samedi 3 juillet 2021

Kunsthaus Marstall — MT Hennig — Ausstellung Hommage an König Ludwig II. von Bayern (bis 10. Juli )



Mehr Bilder auf dem Website des Künstlers MT HENNIG : https://www.mt-hennig-art.com/
 

Bayerische Landesausstellung 2021: Götterdämmerung II - Die letzten Monarchen

  

Bayerische Landesausstellung 2021: Götterdämmerung II - Die letzten Monarchen

Die Bayerische Landesausstellung 2021 wird im Haus der Bayerischen Geschichte in Regensburg vom 23. Juni 2021 bis zum 16. Januar 2022 zu sehen sein. 
Die Ausstellung spannt den zeitlichen Bogen vom Tod König Ludwigs II. 1886 bis zum Tod Ludwigs III. 1921. „Götterdämmerung II – Die letzten Monarchen“ erzählt vom Lebensgefühl und den Schicksalen der letzten Herrschergeneration vor der Revolution 1918. Im Blickpunkt stehen die europäisch weit verzweigten Familien um Kaiserin Elisabeth von Österreich („Sisi“), Prinzregent Luitpold von Bayern sowie Queen Victoria von Großbritannien und Irland, verheiratet mit Prinz Albert von Sachsen-Coburg und Gotha. 


Dmitri Tcherniakov vide le Freischütz de sa substance à l'opéra de Munich

La scène de l'assassinat d'un quidam
Crédit photos © Wilfried Hösl

Le Freischütz fête cette année son bicentenaire. La première représentation eut lieu au Königliches Schauspielhaus de Berlin le 18 juin 1821. L'œuvre rencontra un succès immédiat, qui se propagea rapidement dans toute l'Europe et devint le symbole de la naissance de l'opéra romantique allemand. Parmi les nombreux artistes qui ont été influencés par le Freischütz figure le jeune Richard Wagner, qui sera considéré par beaucoup comme le successeur de Weber.

Le Bayerische Staatsoper a cette année voulu célébrer dignement cet anniversaire en offrant à son public une nouvelle mise en scène de l'oeuvre confiée à Dmitri Tcherniakov, qui, à son habitude, a également pris en charge les décors. Le metteur en scène russe donne ici sa cinquième production munichoise, après la Khovantchina, le Dialogue des Carmélites , Lulu et Simon Boccanegra. La première de ce Freischütz eut lieu le 13 février 2021 sans public, pandémie oblige. Elle fut diffusée en vidéostream sur la toile. 

Dmitri Tcherniakov a souhaité donner une nouvelle version de l'oeuvre en aménageant le livret original de Friedrich Kind.  Pour les parties chantées, le texte reste inchangé et suit l'arrangement pour piano qui a également servi de base aux répétitions de cette production. C'est dans les dialogues parlés qu'il y a eu des coupes en partie importantes, mais à part cela, seulement des "changements linguistiques" mineurs. Voici l'argument revu par Tcherniakov reproduit du programme :

L'argument de Dmitri Tcherniakov.

L'action se déroule en un jour et une nuit, la veille du mariage d'Agathe et de Max.

PREMIER ACTE

Agathe, la fille de l'influent Kuno, va épouser le jeune Max. Lorsque Max entre dans la maison de Kuno, il entrevoit les nouvelles perspectives qui s'ouvrent à lui dans sa vie et pour sa carrière. Devenir le mari d'Agathe lui permettra d'accéder à des cercles d'influence complètement nouveaux.

Cependant, la relation tendue entre Kuno et sa fille pourrait devenir un obstacle. Kuno, mécontent du comportement d'Agathe qui ne lui a pas demandé son consentement pour le mariage, donne néanmoins son accord.

Mais à la veille du mariage, en présence de tous, Kuno pose une condition à Max. Celui-ci doit, devant tout le monde, réussir une épreuve: il devra tirer avec une arme sur la cible désignée par Kuno. Max ne se sent pas en mesure de réussir ce défi. Tout est remis en jeu : sa position sociale, sa carrière, la main d'Agathe.

