vendredi 3 février 2023

Parsifal - La maquette du jardin de Klingsor dessinée par Paul von Joukowsky exposée à Munich.

FLOWERS FOREVER, la nouvelle exposition de la Kunsthalle de Munich, présente la maquette du jardin de Klingsor, un projet du peintre ami de Wagner Paul Joukovsky que réalisa Max Brückner. À voir jusqu'au 27 août à La Kunsthalle de Munich (voir notre post de présentation de l'expo).

FLOWERS FOREVER, die neue Ausstellung in der Kunsthalle München, zeigt das Modell von Klingsors Garten, ein Projekt des mit Wagner befreundeten Malers Paul Joukovsky, das Max Brückner umsetzte. Zu sehen bis zum 27. August in der Kunsthalle München. 

FLOWERS FOREVER, the new exhibition at the Kunsthalle München, presents the model of Klingsor's garden, a project by Wagner's painter friend Paul Zhukovsky, which Max Brückner created. On view until 27 August at the Kunsthalle Munich.






[FR] PAUL VON JOUKOWSKY 
1845-1912 ; projet 
MAX BRUCKNER
1836-1919 ; réalisation 
Modèle de décor de scène pour le "Jardin magique de Klingsor" de la première représentation du Parsifal de Richard Wagner à Bayreuth
Modèle de décor de scène "Jardin magique de Klingsor" de la première mondiale du Parsifal de Richard Wagner à Bayreuth 
1882
Collection des sciences de la scène, Université de Cologne
Le deuxième acte de son opéra Passifal de Wagner (1813-2893) se déroule dans le jardin magique de Klingsor. Klingsor est l'adversaire des chevaliers du Graal. Dans son jardin, plusieurs chevaliers du Graal ont déjà été séduits par des filles-fleurs  de sorte qu'ils sont perdus pour la communauté du Graal. Au deuxième acte, Parsifal s'y rend à la recherche de la lance de Longin qui pourrait sauver le roi Amfortas et dont Klingsor s'est emparé. Les filles-fleurs tentent de séduire Parsifal pour le retenir. Mais il résiste et parvient à la fin de l'acte à entrer en possession de la lance salvatrice.

[DE] PAUL VON JOUKOWSKY
1845-1912; Entwurf

MAX BRUCKNER
1836-1919; Ausführung

Bühnenbild-Modell für »Klingsors Zaubergarten« der Uraufführung von Richards Wagners Parsifal in Bayreuth
Stage Design Model “Klingsor's Magic Garden” of the Worldpremiere of Richard Wagner's Parsifal in Bayreuth 
1882
Theaterwissenschaftliche Sammlung, Universität zu Köln

Der zweite Akt son Wagners (1813-2893) Oper Passifal spielt in Klingsars Zaubergarten. Klingsor ist der Widersacher der Gralsritter.In seinem Garten sind bereits verschiedene Gralsritter von B!umenmädchen verführt worden, sodass sie für die Gralsgemeinschaft verloren sind. Im zweiten Akt kommt Parsifal dorthin auf der Suche nach dem heiligen Speer, der Rettung für den dahinsiechenden König Amfortas verheißt und den Klingsor an sich genommen hatte. Blumenmädchen versuchen Parsifal zu verführen, um ihn aufzuhalten. Doch er widersteht und gelangt am Ende des Aktes in den Besitz des rettenden Speers.

[EN] PAUL VON JOUKOWSKY
1845-1912;  Design

MAX BRUCKNER
1836-1919; Execution

The second act of Wagner's (1813-1883) opera Parsifal takes place in Klingsor’s magic garden. Klingsor's the Grail Knights' adversary. Various Grail Knights have already been seduced by flower maidens in his garden and are lost to the Grail community. In the second act, Parsifal arrives in search of the Holy Spear stolen by Klingsor, that promises salvation for ailing King Amfortas. Flower maidens attempt to seduce Parsital in order to stop him. However, he resists and at the end of the act comes into possession of the redeeming speer.

Source du texte / Quelle : expo Flowers forever, Kunsthalle, München 
 

jeudi 2 février 2023

Les fleurs dans l'art et la culture. Expo Flowers forever à la Kunsthalle de Munich. Reportage photo.

