vendredi 23 septembre 2022

Les mosaïques de l'église San Giovanni Evangelista à Ravenne — 16 photos

 San Giovanni Evangelista est la plus ancienne église de Ravenne. Elle fut construite sur ordre de Galla Placidia, suite à un vœu qu'elle fit à Saint Jean Évangéliste lors de la périlleuse traversée de Constantinople à Ravenne en 424 : aux prises à de mauvaises conditions météorologiques, la souveraine promit que si elle atteignait la terre ferme, elle construirait une église dédiée à Saint Jean sur le lieu d'accostage. La construction a commencé en 425 et s'est terminée en 434.


En 1213, à l'époque où le monastère était dirigé par l'abbé Guillaume, la mosaïque du sol a été historiée. L'iconographie reflète des thèmes variés : des épopées aux légendes, des batailles navales aux croisades. Certaines mosaïques font référence à deux épisodes historiques de la quatrième croisade (1202-1204) : le siège de Zadar et la prise de Constantinople. Au XVIIIe siècle, elles étaient situées sous le plancher praticable. Découvertes en 1736, elles ont été extraites et réassemblées en panneaux quadrangulaires. Après 1763, les panneaux furent placés le long des deux nefs latérales de la basilique, où ils sont encore visibles aujourd'hui (panneaux à figures géométriques dans la nef de droite, animaux dans la nef de gauche).

















Photos © Luc-Henri Roger


jeudi 22 septembre 2022

Une soirée à Vienne — Reunion in Vienna — John Barrymore (2) — Coupures de presse / La critique du Populaire

J'ai présenté ce film dans un premier post : voir https://luc-henri-roger.blogspot.com/2022/02/une-soiree-vienne-reunion-in-vienna.html. J'y reviens avec des coupures de presse américaines de l'époque et la critique d'un journal français.



Réunion à Vienne

in Le Populaire du 22 décembre 1933

Les auteurs de Réunion à Vienne ont imaginé qu'un Habsbourg, l'archiduc Rodolphe Maximilien qui exerce à l'étranger la profession de chauffeur de taxi, a pu passer la frontière autrichienne et s'est introduit dans un hôtel oji sont réunis quelques-unes de ses partisans et des femmes élégantes. La patronne de l'établissement lui est tout dévouée. Une dame Krug, femme d'un médecin, assiste à cette soirée où l'a envoyée son mari pour qu'elle se distraie. Or, elle fut, avant la Révolution, l'amie très intime de Rodolphe qui veut la reconquérir. Elle semble, un moment, près de céder, s'échappe et l'archiduc vient la rejoindre chez Kru^ grâce i qui il ne sera pas emprisonné, mais reconduit à la frontière.

Cette histoire ne se déroule pas, comme on pourrait le croire, à la manière d'une opérette. On a donné à Rodolphe des allures de fou, de brute sentimentale aussi, il gifle et il embrasse. Cynique, il se croit noble en contant son idylle au docteur Krug. Il va même jusqu'à se définir épileptique en faisant une allusion à sa famille, alors que plusieurs des Habsbourg, au contraire, ont montré une tendance à l'indépendance.

En outre, le film, parlé anglais et fait en Amérique, a des prétentions scientifiques, car le docteur Krug psychanalyste, exerce ses talents sur sa femme et sur l'archiduc, du moins le croit-il et les moyens qu'il emploie paraissent inspirés par des théories bien confuses.

Les valses viennoises et les czardas apportent une agréable contribution aux scènes passionnelles du film que jouent Diana Wynard, qui a du charme, et John Barrymore, à qui son rôle fort invraisemblable permet d'affirmer une fois de plus une autorité de comédien intelligent et cême malin. Un personnage bonasse, celui du père du docteur, est le plus simple et le. mieux vécu.

Le film débute par une visite publique au palais de Schoenbrunn où les splendeurs impériales sont évoquées, avec une scène où Rodolphe, en grand uniforme, est mordu au doigt par Hélène (la future Mme Krug), qui est censée lui baiser la main.

Un ts-shirt pour Richard Wagner addicts et wagnérolâtres

 

Music is my drug
Richard Wagner is my dealer
 
Grand merci à l'artiste peintre mélomane Guy Puccio d'avoir posté la photo de ce t-shirt wagnérophile et de m'avoir permis de la reproduire.