Kuno prépare pour le lendemain, le jour du mariage, l'épreuve de tir qui sera décisive pour l'avenir de Max.

Celui-ci est tourmenté. Kaspar, une de ses vieilles connaissances, tente de l'apaiser et lui propose son aide. Il lui donne rendez-vous à minuit.

DEUXIÈME ACTE

Le soir même, la veille du mariage, Agathe attend Max à l'heure convenue. Mais il n'arrive toujours pas. Ännchen [diminutif d'Annette], une amie proche, essaie de la convaincre de ne pas s'inquiéter outre mesure.

Max arrive en retard et explique aussitôt qu'il ne va rester qu’une minute, Il aurait beaucoup à faire et doit repartir tout de suite. Alarmée, Agathe tente de le persuader de rester. Mais Max demeure inflexible et disparaît. Agathe est désespérée.

Au cours de la nuit, Max retrouve Kaspar. Mais une autre personne est présente : un certain Samiel, qui, par son aide et son soutien, tient Kaspar dans une constante dépendance. Kaspar demande à Samiel de diriger le lendemain matin l'arme de Max sur la mariée, en plein cœur. Fou d'Agathe, Kaspar ne peut en aucun cas tolérer que l'irréparable se produise — à savoir qu'Agathe devienne demain la femme de Max. Épouvanté par ces événements, Max perd connaissance.

TROISIÈME ACTE

Au matin, après une nuit atroce, Agathe se sent seule. Elle est envahie par de sombres pressentiments. Ännchen s'efforce de la réconforter avec les préparatifs du mariage. Mais dans la boîte à cadeaux apportée par Ännchen, Agathe découvre une couronne mortuaire.

Juste avant la célébration du mariage, Max se prête au test annoncé par Kuno : un tir d’essai. Il pointe l’arme sur le cœur d'Agathe … (Source du texte de l'argument : programme du Bayerische Staatsoper).

Pour les lecteurs qui ne seraient pas familiers du Freischütz, en voici un court résumé dû à la plume d'un célèbre musicologue français Julien Tiersot :

L'intrigue 

L'intrigue se passe en Bohême vers 1648, juste après la guerre de Trente ans. Max, jeune garde-chasse du Prince, considéré comme le meilleur tireur des environs, se désole car il vient de perdre un concours de tir, où a triomphé un simple paysan, Killian. Max aime Agathe, la fille du garde forestier Kuno. Il voudrait gagner le concours de tir du lendemain dont l'enjeu est la nomination du nouveau garde-chasse et obtenir ainsi la main d'Agathe. Son ami Kaspar le forestier a vendu son âme au maléfique Samiel et pour être sauvé, Kaspar doit lui amener une nouvelle proie. Kaspar, acculé, propose d'en fournir une par l'infortuné Max. Pour réussir son concours, Max accepte que Kaspar lui fournisse des balles magiques, sans savoir qu'il est l'enjeu de Kaspar et la proie du maléfique Samiel. Agathe est inquiète bien qu'Ännchen (Annette) la rassure ; Max arrive puis la quitte sous prétexte d'aller chercher un cerf qu'il a tué dans la Gorge-au-loup. Au milieu de visions terribles et de bruits étranges, Kaspar prépare sept balles pour Max, mais la dernière obéira à la volonté de Samiel, ce que Max ignore. Agathe prie et se prépare à épouser Max ; elle fait des cauchemars, mais une fois encore, Ännchen la réconforte. Max surprend tout le monde lors du concours de tir. Le prince lui ordonne de tirer sur une colombe blanche avec la septième balle. Agathe sort du bosquet où se trouve la colombe et lui crie de ne pas tirer. Max tire, la colombe s'envole et Agathe tombe inanimée. Heureusement elle n’est pas morte car un ermite a détourné le coup sur le sinistre Kaspar qui meurt en blasphémant. Max avoue avoir participé au pacte avec le diable en acceptant la fourniture des balles magiques par désespoir et faiblesse et le Prince lui impose un délai d’un an avant de pouvoir épouser Agathe.

