mercredi 11 novembre 2020

Music Takes Flight — Un hommage au Fliegende Holländer ?



Cette image intitulée La musique prend son evol m'a fait penser au Hollandais volant de Wagner,.

Music Takes Flight is a piece of digital artwork by Lee McCall which was uploaded on September 8th, 2016.

FRANÇOIS-JOSEPH Ier, un poème de H. Renonas écrit en temps de guerre (1915).

 


Un poème écrit en alexandrins classiques (et 2 octosyllabes) au cours  de la première guerre mondiale par H. Renonas (prénom non identifié) dans son recueil patriotique 1914, août-septembre, chants de guerre (publié à Paris chez Dorbon-aîné en 1915). 

FRANÇOIS-JOSEPH Ier

Je ne puis m'empêcher de plaindre ce vieillard
Par son compère ici compromis avec art,
Vaincu de Sadowa que sa palinodie
Fait complice aujourd'hui de meurtre et d'incendie,
— Cet empereur et roi que le Ciel a frappé
D'avance dans les siens, lui dont l'auguste femme (1)
Périt sous le stylet, tandis qu'un sombre drame
Demeurait par ses soins d'ombres enveloppé,
— Chez qui le souvenir de Meyerling remonte
Sans cesse entretenant sa honte (2); —

Cet homme que le deuil n'a jamais épargné,
Qui de son trône a vu d'un œil mal résigné
Sur Jean Orth disparu s'étendre le mystère (3),
Fusiller au delà de l'Océan son frère,
L'impératrice en deuil en perdre la raison (4),
Par accidents brûler vivantes deux duchesses (5),
Crouler à ses côtés archiducs et princesses
Et nombre de neveux déserter sa Maison (6).
— Hier François Ferdinand avec sa femme tombe
Sous le revolver et la bombe (7).

 

(1) L'impératrice Élisabeth assassinée à Genève le 10 septembre 1898 par Luccheni d'un coup de stylet.
(2) L'archiduc Rodolphe, fils de François-Joseph et héritier présomptif de la Couronne, mort dramatiquement dans des circonstances inavouées.
(3) Jean Népomucène Salvator d'Autriche, prince de Toscane, né en 1852, cousin de François-Joseph, général dedivision, entra dès 1883 en conflit avec l'empereur, en 1889 se dépouilla de ses grades, fonctions, rang et dignités et sous le nom de Jean Orlh quitta à jamais l'Autriche comme capitaine au long cours sur la Marguerite. On n'en a plus eu de nouvelles depuis 1891.
(4) Maximilien I, empereur du Mexique, fusillé en 1867 par la Révolution de ce pays, — et Marie-Charlotte, sa femme, folle de douleur et depuis lors toujours enfermée.
(5) Belle-sœur de François-Joseph, duchesse d'Alençon, morte brûlée dans l'incendie du bazar de la Charité à Paris. / Archiduchesse Mathilde, morte brûlée en cherchant à dissimuler une cigarette qu'elle avait été surprise à fumer.
(6) Ferdinand Burg et nombre d'archiducs ont renoncé à leurs titres et à leurs droits pour faire des mariages qui déplaisaient à l'empereur.
(7) François-Ferdinand, héritier présomptif de la Couronne, ami personnel de Guillaume Il et chef du parti de la guerre en Autriche, et la duchesse de Hohenberg, sa femme, tombés àSerajcvo (Bosnie) en juin 1914 sous les balles d'un étudiant serbe une demi-heure après qu'une bombe avait été jetée devant sa voiture par un ouvrier de même nationalité. Ce double attentat fut le prétexte d'abord de la guerre austroserbe, prétexte cherché par Guillaume pour allumer ensuite, par l'intermédiaire de la Russie, la guerre générale.

Invitation à la lecture

    
    J'invite les lectrices et lecteurs que l'histoire des Habsbourg et des Wittelsbach passionne à découvrir les textes peu connus consacrés à mon ami le prince héritier Rodolphe réunis dans Rodolphe. Les textes de Mayerling (BoD, 2020).