Guy Puccio est un artiste peintre, graveur, illustrateur, photographe et dessinateur de bande dessinées français contemporain. Il lie volontiers musique et peinture, et ses abstractions sont souvent inspirées d’œuvres musicales, comme la série consacrée à la tétralogie de Richard Wagner. 

mercredi 21 septembre 2022

Die kaiserliche Yacht Miramar in 1885 — Le yacht Miramar de l'impératrice Elisabeth en 1885

 

aus Ein flüchtiger Zug nach dem Orient. Reise der allerdurchlauchtigsten Frau Gräfin von Hohenembs im Herbst des Jahres 1885 an Bord der kaiserlichen Yacht "Miramar". Mit 43 Original-Illustrationen und einer Karte in Farbendruck.

Image extraite de l'ouvrage cité ci-dessus qui relate le voyage en orient (comprendre le proche orient) de l'impératrice Elisabeth voyageant sous le pseudonyme de la comtesse Hohenembs. 

Le Miramar en fond d'un dessin maritime mythologique

Le Teatro Olimpico de Palladio à Vicenza. Texte de présentation accompagné des photos de M. Marco Pohle.

LE « TEATRO OLIMPICO » DE PALLADIO À VICENCE

Au XVIe siècle, dans l'enthousiasme du mouvement humaniste, les Italiens qui avaient depuis longtemps découvert les monuments romains et lu les œuvres des auteurs latins, entreprirent de construire des théâtres fermés, dont la forme était inspirée de celle des théâtres grecs et latins. Le théâtre olympique de Vicence, théâtre d'intérieur dans lequel l'imitation de l'Antiquité est flagrante, a été construit par Scamozzi pour l'Académie Olympique de Vicenc sur les plans dessinés en 1583 par son maître Palladio récemment décédé.

L'Académie Olympique de Vicence, fondée en 1555, est une des plus anciennes académies d'Italie. Les membres de cette société, en faisant construire ce théâtre, chef d'oeuvre de Palladio, ont voulu donner l'idée des spectacles anciens. Palladio, qui avait fait une étude approfondie de Vitruve (traité d'architecture, 1er siècle AVJC), a donné à ce monument la forme et les proportions des théâtres anciens. Aau-dessus du proscenium, on lit cette inscription :

VIRTUTI AC GENIO
LYMPIORUM ACADEMIA THEATRUM HOC A FUNDAMENTIS EREXIT 
ANNO MCMXXIV
PALLADIO ARCHIT.

L'Académie était une sorte de conservatoire dramatique ; à l'étude et à la traduction des textes, elle ajoutait leur représentation. Chaque année ou presque, ses membres se transformaient en acteurs et si le répertoire italien contemporain dominait, on jouait aussi quelques comédies latines. Palladio, qui était du nombre de ses fondateurs, avait la charge des décors et des costumes. C'est à lui, naturellement, qu'on confia la construction d'un théâtre permanent quand celle-ci fut envisagée. Plein de son sujet, l'architecte travailla en archéologue. Vitruve lui fournit la documentation qui lui manquait, les murs des théâtres romains les exemples dont il s'inspira. 

Le proscenium a 26 mètres 30 centimètres de largeur et 7 mètres de profondeur. Il représente l'entrée d'une ville. On' y voit un arc de triomphe en l'honneur d'Hercule. Cinq espèces de rues partent du fond du théâtre et aboutissent au proscenium par trois portes. Les maisons de bois de ces rues sont bâties en en relief ou perspective fuyante ainsi que Serlio l'avait indiqué déjà en 1540 dans soin Traité d'Architecture. La partie de la façade du théâtre qui n'est point occupée par le proscenium est décorée de deux ordres de colonnes corinthiennes, surmontées d'un attique avec des niches et des statues en très-grand nombre. Quatorze rangs de gradins, qui forment les places des spectateurs, sont disposés sur une demi-ellipse, dont le grand axe est parallèle à la façade du théâtre. Ces gradins occupent un espace de 8 mètres de profondeur le rang inférieur a environ 27 mètres dans le contour de son ovale, et le rang supérieur 47 mètres. Au-dessus du dernier rang est une tribune décorée qui règne tout autour, et dont les colonnes ont 5 mètres, y compris l'entablement. Le grand diamètre intérieur de la salle est de 34 mètres, et la hauteur totale de 17 mètres et demi au-dessus du pavé. Cet édifice, dont Palladio avait fourni le plan général et tous les détails, ne fut construit qu'après la mort de cet artiste. Il est presque entièrement en bois.

Cette disposition en hémicycle supplantera celle du théâtre rectangulaire français (ancien jeu de paume dans la plupart des cas) et sera conservée en Europe pendant plus de trois siècles. Elle n'est pourtant pas sans inconvénients. D'abord, les places latérales n'offrent aux spectateurs qu'une visibilité médiocre. D'autre part, la scène n'est ouverte que d'un seul côté ; pour créer une impression de relief et de profondeur, il faudra inventer des dispositifs de décors en trompe-l'œil. Il faudra aussi éclairer artificiellement cette salle et cette scène, et aucune solution satisfaisante ne sera apportée à ce problème avant l'apparition de l'électricité à la fin du XIXe siècle.