Le décor de Tcherniakov

Ignorant les sombres forêts allemandes de la Bohême de la moitié du 17e siècle, faisant l'impasse sur la fameuse gorge du loup, Tcherniakov déplace l'action et le temps de l'action à l'étage supérieur du building d'une société sans doute multinationale dont Kuno (excellent Bálint Szabó) est le CEO. Il n'est plus question non plus d'un concours de tir ; ici on ne tue plus des animaux, on fait la chasse à l'homme. La figure de Kuno s'est dépouillée des oripeaux d'un important forestier, elle  tient de celle d'un parrain mafieux : d'une puissance et d'un prépotence sans borne, impérieux, cruel et machiavélique, il règne en souverain absolutiste sur le personnel entièrement à sa botte. Les trois actes se déroulent dans une grande salle de réception délimitée par une paroi toute en courbes, en forme de vague. La paroi est constituée de grands panneaux de bois de palissandre juxtaposés qui peuvent tous  pivoter, ouvrant alors sur un de buildings urbains. Le personnel de Kuno est réuni pour une réception au champagne, pas de sièges, mais de hautes tables rondes, recouvertes de nappes descendant au sol et décorées de fleurs blanches artificielles, apportées sans doute par les employés (masqués, covid oblige) d'une société de catering spécialisée dans l'organisation de mariages. On pourrait se trouver au coeur de béton aseptisé de n'importe quelle grande ville du monde. Le déroulement temporel est exprimé par le jeu des lumières de l'éclairagiste Gleb Flishtinsky dont nous connaissons déjà le travail pour sa participation à chacune des productions munichoises de Tcherniakov. Des moments de silence et de plongée dans l'obscurité totale découpent le temps. S'il n'y a plus de concours de tir, il y a des fusils : Kuno ordonne à son futur gendre d'assassiner au moyen d'un fusil à lunette de précision un quelconque civil anonyme circulant parmi la foule au bas de l'immeuble, une espèce d'acte gratuit gidien... Max s'en montre incapable et en est malade, il perd la face aux yeux de tous les collaborateurs de Kuno invités au raout. Et c'est un des autres participants qui s'en charge. Plus tard, on apprendra qu'il ne s'agissait que d'une mise en scène imaginée par Kuno pour déstabiliser un gendre dont il ne veut pas.

Avant même la première scène Tcherniakov a fait projeter au-dessus du caisson scénique une vidéo (due au Show Consukting Studio) présentant un à un les protagonistes juxtaposés en gros plans faciaux surdimensionnés, un peu comme une présentation d'un roman-photos à paraître. Un procédé dont on sait que le metteur en scène est friand et qui va accompagner toute la représentation, par des projections épisodiques de textos en commentaires de l'action.

Ce décor unique est en soi iconoclaste, il oblitère des aspects essentiels du livret et de l'action : la forêt profonde giboyeuse, la chasse aux animaux sauvages ; il fait l'impasse sur la représentation de la terrifiante gorge du loup et ne fait aucune référence à la foi chrétienne, une  foi profondément enracinée qui s'accompagne dans l'opéra de Weber de croyances aux forces démoniaques maléfiques et à de pratiques de magie noire.

Les personnages

Agathe est  devenue la riche héritière d'un CEO despotique qui échange des SMS avec son amie et confidente Ännchen, une jeune femme fort curieuse, deux femmes d'aujourd'hui conscientes de leurs droits. Max est une espèce de pantin désarticulé, écartelé entre soin ambition, son amour et son incapacité à passer l'épreuve imposée par un futur beau-père machiavélique qui rechigne à ce mariage que lui impose sa fille. Ännchen se révèle fort mauvaise amie, car à la fin de l'action tchernakovienne elle présente une couronne mortuaire à Agathe. À ce moment, le texte des pensées réelles des deux femmes est affiché comme dans un échange de SMS : Ännchen n'a jamais été l'amie d'Agathe, peut-être était-elle poussée par sa propre ambition en simulant l'amitié avec la fille du patron ou encore avec son allure garçonne et ses cheveux courts aimait-elle Agathe d'un amour plus sensuel et est-ce une jalousie morbide qui la pousse à offrir une couronne funéraire à la femme qu'elle désire  et voudrait posséder, et dont le mariage imminent met un terme à ses espérances.