La splendeur et la diversité, des fleurs, nous fascinent depuis toujours. Elles possèdent de plus un important pouvoir symbolique, que ce soit dans les domaines de la mythologie, de la religion, de l'art ou de la politique. Dans les siècles passés, les fleurs étaient des symboles de statut social très recherchés, aujourd'hui elles sont commercialisées en tant que produit de masse à l'échelle mondiale. De nos jours, la fleur est considérée comme un élément aussi fragile qu'indispensable de l'écosystème mondial. Avec 170 œuvres d'art, de design, de mode et de sciences naturelles, l'exposition Flowers Forever propose un parcours fascinant et richement mis en scène à travers l'histoire culturelle de la fleur, de l'Antiquité à nos jours.

La présentation rassemble quelque 170 œuvres issues de collections internationales ainsi que des installations créées spécialement pour l'exposition. Des figures importantes de l'histoire de l'art et du design entrent dans un dialogue fructueux avec des approches artistiques à redécouvrir. L'exposition présente des œuvres de Jan Brueghel le Jeune, Abraham Mignon, Barbara Regina Dietzsch, Lawrence Alma-Tadema, Hannah Höch, Andreas Gursky, Miguel Chevalier, Ann Carrington, Patricia Kaersenhout, Kehinde Wiley, DRIFT et de nombreux autres artistes. Tous font vivre de manière impressionnante les multiples facettes de l'histoire culturelle des fleurs.

#FlowersMuc #KunsthalleMuc

Source : texte traduit du texte allemand de la Kunsthalle, voir le site de la Kunsthalle.

Reportage photographique


























mercredi 1 février 2023

Petite chronique de la chandeleur. Histoire et historiettes, proverbes, Napoléon et le présage des crêpes

PETITE CHRONIQUE DE LA CHANDELEUR
Un texte extrait du Bulletin paroissial de Quiberon (1917)

    Bien que les ans l’eussent accablé de maux et que la vieillesse eût courbé son corps et rendu pénible sa marche, ce jour-là, le quarantième jour après la naissance de Jésus-Christ, 2 février, Siméon, toutes affaires cessantes, se hâtait vers le Temple. 
Siméon, homme juste et craignant Dieu, avait reçu l’avertissement certain qu’il ne mourrait point avant d’avoir vu l’enfant Jésus. 
  Or, dans le même temps, Joseph et Marie s’acheminaient vers le saint lieu avec l’enfant. Ils emportaient avec eux deux colombes qui devaient servir, selon la loi de Moïse, à racheter le premier-né et à purifier la sainte Vierge. 
    Siméon, déjà parvenu au Temple, attendait anxieux près de l’entrée. Lorsqu’il eut reconnu Joseph et Marie, il s’approcha d’eux et tout tremblant, il tendit ses mains. Jésus fut mis entre ses bras et le bon vieillard, bénissant Dieu, dit : « C’est maintenant, Seigneur, que vous laisserez mourir en paix votre serviteur, selon votre parole ; puisque mes yeux ont vu le Sauveur que vous nous donnez, et que vous destinez pour être exposé à la vue de tous les peuples, comme la lumière qui éclairera les nations et la gloire de votre peuple d’Israël ». 
    Et Joseph et Marie étaient dans l’admiration des choses que Siméon disait de Jésus. 
    Depuis lors, ce jour-là, comme symbole de la vraie lumière dont le Christ est venu éclairer les nations, chaque Adèle apporte à l’église un cierge pour qu’il soit bénit par le prêtre. Jadis, quel que fût le temps, par le gel ou sous la neige, clergé et peuple processionnaient soit autour des temples, soit par les routes et les chemins, avec des cierges allumés. C’était la Chandeleur.

 * 
*    *

    Les proverbes ne manquent pas sur cette fête religieuse, qui était en même temps, dans beaucoup de pays, une fête agricole.

J’ouy le paresseux hiver 
Lequel disait au laboureur : 
Je ne manquerai pas d'arriver 
Au plus tard à la Chandeleur. 

Quand, à la Chandeleur, le soleil luiserne, 
L'ours rentre dans sa caverne. 

Quand ta Chandeleur est claire, 
L’hiver est par derrière. 

Quand il pleut sur la chandelle, 
Il pleut sur la javelle. 

La Chandeleur noire, 
L'hiver fait son devoir 

C’est à ta Chandeleur 
Que toutes bêtes sont en horreur.

Autant l'alouette chante 
Avant Chandeleur,
Autant se tait après.