Voici le texte de présentation du recueil  (quatrième de couverture):

   Suicide, meurtre ou complot ? Depuis plus de 130 années, le drame de Mayerling fascine et enflamme les imaginations, et a fait couler beaucoup d'encre. C'est un peu de cette encre que nous avons orpaillée ici dans les fleuves de la mémoire : des textes pour la plupart oubliés qui présentent différentes interprétations d'une tragédie sur laquelle, malgré les annonces répétées d'une vérité historique définitive, continue de planer le doute.
   Comment s'est constituée la légende de Mayerling? Les points de vue et les arguments s'affrontent dans ces récits qui relèvent de différents genres littéraires : souvenirs de princesses appartenant au premier cercle impérial, dialogue politique, roman historique, roman d'espionnage, articles de presse, tous ces textes ont contribué à la constitution d'une des grandes énigmes de l'histoire.

Le recueil réunit des récits publiés entre 1889 et 1932 sur le drame de Mayerling, dont voici les dates et les auteurs :

1889 Les articles du Figaro
1899 Princesse Odescalchi
1900 Arthur Savaète
1902 Adolphe Aderer
1905 Henri de Weindel
1910 Jean de Bonnefon
1916 Augustin Marguillier
1917 Henry Ferrare
1921 Princesse Louise de Belgique
1922 Dr Augustin Cabanès
1930 Gabriel Bernard
1932 Princesse Nora Fugger

Le dernier récit, celui de la princesse Fugger, amie de la soeur de Mary Vetsera, est pour la première fois publié en traduction française. Il n'était jusqu'ici accessible qu'en allemand et en traduction anglaise.

Luc-Henri Roger, Rodolphe. Les textes de Mayerling, BoD, 2020. En version papier ou ebook (ebook en promotion de lancement).

Commande en ligne chez l'éditeur, sur des sites comme la Fnac, le Furet du nord, Decitre, Amazon, etc. ou via votre libraire (ISBN 978-2-322-24137-8)

mardi 10 novembre 2020

Le roman d'un roi. Les troublantes amours du roi Louis II de Bavière. Un roman anonyme de 1887.

Roman à clé anonyme publié à Paris en 1887, un an après la tragédie du lac de Starnberg, le Roman d'un roi met en scène la fiction des troublantes amours du roi Louis II de Bavière, travesti en Luitgard de Neubourg. En 1867 l'avatar du jeune roi est reçu à la cour de l'empereur Napoléon III alors qu'il visite l'exposition universelle de Paris. Son éducation sexuelle y connaît deux ratés spectaculaires avec des femmes pourtant expertes en séduction. Sa timidité effarouchée se mue en terrible violence. Si, dans la suite du récit, Luitgard rencontre le grand amour, il restera pourtant puceau, porteur d'un lourd secret qui ne sera jamais dévoilé. Le Roi vierge s'isole du monde et sombre dans la folie. Une commission médicale proclame l'incapacité de régner. Le roi se voit interné dans son propre château. Alors qu'il cherche à fuir, il meurt assassiné.

En seconde partie, on trouvera des textes en miroir, pour beaucoup contemporains du moment de l'écriture, qui ont pu alimenter l'inspiration du romancier anonyme.

Une critique de 1887 dans Le Rappel du 29 juin 1887

Le Roman d'un roi est un commentaire nouveau sur l'étrange folie et sur la mort mystérieuse du roi de Bavière, celui qui forçait Wagner à se déguiser en femme. L'auteur anonyme de ce roman croit ou suppose que cet ennemi des femmes pour qui des femmes moururent ou devinrent folles, fut précipité par des courtisans dans le lac où il fut repêché.

Ce régicide n'est pas invraisemblable. C'est le troisième roman[1], si je ne me trompe, dont ce maniaque impuissant et féroce a été le sujet. Le héros n'est guère intéressant par lui-même. Il faudrait pour attirer un peu de sympathie qu'il eût le désespoir vrai de son impuissance, son remords, comme roi, comme chef possible de dynastie.