Les rôles de Kaspar et de Samiel sont fusionnés dans un seul personnage paranoïaque : Kaspar se croit possédé par l'esprit de Samiel dans une espèce de dédoublement de personnalité. Le chanteur Kyle Keltesen change de registre vocal en descendant vers une basse profonde pour donner la partie de Samiel. 

Le cadre naturel et animalier, la magie et les fantasmagories diaboliques du Freischütz ont disparu dans la mise en scène de Tcherniakov qui semble avoir voulu donner une critique du monde déshumanisé dans la jungle sauvage du capitalisme contemporain, un monde dans lequel tous les coups sont permis et où les personnages apparaissent sans âme et sans conscience. Le metteur en scène va jusqu'à remettre en question le finale de l'oeuvre en faisant un Open End. La balle semble d'abord abattre Agathe qui tombe inanimée. En fait elle n'était qu'évanouie, elle se relève et Max tue alors Kaspar, qui s'effondre. Mais à ce moment, de violentes lumières viennent aveugler le public et lorsqu'il recouvre la vue, c'est pour voir Agathe à nouveau étendue sur le sol et Kaspar en pied. 

Scène de l'amour lesbien ? Anna Prohaska (Ännchen) en garçonne
et Golda Schultz en mariée

Restent la musique et le chant

Les chanteurs et les chanteuses, les choeurs mêmes ont bien du mal à trouver leurs marques dans cette mise en scène désenchantée. Mais la direction musicale d'Antonello Manacorda a su rendre avec transoarence la belle vivacité de ce chef d'oeuvre du premier romantisme allemand. L'excellence de l'orchestre donne à nouveau toutes ses preuves. Mancorda maîtrise les changements de style rapides de la composition et donne à l'orchestre les moyens d'exprimer les richesses et la diversité musicales de la partition que la mise en scène a escamotées. La beauté des cors est fascinante.

La reine de la soirée est certainement la merveilleuse Golda Schultz qui éblouit et transporte le public de sa voix solaire. Son chant compense la magie oblitérée. Sa cavatine, qui exige autant d'âme, de finesse et de tendresse, enivre par un subtil mélange de délicatesse et de puissance émotionnelle. Golda Schultz est stellaire dans le rôle ! 

Kyle Ketelsen fut pour moi une des belles découvertes de la soirée : le baryton-basse américain dispose d'une technique assurée et d'une voix d'une telle étendue et d'une telle portée qu'il peut interpréter les deux rôles de Kaspar dans un baryton sombre et puissant et de Samiel avec une basse profonde méphistophélique sans qu'on s'y trompe jamais. Son jeu scénique est à l'aune de sa voix, d'une puissance confondante.

Pavel Černok avait sans doute le rôle le plus difficile à porter. S'il rend bien le personnage dépecé imaginé par la mise en scène, — avec sa complexité déchirée, parfois bouffon, souvent martyr, émouvant dans son amour et plus encore dans sa détresse, pantin clownesque, — il peine à convaincre. 


Les spectateurs apprécieront ce qu'il faut penser de cette modernisation, de cette déchristanisation et de cette psychologisation de l'action du Freischütz. Si l'on peut rejoindre Tcherniakov dans sa critique du monde contemporain, du despotisme industriel et peut-être aussi de la montée des dictatures, on peut se demander si l'opéra doit servir de tribune à une telle diatribe et si un chef d'oeuvre absolu du romantisme allemand doit à ce point être vidé de sa substance. En tant que conte fantastique, le Freischütz contient en soi la critique de toutes les malfaisances produites par des egos surdimensionnés tels ceux de Kuno et de Kaspar. Comme les tragédies antiques, la crainte des forces maléfiques exprimée par le génie de la composition et du chant entraîne un merveilleux effet cathartique absolument libérateur que cette nouvelle mise en scène n'apporte en rien.