 * 
*    *

    À la fête des chandelles se joint celle des crêpes. C’est, en France, une coutume consacrée. Il n’est guère de maisons où, le 2 février, on ne retourne les crêpes. 
    Napoléon, à la Malmaison, en 1812, en fît sauter. En Corse superstitieux comme il était, il croyait aux présages des crêpes. C’est qu’en Corse, comme en Italie, on demande aux crêpes, comme en d’autres pays aux cartes, la réponse à ce qu'on désire. La crêpe, il est vrai, répond d'autant plus favorablement qu’on est plus adroit. 
    Or, Napoléon tenta le sort. Une, deux, trois crêpes furent envoyées en l’air, se retournèrent et, bien d’aplomb, reprirent leur place dans la poêle. N’était ce pas une, deux, trois batailles gagnées dans cette campagne de Russie qu’il achevait de préparer ? La victoire continuait à lui sourire. Hélas ! la quatrième retomba dans les cendres du foyer. Napoléon arrêta là l’expérience et peut-être, en face de l’incendie de Moscou, sa souvint-il de la crêpe souillée de cendre de la Chandeleur.

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    C’est à la façon parfaite dont il réussissait les crêpes qu’un gentilhomme normand, émigré en 1795, dans une petite principauté allemande, dut de pouvoir attendre, sans risquer de mourir de faim, le moment de rentrer en France. 
    Comme il était occupé à confectionner, dans la cuisine de l’auberge où il logeait, son repas du soir, qui consistait uniquement, ce jour-là, en quelques crêpes, un voyageur auprès de lui, fort affamé sans doute, ne cessait de pester contre l’hôtelier qui lui faisait attendre son repas. 
    De temps à autre, le voyageur jetait un regard d’envie sur les crêpes de son voisin. Elles étaient si tentantes avec leur aspect doré, et le cuisinier d’occasion mettait tant de grâce à les faire sauter en l’air que, la faim aidant, il sollicita de notre gentilhomme la faveur d’y goûter. Le mets fut trouvé si succulent que les crêpes furent bientôt toutes dévorées. Mine désappointée de l’émigré, qui vit ainsi son dîner lui passer sous le nez, et qui n’osa pas avouer que c’était là la seule nourriture sur laquelle il devait compter ce jour-là. Le voyageur, se doutant de quelque mystère, prit à part l’hôtelier, qui ne lui dissimula pas la triste position du gentilhomme. Lorsque le repas fut enfin servi, notre Français ne put refuser d’y prendre part. Au dessert, un accord fut conclu : — Si vous voulez bien indiquer à mon maître d’hôtel, dit le voyageur, qui est un riche banquier, votre recette pour réussir aussi merveilleusement les crêpes, je serai enchanté que vous acceptiez auprès de moi une place de secrétaire jusqu’à ce que les portes de votre malheureuse patrie vous soient enfin rouvertes. »

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   On répète encore à la veillée, en Provence, une bien jolie légende : c’est celle des fiançailles des oiseaux à la Chandeleur. Tout le jour, malgré la pluie ou même si la neige tombe à flocons, la campagne est toute sonore de piaillements d’allégresse. A leur manière, les oiseaux célèbrent peut-être l’approche de la fin de l’hiver. 
    En Bretagne, dans le pays Trégorrois, lorsque la tempête fait rage et que le marin n’est point rentré au port, ou qu’encore l’Islandais ou le Terreneuve tardent à regagner les côtes de France, la femme se hâte de rallumer avec dévotion le modeste bout de chandelle qu’elle a, le 2 février, offert à la Vierge et depuis précieusement conservé. Si, malgré le vent qui, par les interstices de la porte ou les volets mal clos, pénètre dans sa maison, le cierge ne s’éteint pas, Dieu soit loué, il y a encore de l’espoir et cette petite flamme vacillante suffit à la pieuse Bretonne pour lui donner du courage et arrêter ses larmes. 

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    Le célèbre Newton avait coutume de se découvrir avec respect quand il entendait prononcer le nom vénéré de Dieu.

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    La vie serait souvent bien sombre, disait le bon abbé Perreyve, si elle ne recevait du ciel une échappée de lumière qui aide nos âmes à la soutenir.

Diözesanmuseum Freising - 24 Fotos / 24 photos - Musée diocésain de Freising

Un reportage photographique de Marco Pohle

























© Marco Pohle





 

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