 Des portraits de la cour impériale de France essaient de donner un intérêt historique à ce roman un peu pâle emprunté à une légende nuageuse.

 [1] Les deux romans précédents sont le Roi Vierge (1881) de Catulle Mendès et Autour d’un drame (1886), plus tard renommé Louis II de Bavière. Le cygne des Wittelsbach, d’Arthur Savaète.

Pour lire un extrait / Où trouver ces livres ?

Le Roman d'un roi. Les troublantes amours du roi Louis II de Bavière, auteur anonyme, BoD, 2020. 

Louis II de Bavière. Le Cygne des Wittelsbach, par Arthur Savaète, BoD, 2019.

Le roman d'un roi peut se commander en France à la Fnac , chez Amazon. fr, ou tout autre site de vente en ligne. En librairie, ISBN  9782322255139. 

En Allemagne, p.ex. chez Hugendubel.

König Ludwig's Rat : bitte beachten Sie die Maskenpflicht und lesen Sie gute Bücher!

 









jeudi 5 novembre 2020

Dr. Johann Georg Mezger, ein Artikel in Das Buch für Alle (1889)

Johann Georg Mezger.

Die Knetkur, welche neuerdings gewöhnlich mit dem französischen Ausdruck „Massage" bezeichnet wird, ist schon von Alters her bekannt und ein im Volke seit langer Zeit bei Verstauchungen, Quetschungen n. s. w. als sogenanntes „Streichen" übliches mechanisches Heilmittel. In neuester Zeit ist nun die Massage durch den vielgenannten, bis vor Kurzem in Amsterdam ansässigen Arzt, Dr. Mezger, systematisch ausgebildet und wissenschaftlich begründet worden, wodurch derselbe sich einen weitverbreiteten Ruf erworben hat. Sogar gekrönte Häupter kommen zu ihm, um sich von ihm behandeln zu lassen, da Dr. Mezger darauf besteht, daß die Durchführung des von ihm für nöthig erachteten Verfahrens in seiner eigenen Heilanstalt vor sich gehe, die auch von zahlreichen Ärzten zum Studium seiner Methode besucht wird. — Dr. Johann Georg ist am 22. August 1839 zu Amsterdam geboren, studirte daselbst und in Leyden, wo er 1863 mit einer Dissertation über die Behandlung der Gelenkverstauchungen vermittelst Massage promovirte. Alsdann war er mehrere Jahre Assistenzarzt bei
van Geuns in Amsterdam und erzielte dort bei manchen Lähmungsformen, die der früheren Behandlungsweise trotzten, ausgezeichnete Erfolge durch Anwendung der Massage. Daraufhin beschäftigte er sich ausschließlich mit dieser Methode und wies nach, daß es möglich sei, durch von außen einwirkenden Druck, sowie durch Erregung von Muskelkontraktionen und dadurch bewirkte lebhafte Steigerung des Blutumlaufs und Stoffwechsels die Wiederaufsaugung der in die Maschen der Gewebe infolge von Entzündungen, Verletzungen n. s. w. ergossenen Exudatmassen in wirksamster Weise zu befördern. Er setzte verschiedene Arten des Knetens fest, die bei bestimmten Krankheitsanzeichen anzuwenden sind. Anfangs vielfach angefeindet, hat Mezger durch zahlreiche, überaus glückliche Kuren einen großen Ruf und eine außerordentlich umfangreiche Konsultationspraxis gewonnen. Er ist neuerdings von Amsterdam nach dem schönen Wiesbaden übergesiedelt, wo augenblicklich die Bauten der unter seinem Schilde gegründeten Aktiengesellschaft „Wiesbadener Bade-Etablissement" im Entstehen begriffen sind. Die Königin von Schweden hat Dr. Mezger schon mehrfach ausgesucht, um sich von ihm behandeln zu lassen; augenblicklich weilt die Kaiserin von Oesterreich zu gleichem Behufe in Wiesbaden, wo auch bereits das Eintreffen der Exkaiserin Eugenie angekündigt ist.