Prochaine représentation : le 5 juillet (quelques places restantes), puis en novembre et en décembre. Cliquer ici pour les réservations.

jeudi 1 juillet 2021

Sonderausstellung im Geigenbaumuseum Mittenwald — Bis 12.09.2021 — Expo au musée du violon de Mittenwald




[DE] Gleicher Blickwinkel - Mittenwald gemalt und fotografiert Bis 12.9.2021

Mittenwald wurde erst spät touristisch erschlossen und von Künstlern entdeckt. Noch 1860 schrieb Ludwig Steub: "Ein Markt zwischen hohe Gebirge eingeklemmt, (…) ist eigentlich in unseren Voralpen der einzige größere Ort, der keine Sommerfrischegäste anzieht.“

Seit Ende des 19. Jahrhunderts war Mittenwald verkehrstechnisch einfacher erreichbar und wurde nun auch als touristisches Ziel sehr bekannt. Das pittoreske Dorf mit seinem charakteristischen Kirchturm vor der großartigen Kulisse von Karwendel und Wetterstein wurde zeitgleich zum beliebten Motiv zahlreicher Maler. Anian Irl (1860-1936) kam 1893 als erster Berufsfotograf nach Mittenwald, richtete hier ein Fotoatelier ein und gründete einen Ansichtskartenverlag. Zusammen mit seinem gleichnamigen Sohn und anderen Fotografen dokumentierte er die Entwicklung des Marktes bis zum Beginn des Zweiten Weltkriegs.

In dieser Ausstellung treffen Fotografien und Gemälde aus zwei Privatsammlungen aufeinander. Historische Realität und künstlerische Interpretation.

Weitere Informationen als PDF-Datei

Quelle und mehr Info : http://www.geigenbaumuseum-mittenwald.de/index.php?id=71

[FR] Mittenwald dans la peinture et la photographie 

C n'est que tardivement que Mittenwald s'est développée pour le tourisme et a été  découverte par les artistes. Ludwig Steub en donnait une description en 1860 : "Un marché coincé entre de hautes montagnes, (...) est en fait le seul endroit  important de nos Préalpes qui n'attire pas les estivants."

Depuis la fin du 19e siècle, Mittenwald est devenue plus facile à atteindre par les transports publics et est devenue une destination touristique très connue. Le village pittoresque, avec son clocher caractéristique et la magnifique toile de fond des montagnes du Karwendel et du Wetterstein, est devenu en même temps un sujet populaire pour de nombreux peintres. Anian Irl (1860-1936) est arrivé à Mittenwald en 1893 en tant que premier photographe professionnel, y a installé un studio de photographie et a fondé une maison d'édition de cartes postales. Avec son fils du même nom et d'autres photographes, il a documenté le développement de la petite ville  jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale.

Dans cette exposition, on pourra admirer des photographies et des peintures provenant de deux collections privées. La réalité historique et son interprétation artistique.

Source du texte allemand et plus d'info : http://www.geigenbaumuseum-mittenwald.de/index.php?id=71 (site en allemand et en anglais) 

mercredi 30 juin 2021

König Ludiwg II. Denkmal — Partenkirchen — 18 Bilder / 18 photos — Le monument au roi Louis II de Bavière



















 *        *
*

[DE]

Hedwig Brand (Courths-Mahler) 
König Ludwig und sein Schützling
ISBN-13: 9783753464282
Books on Demand

Hedwig Courths-Mahler veröffentlicht ihren romantischen historischen Roman "König Ludwig und sein Schützling" unter dem Pseudonym Hedwig Brand. Das Buch erschien 1911 bei Richard Hermann Dietrich in Dresden, am 25. Jahrestag des tragischen Todes des Königs, der sich am 13. Juni 1886 im Starnberger See ereignete. Der Schützling des Königs ist das Kind eines Försterehepaares, das in einem Wald bei Schloss Hohenschwangau lebte. Der König freundet sich bei einer zufälligen Begegnung mit dem Mädchen an und will ihr die bestmögliche Ausbildung zukommen lassen. Das kleine Mädchen, Walpurga Malwinger, genannt Burgerl, war musikalisch und gesanglich begabt und der König förderte ihre musikalische Ausbildung. Das Kind wuchs zu einer schönen jungen Dame heran. Eines Tages hörte Richard Wagner sie singen und geriet sofort in den Bann ihrer wunderbaren Stimme.
Ein Buch, das Freunde von Ludwig II. und Richard Wagner begeistern dürfte.

