Op. 4, de Richard Strauss. C´est dans l´écrin de la musique de Strauss, juste après le deuxième mouvement, que la Kammersängerin Brigitte Fassbaender remit la médaille Richard Strauss à une Edita Gruberova rayonnante. Ce fut un privilège et un moment de grande émotion de pouvoir assister à la remise de la médaille. Partenaires de scène, les deux cantatrices sont également amies. La Directrice du Festival rappela qu´"Editissima" reste à ce jour la plus grande Zerbinetta qu´on ait jamais pu entendre sur scène. C´est sous la direction de Karl Böhm que la prima donna assolutissima chanta le rôle de Zerbinetta dans Ariadne auf Naxos pour la première fois à l´Opera de Vienne, et cette prise de rôle la fit aussitôt entrer dans la cour des plus grandes. Par la suite elle interpréta plus de 300 fois sur toutes les grandes scènes de la planète ce grand air qui représente le plus grand des défis pour une soprano colorature. On a pu regretter que Richard Strauss n´ait pas pu entendre la Zerbinetta d´Edita Gruberova, tant il semble que cet air, l´un des plus difficiles du répertoire, ait été écrit à son intention. D´ailleurs Edita Gruberova se dit avec un clin d´oeil convaincue que Strauss l´a écrit pour elle. Gruberova est Zerbinetta et Zerbinetta est Gruberova! C´est dire combien la grande cantatrice s´est montrée extrêmement touchée de la distinction qui l´honore aujourd´hui. Lors de ses remerciements à Brigitte Fassbaender, Edita Gruberova rappela que la Kammersängerin fut quant à elle acclamée comme le meilleur Octavian du Rosenkavalier. L´assistance fit crépiter de longs applaudissements et réserva à Edita Gruberova une standing ovation.
Cette semaine Edita Gruberova donnera les premières master classes de sa carrière, un aspect du métier qu´elle s´était refusé d´aborder jusqu´ici et dont on doit la réalisation à la persévérance et à l´insistance de Brigitte Fassbaender. Les chanteuses et les chanteurs qui auront l´occasion pendant trois jours de travailler avec Edita Gruberova se rendent certes compte de la chance incroyable que leur sélection représente. Ces classes constituent cette année parmi les moments les plus exaltants du Festival Richard Strauss.
Pour plus d´informations sur le Festival Richard Strauss 2016, cliquer ici.
Après avoir honoré hier après-midi la grande chanteuse slovaque, le Festival Richard Strauss continue de vibrer d´enthousiasme pour Edita Gruberova que recevait aujourd´hui Brigitte Fassbaender pour une conversation d´artistes très décontractée, au coeur à coeur. Brigitte Fassbaender menait la conversation organisée comme une rétrospective des hauts faits de la carrière de la Kammersängerin Gruberova, habilement ponctuée d´anecdotes souriantes ou insolites. La réputation des deux artistes a attiré un public nombreux, relevé par la présence de son Altesse royale le Duc Franz von Bayern.
Avant l´entrée en scène des deux grandes dames de la chanson, on écouta un extrait du grand air de la folie de Lucia di Lammermoor, un exemple accompli de la technique parfaite et de la maîtrise absolue du suraigu caractéristiques de la prima donna assolutissima. Edita Gruberova évoqua d´entrée de jeu la grande difficulté du chant accompagné de l´harmonica de verre. La conversation se noua ensuite sur l´art du jardinage, une des passions d´Edita, experte en rosiers qu´elle protège par des lavandes. Elle porta ensuite sur les langues pratiquées par la chanteuse qui grandit dans un milieu polyglotte où le hongrois cheminait de concert avec le slovaque et l´allemand, langues auxquelles vinrent s´ajouter l´italien et l´anglais. C´est le pasteur du temple de son enfance qui découvrit son talent de chanteuse, alors qu´elle participait à la chorale. Pourtant la carrière de chanteuse ne lui fut pas tout de suite évidente. Souvent malade, mal soignée par la médecine du régime socialo-communiste, elle avait un moment pensé devenir infirmière. Ce même régime imposait un examen médical pour permettre l´entrée du conservatoire, examen qu´elle passa de justesse. A l´issue du conservatoire de Bratislava, elle chanta sa première Rosina. A 22 ans, on lui offre de chanter Violetta à Banská Bystrica, sans doute était-ce fort tôt pour le rôle, mais l´orchestre ne comportait que six violons...Elle chantera ensuite les quatre rôles des Contes d´Hoffmann dans la même ville.