Quelle : Das Buch für alle: illustrierte Blätter zur Unterhaltung und Belehrung für die Familie und Jedermann — Heft 22.1889 (Bild, S.525, Text, S. 531)

Le Dr Mezger et sa méthode de massage.... ou comment masser une impératrice.

  
    Le Dr Johann Georg Mezger fut un médecin spécialisé dans des techniques de massage qui lui acquirent une célébrité européenne. Pendant bien des années, il a résidé à Amsterdam, à l'Amstel Hôtel, où il attirait une clientèle de la plus haute noblesse. L'impératrice Elisabeth d'Autriche et l'ex-impératrice Eugénie sont venues plus d'une fois s'y faire soigner. Ce fut aussi le cas de la Comtesse Kalergis-Mouchanoff, née Nesselrode. Plus tard il s'établit à Domburg pendant la saison des bains, et beaucoup de ses malades l'y suivirent.
    Il avait commencé sa carrière comme maître de gymnastique. Comme tel, il étendit par ses propres efforts la connaissance qui lui était nécessaire du corps humain à mesure qu'il faisait des progrès dans la science, l'ambition le prit de pénétrer les secrets de la médecine et, sur le tard, il résolut de se consacrer à cette étude. La tâche n'était point aisée pour quelqu'un qui n'avait pas suivi les leçons du gymnase et qui devait pourvoir à sa subsistance pendant qu'il serait à l'université. Rien ne le découragea et, après avoir suivi les cours de l'école illustre d'Amsterdam, il fut reçu docteur en médecine à Leyde le 15 septembre 1868. Il passa quelque temps en Allemagne, puis se fixa à Amsterdam en 1870 et y resta jusqu'en 1888. On mit tout en œuvre alors pour le retenir, mais sans succès. Il alla à Wiesbaden, où nombre de personnes lui durent leur guérison. 
    À une époque  où l'on se plaignait si souvent de la destinée, le Dr Mezger fut une preuve que, par le travail persévérant, le plus humble peut s'élever très haut. Il est mort en 1909 à Paris à l'âge de 71 ans, mais il appartenait à la Hollande. (Source du texte : Bibliothèque universelle et Revue suisse, 1909)

Le massage par la méthode de Mezger.

La méthode du Dr Mezger émanait à  son époque de théories quelque peu révolutionnaires.  Voici ce qu'en écrivait la France médicale en janvier 1884, au départ d'un livre intitulé Traité théorique et pratique du massage (Un ouvrage du Dr Norström publié à Paris en 1884 chez Delahaye et Lecrosnier, éditeurs.) :

