mercredi 13 avril 2022

Achilleion — Das Denkmal für Erzherzog Rudolf / Le monument commémoratif de l'archiduc Rodolphe / The monument to Archduke Rudolf

 

[FR ] Ce monument en l'honneur de l'archiduc Rodolphe avait été commandé par l'Impératrice Elisabeth au sculpteur Antonio Chiattone (1856- 1904). Elle le fit installer dans le parc de son palais de l'Achilleion à Corfou. Le monument fut transporté à Mayerling en 1898, puis en 1935 dans les jardins de l'hôpital de la fondation Rudolfus. Il fut endommagé au cours des bombardements de 1945. Le médaillon se trouve aujourd'hui sur le mur d'une maison du 15 de la Wiener Straße à Laxenburg, la ville de naissance de l'archiduc.

[DE] Kaiserin Elisabeth ließ am 22. April 1895 ein von Antonio Chiattone (1856- 1904) gemeißeltes Denkmal im 1888-1891 erbauten Achilleion in Korfu aufstellen (zweiteiliger Sockel, Würfelform. Corpus mit halbplastischer Medaillonbüste, darüber sitzender geflügelter Genius mit aufgestützter Trompete, abgebrochene kannelierte Säule). 1898 kam das Denkmal nach Mayerling (Niederösterreich) und 1935 in den Garten der Krankenanstalt Rudolfstiftung, wo es 1945 durch Bomben beschädigt wurde (die Reste kamen 1962 ins Bezirksmuseum Landstraße, von dort jedoch 1979 nach Laxenburg, Wiener Straße 17: Bildnismedaillon an der Hausmauer.

[EN] This monument to Archduke Rudolf was commissioned by Empress Elisabeth from the sculptor Antonio Chiattone (1856-1904). She had it installed in the park of her Achilleion Palace in Corfu. The monument was moved to Mayerling in 1898, and in 1935 to the gardens of the Rudolfus Foundation hospital. It was damaged during the bombing in 1945. Today, the medallion is on the wall of a house at 15 Wiener Straße in Laxenburg, the town where the Archduke was born.

Le médaillon de Laxenburg

Rodolphe. Les textes de Mayerling

Les diverses versions du drame de Mayerling sont présentées dans le recueil  Rodolphe. Les textes de Mayerling (BoD, 2020).

Texte de présentation (quatrième de couverture):

   Suicide, meurtre ou complot ? Depuis plus de 130 années, le drame de Mayerling fascine et enflamme les imaginations, et a fait couler beaucoup d'encre. C'est un peu de cette encre que nous avons orpaillée ici dans les fleuves de la mémoire : des textes pour la plupart oubliés qui présentent différentes interprétations d'une tragédie sur laquelle, malgré les annonces répétées d'une vérité historique définitive, continue de planer le doute.
   Comment s'est constituée la légende de Mayerling? Les points de vue et les arguments s'affrontent dans ces récits qui relèvent de différents genres littéraires : souvenirs de princesses appartenant au premier cercle impérial, dialogue politique, roman historique, roman d'espionnage, articles de presse, tous ces textes ont contribué à la constitution d'une des grandes énigmes de l'histoire.

Le recueil réunit des récits publiés entre 1889 et 1932 sur le drame de Mayerling, dont voici les dates et les auteurs :

1889 Les articles du Figaro
1899 Princesse Odescalchi
1900 Arthur Savaète
1902 Adolphe Aderer
1905 Henri de Weindel
1910 Jean de Bonnefon
1916 Augustin Marguillier
1917 Henry Ferrare
1921 Princesse Louise de Belgique
1922 Dr Augustin Cabanès
1930 Gabriel Bernard
1932 Princesse Nora Fugger

Le dernier récit, celui de la princesse Fugger, amie de la soeur de Mary Vetsera, est pour la première fois publié en traduction française. Il n'était jusqu'ici accessible qu'en allemand et en traduction anglaise.

Luc-Henri Roger, Rodolphe. Les textes de Mayerling, BoD, 2020. En version papier ou ebook.

Commande en ligne chez l'éditeur, sur des sites comme la Fnac, le Furet du nord, Decitre, Amazon, Hugendubel, etc. ou via votre libraire (ISBN 978-2-322-24137-8).
In Italia via Amazon.it


Les majoliques du jardin botanique à Munich - 12 photos — Die Majoliken im Botanischen Garten München - 12 Bilder







Hebe


Ganymede







Josef Wackerle fecit (Garmisch 1880-1959)



  

mardi 12 avril 2022

Corfu's Achilleion 1910 — Kaiser to unveil statue of Achilles — A satirical article in The Washington herald.

 The Washington herald, February 27, 1910.