Edita continue d´évoquer sa carrière avec son arrivée à Vienne en 1970, où elle passe une audition en chantant les deux grands airs de la Reine de la Nuit. L´Opéra de Vienne retient sa candidature et lui confie des petits rôles tels celui de la Modiste dans Rosenkavalier, de Barbarina ou de Kate Pinkerton. Après Rosina et Violetta les rôles secondaires ont de quoi décevoir, mais il est vrai que le grand orchestre de l´Opéra de Vienne a une autre dimension que celle des 6 violons de Banská Bystrica. Elle travaille d´arrache-pied jusqu´au moment clé de sa carrière: la rencontre avec Karl Böhm qui l´auditionne et lancera sa carrière dans le rôle de Zerbinetta, un rôle qu´elle préparera avec un nouveau professeur de chant, Ruthilde Bösch. Edita Gruberova évoque le travail avec le maestro qui la présentera un jour comme " son troisième enfant". Durant toutes ces années viennoises elle travaille avec acharnement sa maîtrise de la technique.
Brigitte Fassbaender saisit l´occasion de cette évocation de la technique parfaite d´Edita Gruberova pour insister sur l´obligation de transmission des compétences acquises aux plus jeunes. On ne peut arriver à un tel degré de perfection artistique sans en communiquer les arcanes aux nouvelles générations. C´est pour cette raison que la directrice du festival a tant insisté pour qu´Edita fasse les masterclasses.
La conversation s´oriente ensuite vers des anecdotes plus amusantes. Brigitte Fassbaender demande à son amie de nous dévoiler le secret de la petite pochette qu´elle emporte partout avec elle. Edita joue les coquettes, un secret doit rester secret...Mais elle finit par nous dévoiler que ce que son amie prend pour un talisman est en fait l´indispensable tube de rouge à lèvres, qui se perd trop fcilement dans un sac de dame. Puis les deux artistes évoquent les tournées japonaises du Wiener Staatsoper et d´Edita Gruberova qui ont débuté en 1980 avec le rôle de Konstanze. Il est prévu que la cantatrice y retourne cette année au mois d´octobre pour y chanter Norma et donner des soirées d´arias et de Lieder, son quinzième séjour nippon, tout comme en 2017 à la même époque. Elle raconte de manière touchante comment elle fut reçue à Tokyo au palais impérial en audience privée par l´Impératrice qui l´invita à chanter l´Ave Maria de Schubert et qui, en toute simplicité, l´accompagna elle-même au piano, faisant preuve d´un jeu de qualité. Un petit homme s´introduisit dans la pièce et demanda humblement à l´Impératrice s´il pouvait assister au concert. Ce n´était autre que L´Empereur du Japon! Après cet intermède musical, Edita découvrit que les gens de la Cour s´étaient massés dans le corridor pour l´entendre chanter. Le couple impérial reconduisit la chanteuse à l´entrée du pavillon et la salua gentiment de la main tandis que la voiture s´éloignait. Charmante anecdote!
On nous projette ensuite un extrait du film Hänsel und Gretel d´August Everding qui avait filmé l´opéra d´Humperdinck en 1981 avec Brigitte Fassbaender dans le rôle de Hänsel et Edita Gruberova en Gretel. C´est d´ailleurs la seule fois qu´Editissima a chanté le rôle. L´extrait au comique inénarrable est celui du "Brüderchen komm dans mit mir!" (Voir l´extrait en fin d´article). Moments aussi émouvants que comiques tant pour les deux chanteuses que pour le public! Les chanteuses se sont aussi rappelé les moments éprouvants du tournage, les levers à cinq heures du matin pour commencer à tourner dès sept heures, ou la blessure qu´Edita s´était faite à l´épaule.
La conversation d´artistes se termine sur l´évocation du grand air de Zerbinetta par Edita Gruberova dont on nous fait voir en clôture la version tournée en 1978 sous la direction de Karl Böhm ( 2ème extrait en fin d´article).
Les deux Kammersängerinnen salueront alors un public totalement envoûté qui les remercia d´une standing ovation.