    [...] Le Dr Mezger, d'Amsterdam, s'est fait l'apôtre du massage, non par des écrits, mais par un enseignement pratique qui a eu rapidement un énorme succès dans son pays, et des médecins distingués, ses élèves, sont passés maîtres à leur tour et ont répandu sa doctrine: C'est également le but que se propose l'auteur; nous avons pensé que quelques pages sur ce sujet intéresseraient nos lecteurs de la France médicale.
    Disons d'abord quelques mots du Manuel opératoire.
    Ici, les descriptions sont insuffisantes : il faudrait voir à l'œuvre M. Mezger ou ses élèves. Cependant, on doit distinguer dans le massage quatre procédés : l'effleurage, la friction, le pétrissage et le tapotement.
    L'effleurage consiste à passer doucement la paume de la main sur la peau. Il faut toujours commencer vers la périphérie et glisser dans une direction centrale. Avant que la main droite ait tout à fait terminé son mouvement, on le recommence avec la gauche en partant du même point.
    La friction est une modification de cette première manoeuvre : la force déployée est plus considérable. Une des mains repose par sa face palmaire sur le membre et frotte de bas en haut comme pour l'effieurage ; en même temps, la seconde main reposant sur la jointure même fait d'autres frictions circulaires énergiques. Ce procédé est, pensait-il, assez difficile à saisir.
    Le pétrissage est surtout applicable au massage des muscles.
    On saisit entre le pouce et l'index le corps charnu ou l'extrémité tendineuse, puis on l'attire et on l'isole autant que possible des parties voisines; en même temps, on le froisse, on le comprime entre les doigts. Ce mouvement est suivi d'un tapotement transversal exécuté soit avec la face palmaire de l'index, soit avec le bord cubital de la main.
    Ces manœuvres sont faites concurremment par les deux mains qui doivent se placer à une faible distance l'une de l'autre.
    Le tapotement se fait à main ouverte et à, poing fermé.
    Parfois les mains sont excavées en bateau comme quand on veut produire une explosion factice parleur choc. Il reste entre la partie intéressée et la face de la main une couche d'air plus ou moins épaisse ; c'est le tapotement à air comprimé qui s'adresse aux extrémités nerveuses. Si l'on peut au contraire réagir sur des parties profondes, il faut faire avec les mains le tapotement à poing fermé.
    Le massage doit être souvent complété par d'autres pratiques, telles que les mouvements passifs qui, pour certains auteurs, ne sont qu'une simple manœuvre du massage.
    Dans le domaine chirurgical, Mezger emploie le massage contre les affections les plus diverses des articulations et dans des cas véritablement inattendus. Je ne veux pas parler de l'entorse. Le traitement par le massage est accepté par les auteurs classiques. Mais dans l'arthrite aiguë, dans les luxations récentes, on est quelque peu surpris de l'application de la méthode. L'auteur reconnaît que la doctrine de l'immobilisation thérapeutique dans les maladies des jointures est un véritable dogme et qu'il fallait un certain courage pour se poser franchement en réformateur et en hérésiarque. Ce courage, Mezger l'a eu. Pour lui, le massage est un antiphlogistique puissant ; il fait disparaître la stase veineuse, active la résorption de l'agent immédiat des phlegmasies, rétablit les choses dans l'état normal. Les résultats obtenus par lui paraissant d'ailleurs lui donner raison, en ce qui concerne l'innocuité de la méthode. Dans l'arthrite aiguë, on a vu, dès les premières séances, la douleur et la tuméfaction diminuer, et bientôt la résorption, au lieu d'être momentanée et consécutive à l'intervention, est devenue permanente. Dans les arthrites chroniques, le massage trouve encore son emploi dans, certains cas, mais il faut bien distinguer. Toutes les fois qu'on est en présence d'un exsudat dont la résorption est possible et non pas dangereuse, le massage rendra des services. Mais s'il y a de la suppuration, si les probabilités sont en faveur d'une synovite ou d'une ostéite tuberculeuse, on se gardera bien de masser. Dans les luxations, le massage est indiqué au même titre que dans l'entorse. M. Gerst (de Wurzbourg) l'emploie immédiatement après la réduction. Il choisit au début l'effleurage ; plus tard, on emploie des mouvements actifs et passifs et des bains chauds. Une application des plus surprenantes de la méthode est celle qui consiste à traiter par le massage le rhumatisme articulaire aigu ! Appliqué dans les premiers jours, son action serait à peu près nulle. Plus tard, quand la température reste élevée, on aurait pu, par son emploi judicieux, diminuer la durée et amener une défervescence thermique. Nous avouons avoir de la peine à comprendre qu'on puisse exercer des manœuvres quelconques en pareil cas.
    Il n'en est plus de même contre les raideurs articulaires et les fausses ankyloses : le massage peut alors donner d'excellents résultats. Nous arrivons à une application très hardie du massage : l'auteur ne craint pas de s'en servir dans les fractures, et cela, non pas seulement quand le cal est formé pour activer le retour des mouvements, mais à une époque beaucoup plus rapprochée de l'accident. " Peu de chirurgiens, dit-il, préconisent le placement précoce d'un appareil sur un membre tuméfié, l'immobilisation immédiate de fragments séparés et déplacés par une masse de sang plus ou moins abondante. La plupart mettent un appareil d'attente et laissent à la nature le soin de faire disparaître les accidents primitifs avant d'établir une contention pour longtemps. Il nous semble qu'il est tout naturel de l'aider. " Nous avons bien des fois au contraire appliqué un appareil plâtré immédiatement après l'accident et les suites ont marché fort bien. D'ailleurs, en supposant même qu'on n'entrave pas ainsi la consolidation, nous comprenons difficilement qu'on puisse en ce moment avoir recours au massage, à cause de l'intensité de la douleur que produisent les plus légers mouvements.
    Certaines fractures, dit l'auteur, ne se consolident pas ou se consolident par un cal fibreux : une des objections faites à la méthode est alors éliminée. Il en est ainsi des fractures de l'olécrâne. Dès lors, certains auteurs se sont résignés à obtenir une pseudarthrose et ont cherché à en tirer le meilleur parti possible. Dans les fractures de la rotule, il est également fort difficile d'obtenir une consolidation osseuse, quoique cela ne soit pas impossible. Mais il reste à savoir si elle présente assez d'avantages pour qu'on doive la chercher. Mezger a résolu la question par la négative et, dès lors, il a poursuivi rigoureusement les conséquences de sa manière de voir en ne cherchant à combattre quel'immobilité ultérieure. Les mouvements actifs et passifs sont commencés le lendemain même de l'accident, dès que par le massage on a pu les rendre tolérables. Le procédé des plus hardis a, paraît-il, conduit à des résultats satisfaisants.
    Le massage s'applique à la plupart des affections du système musculaire. Dans les myosites aiguës ou chroniques, dans les contractures et les atrophies musculaires, il a donné de nombreux succès. [...]

