mercredi 22 juillet 2020

Des chenets Louis II ? — Ludwig II. Feuerböcke ?


Un chenet est un accessoire de foyer. C'est une pièce de bois ou de métal souvent placée par paire dans une cheminée ou un foyer et servant à soutenir les bûches, afin que celles-ci n'étouffent pas le feu. Il est constitué d'un « chevalet » (barres horizontales souvent en fonte) terminé par un élément décoratif ou fonctionnel, la « tête de chenet ». (Texte wikipedia)

Ein Feuerbock, auch Feuerross, Feuerhund oder Brandbock genannt, ist ein meist zweiteiliges Gestell in einer Feuerstelle, auf das das Feuerholz gelegt wird. Durch die erhöhte Lage wird die Luftzufuhr zum Feuer verbessert und dadurch eine bessere und heißere Verbrennung gewährleistet. (Text : Wikipedia)

Les « têtes de chenets » actuellement en vente chez un antiquaire bavarois sont-elles celles de Louis II ? Le Dr Stephan von Minden, fidèle lecteur de Munichandco, nous a fait le plaisir de nous envoyer quelques photos prises à la devanture de cet antiquaire, se demandant comme nous si ces chenets sont inspirés par le roi de Bavière.

Alors, tout feu tout flamme pour le roi Louis II ?

Appel aux spécialistes de Louis II : pouvez-vous nous confirmer qu'il s'agit bien du Kini ?  quand ce type de chenets a-t-il été produit ? Merci de vos réponses !
Les réponses de deux spécialistes nous sont vite parvenues. Qu'ils s#en voient vivement remerciés. Ce ne serait selon leur expertise pas Louis II : 

Heinz Beck : Ob das Ludwig II. darstellt, ist sicherlich nicht eindeutig zu beantworten. Ich besitze 14 verschiedene Ludwig-Büsten und man möchte nicht glauben, dass es ein und dieselbe Person darstellen soll. Bei meinen Büsten wird Ludwig aber stets mit Mittelscheitel dargestellt. Dies ist bei der hier gezeigten Büste nicht so. Ich persönlich würde sagen, dass es nicht der König ist.

Marcus Spangenberg : 

Mit Gewissheit hat der Skulpteur hier NICHT versucht, Ludwig II. darzustellen. Bei aller "Vielfalt" der vermeintlichen Porträts des Königs (Heinz hat es erwähnt), sind diese entweder mit Namen gekennzeichnet (auch wenn keine Ähnlichkeit vorhanden ist), zeigen einen volleren Kinnbart (hier ist es der Typ Napoleon III.) oder, und das ist bei diesem Feuerbock entscheidend, hat man zumindest die Art der Uniform von den überall bekannten Darstellungen des Königs übernommen. Hier haben wir zwei Knopfreihen. Diese gab es bei Ludwig II. nur bei der Chevauxlegers-Uniform. Und die ist hier keinesfalls dargestellt. Dennoch ist es sehr sicher ein Porträt und keine übergeordnete Darstellung. Deswegen ist es wichtig zu wissen, wo diese Kaminböcke verwendet wurden bzw. eingebaut waren.






photos de ce post © von Minden


lundi 20 juillet 2020

Une lettre de Villiers évoque la création munichoise de la Walkyrie en 1870

Illustration d'Émile Bayard.
Une Walkyrie transporte un héros mort au Walhalla

Été 1870 — Villiers de l'Isle-Adam avait assisté à la création de la Walkyrie à Munich. Il écrivit ses premières impressions très enthousiastes à son ami Jean Marras resté à Paris.

La Walkyrie (...) est le chef-d'oeuvre le plus éblouissant, le plus colossal qu on puisse rêver sous le soleil ! Oh! tu ne peux pas t'imaginer cela! C'est au-delà de toute expression! Et je ne l'ai vu que deux fois, mais ca ne fait rien. Va chez Tissot ou quelque bon pianiste et dis-lui de te jouer la tristesse de Wotan, le duo de Siegmund et de Brunehilde et tout le premier acte, notamment l'entrée de Hulding [sic] et le repas dans la cabane. Enfin, je te dirai. Ce sont des décors splendides, des combats dans les nuages, ou Wotan apparaît comme du feu rouge dans de la gloire. Les neuf Walkures, traversant les ombres a toute volée, les cheveux au vent dans les profondeurs du Walhalla qui s'augmente et glisse sous les chevaux, sur des plans qui se déroulent sous leurs pieds dans les nues, avec l'horrible musique, cela crépite, c'est fou de vision et de beauté ; puis les flammes, sur l'ordre de Wotan, entourant Brunehilde couchée sur la montagne, les forets allumées, tout le théâtre en feu, flamboyant, les arbres entiers brûlant sur la scène, aveuglant, terrifiant au point que les femmes s'enfuyaient épouvantées et que nous étions les yeux rivés sur la scène avec effroi. Et la musique qui s'enflait et paraissait tout en flammes aussi ! A la fin, les flammes partaient depuis le bas de la scène jusque dans les frises. Enfin, sublime ! sublime ! ébouriffant ! ruisselant ! sans nom !

Lettre de Villiers à son ami Jean Marras, été 1870

dimanche 19 juillet 2020

samedi 18 juillet 2020

Guerre de 1870 : Villiers de l'Isle-Adam raconte son départ précipité de Bavière


Voici deux articles peu connus publiés dans le Constitutionnel par Villiers de l'Isle-Adam au début de la guerre franco-prussienne. Villiers s'était rendu en juin à Weimar pour la semaine wagnérienne puis à Munich pour assister aux représentations de la création de la Walkyrie de Richard Wagner. Villiers envoie un premier article depuis Lucerne, où il s'est rendu pour y revoir le compositeur, et son deuxième article depuis Augsbourg. Il compte passer en Autriche avant de revenir en France. 

Le retable de Sainte Barbe par Maître Paul de Levoča à Banská Bystrica

© Marco Pohle Ce chef-d'œuvre de la sculpture gothique flamboyante est l'Autel de Sainte-Barbe (Oltár svätej Barbory), réalisé vers ...