Kaiser to Unveil Statue of Achilles

WILHELM, the war lord, the German kaiser, is nothing if not consistent. The aggressive emperor, who at this moment has a fighting force of 400000 men ready for mobilization in case of necessity, who never has been seen by any of his soldiers with the top button of his coat unbuttoned and never will be seen so, has a strong inclination toward preserving the poetic verities.
Just now the emperor is building for himself a new castle [Error. The castle was not build by Wilhelm but by Sissi. Ed.] on the historic and picturesque island of Corfu, in the Mediterraneny. The largest and most northerly of the Ionian islands Corfu is a Greek island, with Greek traditions of the past and Greek actualities of today. For his pleasure palace,  quite appropriatety, Emperor Willlam has chosen the name “Achilleion.” [Error. Sissi did choose the name. Ed.] Greeky enough to need no identification tag. Derived, of course, from Achilles, hero of Homer's “Iliad.” This name naturally calls for a memorial of its namesake, so Emperor William has commissioned Professor Goets, eminent sculptor, to create a heroic statue of Achilles. Professor Goets has finished his work, and in a short time the emperor personally will unveil the statue.
This work of modern art is nearly twenty-one feet high and will stand upon a marble plinth at Achilleion about thirteen feet high.The helmet, shield and lance of the Homeric warrior are richly gilded, so that they may be seen from a long distance.
It seems eminentty meet that Emperor Willlam should select Achilles for this distinction. Achiltes is in litterature the supreme type of glorious youth, and the emperor of Germany always has apotheosized the vigorous, virile fighting young man. But there is  another point of excellence inhering in Achilles which no doubt sugested itself even more strongly to the kaiser.
Readers of Homer and other ancient writers will recall that the sea goddess Thetis, mother of Achilles dipped the infant in the river Styx, thus rendering his person invulnerable to the shafts of his enemies. But in the dipping process it was necessary for Mother Thetis to held the baby by one of his heels, and the spot covered by the maternal hand had not receive the Stygian dye of invulnerability, Consequently after glorious battles in the Trojan and other ware unscathed Achilles dually received his death wound at the hands of Apollo and Paris, the fatal thrust being delivered through that vulnerable heal.
Emperor William believes his empire, with its tremendous army and its strong navy, is invulnerable but as a wise monarch he must admit to himself at times that perhaps one small heal spot may not be stamped with the Stygian guarantee. As hinted hereinbefore, the kaiser stands for the poetic verities, so these facts may explain his selection of Achilles, the all but immortal youth to stand upon a Corfu height and flash defiance from his shining lance to the four quarters of Europe. 
ROBERT DONNELL.

lundi 11 avril 2022

Erreur journalistique en 1896 : L'entrée du yacht impérial Miramare dans le port de Corfou — Einfarht der kaiserlichen Yacht Miramare in Korfu



L'hebdomadaire a trouvé une belle photo, mais ce trois-mâts ne me semble pas être le Miramar. Cette image publiée en 1896 par l'hebdomadaire Wiener Bilder qui la donne pour l'entrée du "Miramare" dans le port de Corfou est en fait une erreur journalistique. Madame Michela d'Adamo nous signale qu'il s'agit de l'entrée d'un navire dans le port de Tarente. On reconnaît à droite le Castello aragonese de Tarente. Merci Madame !

Die Wochenzeitung hat ein schönes Foto gefunden, aber dieser Dreimaster scheint mir nicht die Yacht Miramar zu sein.



samedi 9 avril 2022

Passionsfiguren in St. Peter & Paul Mittenwald — 14 Bilder / Les santons de la Passion à l'église St Pierre et Paul de Mittenwald — 14 photos

[DE] Bald ist Ostern. Die Kirche St. Peter und Paul in Mittenwald stellt ihre Passionsfiguren in der Kapelle rechts vom Querschiff aus.

[FR] Bientôt Pâques. L'église Saint Pierre et Paul de Mittenwald expose ses santons de la Passion dans la chapelle à la droite du transept.

Ölberg / Au mont des Oliviers







Sur le Golgotha








Au tombeau



vendredi 8 avril 2022

Sissi à Madère en 1860 — La quinta Vigia — Cinq illustrations

Quinta Vigia 1890
Intérieur — Photographie de Joaquim Augusto de Sousa (1853-1904)

L'ancienne quinta Vigia a été construite au début des années 1840 par le marchand britannique Richard Davies. Elle fut louée à l'impératrice Elisabeth d'Autriche du 29 novembre 1860 au 28 avril 1861. Sissi est ensuite revenue à Madère entre le 23 décembre 1893 et le 4 ou le 18 février 1894, mais en séjournant au Reid's Palace Hotel.