dimanche 1 novembre 2020

Sissi à Zandvoort — Sisi in Zandvoort — Artiste/ Kunstenaar Stefan de Groot

L'artiste numérique néerlandais Stefan de Groot est l'auteur de ce portrait de l'impératrice Elisabeth à Zandvoort. Pour les amateurs, le portrait est disponible à l'achat en poster : https://www.stefandegroot.net/product/poster-sisi-in-zandvoort/
Source de l'image / Commande du poster : 
https://www.stefandegroot.net/product/poster-sisi-in-zandvoort/


[FR] Le 25 mai 1884, l'impératrice Sissi fit une promenade de 12 heures de Zandvoort à Scheveningen. Dans le portrait de Sissi à Zandvoort, Sissi se tient sur la plage de Zandvoort en face de l'hôtel von Kaufmann en 1884 et est sur le point de partir pour Scheveningen. Elle porte une robe victorienne deux pièces turquoise. Dans ses mains, elle tient un éventail noir et un parasol rose. Sissi était en villégiature à Zandvoort pour se soigner car elle souffrait de douleurs rhumatismales. L'artiste numérique Stefan de Groot a peint ce portrait pour le musée de Zandvoort où la peinture originale a été exposée. Le portrait faisait partie de l'exposition «L'impératrice Sissi: en fuite d'elle-même».

[NL] Op 25 Mei 1884 maakte keizerin Sisi een 12-urige wandeling van Zandvoort naar Scheveningen. In het portret Sisi in Zandvoort staat Sisi op het Zandvoortse strand voor Hotel von Kaufmann in 1884 en staat op het punt om te vertrekken naar Scheveningen. Zij draagt een turquoise Victoriaanse jurk uit twee delen. In haar handen heeft ze een zwarte waaier en en roze parasol. Sisi was op bezoek in Zandvoort voor haar gezondheid omdat ze last had van reumatische klachten. Digitaal kunstenaar Stefan de Groot schilderde dit portret voor het Zandvoorts Museum waar het originele schilderij hangt. Het was onderdeel van de tentoonstelling ‘Keizerin Sisi: op de vlucht voor zichzelf’.

Voici encore  une vidéo où l'artiste nous explique en néerlandais son passionnant travail :


Mit der Kamera über den Bozner Markt — 22 Fotos

  © Marco Pohle