[FR]

Hedwig Brand (Courths-Mahler) 
La pupille du roi Louis II de Bavière

C'est en 1911 que Hedwig Courths-Mahler publia son roman sentimental historique König Ludwig und sein Schützling (« La pupille du roi Louis II de Bavière ») sous le pseudonyme d'Hedwig Brand. 110 ans après sa publication ce roman wagnérien est enfin traduit en français.


La protégée du roi est l'enfant d'un couple de forestiers vivant au coeur d'une forêt proche du château de Hohenschwangau. Au hasard d'une rencontre, le roi se lie d'amitié avec la petite fille au point de vouloir lui assurer la meilleure des formations scolaires possible. La petite fille, Walpurga Malwinger, dite Burgerl, est douée pour la musique et le chant et le roi favorise sa formation musicale. L'enfant grandit et devient une ravissante jeune fille. Un jour le hasard veut que Richard Wagner l'entende chanter et tombe immédiatement sous le charme de sa voix merveilleuse...

Un conte initiatique qui devrait ravir les amis de Louis II et de Richard Wagner.

Pour lire un extrait et/ou commander le livre, cliquer sur https://www.bod.fr/librairie/la-pupille-du-roi-louis-ii-de-baviere-hedwig-courths-mahler-9782322230464





Villa Strauss in Garmisch / La villa Strauss (2) — La tombe de Guntram / Guntrams Grabmal


[DE] Straußscher Humor

Eines Tages beschloss Richard Strauss, seinen erstgeborenen Sohn Guntram zu begraben, der vom Orchester des eigenen Vaters brutal ermordet worden war. Guntrams Grab befindet sich auf dem Gelände der Strauß-Villa im oberbayerischen Garmisch, einem privaten Park, der nicht öffentlich zugänglich ist.

Das Grab wird von einem naiven Gemälde der Villa der Familie Strauss überragt und trägt die folgende, in gotischer Schrift gemalte Inschrift:

hier ruht
der ehr- und tugendsame Jüngling
GUNTRAM,
(Minnesänger)
der vom symphonischen 
Orchester seines eigenen
Vaters Grausamkeit 
wurde erschlagen
Er ruhe in Frieden

Es wird erzählt, dass Guntrams Vater einige Seiten der Partitur seiner Oper an dieser Stelle vergraben hat. Aber seine Nachkommen versichern mir, dass dies nicht der Fall ist. Solange die Exhumierung nicht durchgeführt wurde, werden wir das letzte Wort über dieses Geheimnis der Geschichte nicht kennen...

Übersetzt mit www.DeepL.com/Translator (kostenlose Version)

[FR] Humour straussien

Un beau jour, Richard Strauss décida d'enterrer Guntram, son premier né, qui avait sauvagement été assassiné par l'orchestre de son propre père. La tombe de Guntram se trouve dans le parc de la villa Strauss à Garmisch en Haute-Bavière, un parc privé dont la visite n'est pas autorisée au public.

La tombe est surmontée d'une peinture naïve, qui représente la villa de la famille Strauss entourée de deux anges orants, et porte l'inscription suivante, peinte en caractères gothiques :

hier ruht
der ehr- und tugendsame Jüngling
GUNTRAM,
(Minnesänger)
der vom symphonischen 
Orchester seines eigenen
Vaters grausam 
erschlagen wurde
Er ruhe in frieden

(Ici repose Guntam (Minnesänger), un  jeune homme honorable et vertueux, qui fut assassiné par l'orchestre symphonique par l'orchestre symphonique de son propre père. Qu'il repose en paix  !)