Voici une traduction de la description de la vigia dans le guide Madeira, Its Scenery, and how to See it (Stanford, 1882)

La "Vigia", construite et aménagée par M. Richard Davies, est une belle résidence, entièrement meublée, située sur les falaises surplombant le rocher Loo, au milieu d'un beau jardin. L'actuelle impératrice d'Autriche y a passé l'hiver de 1860. La maison est grande, confortable et pittoresque. Les trois salles de réception du rez-de-chaussée s'ouvrent sur une véranda dont les piliers en treillis sont couverts de lianes exotiques d'une grande beauté, qui poussent et fleurissent avec une abondante luxuriance - l'Allamanda Schottii, avec ses grandes cloches dorées ; le Rhyncospermum jasminoides, avec son nuage exquis de fleurs étoilées blanches semblables à des fées, le Combritum pourpre aux riches teintes, le Tecoma jasminoides, les magnifiques Bougainvilliers et d'innombrables autres. Les chambres à coucher sont nombreuses, grandes et très confortablement meublées. Une salle de billard se trouve  dans le jardin et un grand mirante sur la falaise offre une vue magnifique sur toute la baie, le Brazen Head et les Desertas. L'Araucaria excelsa, planté pour la première fois à Vigia, a été introduit par M. William F. M. Copeland. Ce palmier et un palmier-chou ont atteint une grande taille en quelques années seulement. Ce jardin regorge d'arbres et de plantes de tous les climats.

Dans un article intitulé Elisabeth d'Autriche. Étude historique et psychiatrique publié dans le journal de psychiatrie appliquée L'Hygiène mentale (4 avril 1934), le Dr Folly d'Auxerre décrit le premier séjour de l'impératrice à Madère de la manière suivante :

[...] De nouveaux nuages s'amoncellent sur la maison de Hasbourg. C'est la guerre d'Italie qui éclate, suivie des défaites de Magenta et de Solférino. François-Joseph perd la Lombardie, la plus riche de ses provinces. Il est accablé par la catastrophe; il devient sombre, ombrageux et méfiant. Il se voit déçu et trompé par son entourage. Une opposition très vive se forme contre l'incapacité des dirigeants : diplomates, généraux, intendants et de la bureaucratie. Au lieu de s'ouvrir à sa femme, qui eût été son plus sûr refuge, François-Joseph rentre en lui-même ; il ne veut pas avouer les erreurs commises, et à part quelques personnalités, rien n'est changé dans l'empire. Rien ne sera changé non plus dans l'existence de l'impératrice. Entre les époux, le désaccord s'envenime et Elisabeth s'y épuise rapidement. Elle retombe dans une nouvelle crise de dépression. On craint un début de tuberculose ; d'autres pensent à une affection gynécologique. Mais le moral de la souveraine est encore plus touché que le physique. Cette fois, le désenchantement est complet. L'empereur a perdu tout prestige aux yeux de sa femme. Il lui apparaît médiocre, inerte, irrésolu, incapable de de secouer la tyrannie maternelle, amoindri et comme empêtré dans son rôle de souverain. Il a perdu désormais, et d'une façon définitive, l'amour de sa femme et celle-ci se sépare de lui.

Sur le vaisseau qui l'emmène à Madère, Elisabeth se reprend. Elle est arrachée à son milieu déprimant, où on l'avait réduite au silence, à l'isolement, la traitant en enfant, ne voulant pas la prendre au sérieux. Son mari, par ordre de sa mère, devait toujours rester « l'empereur », même à l'égard de sa femme. Il la tenait donc constamment à une distance courtoise, sans un seul épanchement de confiance et d'intimité. On devine ce qu'une femme vibrante et sensible comme Elisabeth a pu souffrir de l'attitude de son mari et de son entourage.

Sous l'influence du climat merveilleux de Madère, elle ressuscite comme par enchantement. Elle fait de longues promenades en voiture, ou s'isole, dans un bosquet de mimosas, attenant à sa villa, avec ses auteurs préférés : Dante, Shakespeare, J.-J. Rousseau, Byron, Shelley, Keats, Schopenhauer, George Sand, Lamartine, Leopardi, Henri Heine, qu'elle lit dans le texte; car elle parle couramment cinq langues. Elle se complaît dans la lecture de ces écrivains qui ont fortement exprimé l'incurable misère de la destinée humaine, l'attrait décevant du monde invisible, la tragique énigme de la souffrance et de la mort, le néant des grandeurs sociales, la beauté des libres énergies, les droits imprescriptibles et sacrés de la conscience individuelle, enfin, l'obligation qui prime toutes les autres, celle de la sincérité à l'égard de soi-même.

Elle engage une correspondance active avec son cousin, Louis de Bavière, et reçoit, pendant son séjour la visite de sa sœur Hélène, princesse de Tour et Taxis, qui F apaise et la réconforte. La vie réserve bien des mécomptes, et les choses ne sont jamais ce qu'on les avait rêvées, lui dit sagement Hélène. Elle écoute avec calme les conseils de sa sœur.

Au bout de six mois, la cure de soleil, de repos et de liberté a fait son œuvre. Elle est rétablie et rentre à Vienne, qui lui fait une réception chaleureuse. [...]

Cet élégant portrait, réalisé par le peintre Franz Schrotzberg, a été offert par
l’impératrice en 1861 à Richard Davies, le propriétaire de la Quinta Vigia, en
remerciement de son accueil. 



Le Mystère du « Mont Sacré » : L’incroyable histoire du Saint Prépuce d’Andechs et de la petite souris

© Marco Pohle Percée sur sa colline dominant le lac d’Ammersee, en Bavière, l’abbaye d’Andechs est aujourd’hui mondialement connue pour sa b...