On notera  le caractère luxueux de cet ensemble. C'en est fini du théâtre populaire, ouvert à tous vents et gratuite le spectacle s'adresse à une « élite » payante (c'est vers le XVe siècle qu'on a commencé à payer sa place) et cultivée (dans ce décor antique, ce sont les thèmes grecs et latins qu'on va reprendre : ils sont inintelligibles à qui n'a point fait d'études classiques). Le théâtre européen est en passe de devenir ce qu'il est encoreen grande partie : une fête mondaine réservée à une classe limitée.

Oedipe-Roi, « la tragédie la plus noble qu'on eût jamais écrite », est la première représentation qui y fut donnée le 3 mars 1585. La traduction en était d'un homme d'Etat humaniste, nommé Orsato Giustiniani ; la musique des chœurs avait été confiée à l'organiste de Saint-Marc à Venise, Andrea Gabrielli, et la mise en scène à l'un des plus célèbres hommes du théâtre de l'époque : Angelo Ingegneri.

Il est possible, à partir des souvenirs des témoins et des écrits d'Ingegneri, de se faire une idée assez nette de ce que dut être cet étonnant spectacle qui avait attiré une foule immense et qu'on dut donner une seconde fois, à quelques jours de distance, tant son succès avait été grand. Les acteurs étaient habillés à la mode grecque (telle du moins qu'on l'imaginait), c'est-à-dire à l'orientale : Œdipe était entouré d'une garde de vingt-quatre archers habillés comme ceux du sultan de Turquie et d'une quantité de pages et de seigneurs ; Jocaste était accompagnée de ses dames d'honneur ; Créon, enfin, avait également une suite proportionnée à son rang. Quinze acteurs constituaient le chœur. C'étaient, au total, cent huit personnes qui évoluaient sur la scène avec un ordre et une perfection qui firent l'admiration des spectateurs. Ceux-ci ne regrettèrent que l'étrange coiffure qui couronnait le chef de Tirésias et, parfois, la somptuosité des costumes qui pouvait surprendre dans un royaume si déchiré par le malheur.

Les photos de Marco Pohle












Crédoit photographique © Marco Pohle
Photos reproduites avec l'aimable autorisation du photographe.


Plan et coupe longitudinale de Scamozzi

lundi 19 septembre 2022

Portrait de Gioachino Rossini au Palazzo Pitti à Florence


Portrait de Gioachino Rossini par Vito D'Ancona (1825-1884), peint vers 1865-1874. Huile sur toile (85 x 66 cm). Signé V. D'Ancona / 1874. Conservé à la Galerie d'art moderne, Palazzo Pitti, Florence, Italie.

Le portrait a été donné à la Galerie des Offices en 1874 par Samson D'Ancona, frère de l'artiste. Il est concevable que le portrait ait été peint du vivant de Rossini, avant 1868, année de la mort du musicien. D'Ancona avait connu Rossini à Florence et l'avait certainement rencontré pendant son séjour en France, qui a commencé en 1865, puisque Giacomo D'Ancona, le frère de Vito, était le médecin personnel de Rossini, qui a passé ses dernières années à Passy. Deux autres versions presque identiques du portrait existent, l'une à Pesaro, Fondation Rossini, l'autre dans la collection Procacci à Florence. L'historienne de l'art Sandra Pinto considère le tableau comme une réplique de l'original. Le tableau est exposé à la Galerie d'art moderne depuis 1976.

Neuschwanstein - A man's castle - Religious advertising in 1952.

 


in The daily record, [Dunn, N.C., U.S.A.], June 06, 1952

Text (left under the church image)

On a high clitf in the Bavarian Alps Ludwig II built his castle. 
More than a home, it was a fortress, a safe place for a king to
liv in dangerous times.
Ironically enough, Ludwig died only a few years after he had completed his castle, He didn’t really get much ise out of it after all.
Down the valley there stands a little church. It is not nearly as imposing as Ludwig's castle. But it has been home and fortress to thousands through the trials and spiritual battles of life.
Honestly now. which is truly a man’s castle? The one he builds and in which he lives — or the one that BULLDS HIM, and in which he WORSHIPS?



Rienzi au Festspielhaus de Bayreuth — La renaissance du premier chef-d'oeuvre de Wagner

" Ouvrir une plaie " : Bayreuth face au défi de Rienzi   Lorsque Katharina Wagner décida d’inscrire Rienzi, der Letzte der Tribune...