L'on raconte que le père de Guntram aurait enterré à cet endroit quelques pages de la partition de son opéra. Mais ses descendants assurent, m'a-t-on confié, affirment qu'il n'en est rien. 

Tant qu'on n'aura pas pratiqué l'exhumation, on ne saura pas le fin mot de ce secret d'histoire...

Photos / Bilder © Luc-Henri Roger

Voir aussi / Siehe auch : Villa Strauss in Garmisch / La villa Strauss (1) https://luc-henri-roger.blogspot.com/2021/06/villa-strauss-in-garmisch-la-villa.html

À propos de Guntram : lire https://luc-henri-roger.blogspot.com/2021/06/guntram-le-premier-opera-de-de-richard.html

mardi 29 juin 2021

Kirill Petrenko — Gedenkkonzert Hermann Levi / Concert à la mémoire d'Hermann Levi — Garmisch 02.07.2021 / München 23.07.2021

 


[DE] Hermann Levi (1839 Gießen – 1900 München) war fast ein Vierteljahrhundert Generalmusikdirektor und Hofkapellmeister am Königlichen Hof- und Nationaltheater München. (Länger als er hat nur Franz Lachner diese Position innegehabt.) Zuvor war er nach Stationen in Saarbrücken, Mannheim und Rotterdam mehrere Jahre Hofkapellmeister in Karlsruhe. Seine letzten Lebensjahre verbrachte er in Partenkirchen, seit 1898 als Ehrenbürger; dort ist er auch bestattet. Nachdem man sein von Adolf v. Hildebrand entworfenes Mausoleum erst hat verfallen und in den 1950er Jahren beseitigen lassen, ist die Grabstätte nun neugestaltet worden.

Hermann Levi verbindet in seiner Künstlerpersönlichkeit die beiden großen Felder, auf denen das Bayerische Staatsorchester sich auszeichnet: Oper und Konzert. Er war viele Jahre einer der engsten Freunde von Johannes Brahms und hat mehrere seiner Werke uraufgeführt. Später wurde er zum wichtigsten musikalischen Mitarbeiter Richard Wagners. Er hat dessen Parsifal uraufgeführt und blieb bis 1894 unverzichtbarer Dirigent bei den Bayreuther Festspielen.

Auch für andere zeitgenössische Komponisten, die im damaligen Repertoire noch nicht allgemein anerkannt waren, hat er sich eingesetzt, zum Beispiel für Robert Schumann, Anton Bruckner, Hector Berlioz und Peter Tschaikowsky. Nicht zuletzt ist ihm zu verdanken, dass sich Mozarts da-Ponte-Opern als Zyklus auf den Opernbühnen etabliert haben; er hat alle drei weitgehend in ihrer Originalgestalt aufgeführt und werkgetreu übersetzt. Viele sprichwörtlich gewordene Formulierungen wie „Reich mir die Hand, mein Leben“ gehen auf Levi zurück.

Aufgrund seiner jüdischen Herkunft wurde seit den 1930er Jahren seine Bedeutung heruntergespielt und sein Andenken vernachlässigt – ganz konkret (mit der Beseitigung seines Mausoleums in Partenkirchen) und geistig (mit der Eliminierung seines Namens auf Straßenschildern und in Notenausgaben und mit der Auslöschung des kulturellen Gedächtnisses an sein Wirken). Um dieses Versäumnis richtigzustellen und die Erinnerung an Hermann Levis Bedeutung für die Musik wieder lebendig werden zu lassen, wollen Kirill Petrenko und das Bayerische Staatsorchester mit dem heutigen Konzert einen Beitrag leisten.

[FR] Hermann Levi (1839 Giessen - 1900 Munich) fut directeur musical général et maître de chapelle de la cour au Théâtre de la cour et national de Munich pendant près d'un quart de siècle. (Le seul Franz Lachner a occupé ce poste plus longtemps que lui.) Avant cela, après avoir été en poste  à Sarrebruck, Mannheim et Rotterdam, il fut  Kapellmeister de la Cour à Karlsruhe pendant plusieurs années. Il passa les dernières années de sa vie à Partenkirchen, dont il fut citoyen d'honneur à partir des 1898 ; il y est également enterré. Son mausolée, conçu par Adolf v. Hildebrand, tomba en ruine et fut démantelé dans les années 1950. Sa tombe est aujourd'hui réaménagée. Le nouveau monument sera inauguré le 2 juillet.

La personnalité artistique de Hermann Levi réunit les deux grands domaines dans lesquels l'Orchestre d'État de Bavière excelle : l'opéra et le concert. Pendant de nombreuses années, il fut l'un des plus proches amis de Johannes Brahms, dont il plusieurs œuvres. Il devint ensuite  le plus important collaborateur musical de Richard Wagner. Il dirigea le premier  Parsifal de Bayreuth en 1882 et resta un chef d'orchestre incontournable du festival de Bayreuth jusqu'en 1894.

Il a également soutenu d'autres compositeurs contemporains qui n'étaient pas encore largement reconnus dans le répertoire de l'époque, tels que Robert Schumann, Anton Bruckner, Hector Berlioz et Pierre Tchaikovsky. Enfin, c'est grâce à lui que les opéras da Ponte de Mozart se sont imposés en tant que  cycle sur les scènes d'opéra ; il les a interprétés tous les trois au détail près dans leur forme originale et en a donné des traductions allemandes fidèles. De nombreuses expressions allemandes devenues proverbiales, telles que "Reich mir die Hand, mein Leben" (qui traduit "La ci darem la mano / Là-bas, nous nous tiendrons la main", air célèbre du Don Giovanni), remontent à Hermann Levi.

Depuis les années 1930, son importance a été minimisée et son souvenir négligé en raison ses origines juives :  concrètement (avec le démantèlement de son mausolée à Partenkirchen) et spirituellement (avec l'élimination de son nom des plaques de rue et des éditions de partitions de musique, et avec l'effacement de la mémoire culturelle de son œuvre). Avec les deux concerts du mois de juillet, Kirill Petrenko et l'Orchestre d'État de Bavière veulent contribuer à rectifier cette omission et à faire revivre le souvenir de l'importance de Hermann Levi pour la musique.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

GEDENKKONZERT HERMANN LEVI / CONCERT COMMÉMORATIF

Musikalische Leitung / Direction musicake    Kirill Petrenko
Solistin / Soliste                                               Johanni van Oostrum
Orchester  / Orchestre                                      Bayerisches Staatsorchester
Violoncello                                                       Emanuel Graf
Orchesterakademie des Bayerischen Staatsorchesters (Siegfried-Idyll)

PROGRAMM / PROGRAMME :

Richard Wagner (1813–1883)
Siegfried-Idyll
Ruhig bewegt – Leicht bewegt – Lebhaft

Johannes Brahms (1833–1897)
Tragische Ouvertüre op. 81
Allegro ma non troppo – Molto più moderato – Tempo primo

Wolfgang Amadeus Mozart (1756–1791)
„Ihr Verwegnen … Wie der Felsen“. Arie der Fiordiligi aus Così fan tutte (in der Übersetzung von Hermann Levi / traduit par Hermann Levi)

Max Bruch (1838–1920)
Kol Nidrei. Adagio für Violoncello und Orchester op. 47
Adagio ma non troppo – Un poco più animato

Felix Mendelssohn Bartholdy (1809–1847)
Ouvertüre zu Ruy Blas op. 95
Lento – Allegro molto

Quelle des Textes / Source du texte :  Bayerische Staatsoper. Traduction de Luc-Henri Roger.

Restkarten nur für den 02. Juli  in Garmisch: Tel 08821 730 1995 (von 10 bis 12 Uhr / de 10H à 12H.)

Louis II de Bavière : 181 ans après sa naissance, les livres d'un passionné

Le roi Lohengrin Ce 25 août, nous commémorons le 181ᵉ anniversaire de la naissance du prince Louis de Bavière, le futur roi Louis II. Depuis...