samedi 31 juillet 2021
jeudi 29 juillet 2021
Symphonie en couleurs majeures d'Hermann Nitsch pour la nouvelle Walkyrie de Bayreuth
La nouvelle Walkyrie de Bayreuth est proposée en version concertante avec une distribution exceptionnelle. Les organisateurs du Festival ont invité Hermann Nitsch, un des plus grands artistes autrichiens contemporains, qui est aussi un des plus contestés, à accompagner la production sur le plan scénique. Les chanteurs, vêtus de longues tuniques noires, sont placés en avant-scène. Le plateau est recouvert d'une grande toile blanche rectangulaire autour de laquelle sont alignés des seaux de peinture. Le fond de scène se compose de deux immenses toiles rectangulaires en angle obtus. Ces toiles constituent le support sur lesquelles une dizaine d'actionnistes tout de blanc vêtus vont lancer ou faire dégouliner le contenu des seaux. Elles sont remplacées aux entractes, offrant un champ d'action vierge à l'acte suivant.
mercredi 28 juillet 2021
Jonas Kaufmann — Elisabeth Peyton — Nationaltheater München / Théâtre national de Munich
[De] Das Werk von Elisabeth Peyton, die Jonas Kaufmann schon oft porträtiert hat, hängt derzeit auf den Balkongängen der Bayerischen Staatsoper
[Fr] L'oeuvre d'Elisabeth Peyton, qui a souvent représenté Jonas Kaufmann, est actuellement accroché aux cimaises des couloirs du balcon du Bayerische Staatsoper.
Münchner Opernfestspiele — 7 deaths of Maria Callas, un Gesamtkunstwerk de Marina Abramović
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| Marina Abramović revisite la mort de Desdémone |
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| Marina Abramović en Callas dans la chambre parisienne de la chanteuse |
mardi 27 juillet 2021
Mathilde Mallinger als Elsa. Ein Gemälde von Alfred von Keller (ca. 1866-1869) im Münchner Nationaltheater
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| Mathilde Mallinger - Kammersängerin (1866-1869) (v. Keller pinxit) Dieses Bild ist auf den Balkongängen des Münchner Nationaltheaters zu sehen |
Die Protagonistin Walpurga Malwinger, genannt Burgerl, erinnert an die berühmte Wagner-Sängerin Mathilde Mallinger (1847-1920), die sowohl am Hoftheater in München als auch am Theater Unter den Linden in Berlin für Furore sorgte, schon allein wegen ihres Beinahe-Homonyms. Die kroatische Sopranistin Mathilde Mallinger wurde während ihres Gesangsstudiums in Wien von Richard Wagner entdeckt: Nachdem der Meister sie gehört hatte, empfahl er sie an die Bayerische Staatsoper in München, die sie, wohl auf Befehl des Königs, auch engagierte. Dort debütierte sie 1866 in der Titelrolle von Vincenzo Bellinis Norma und wurde von Publikum und Kritikern sofort einhellig gefeiert. Die nächsten drei Jahre verbrachte sie auf derselben Bühne und sang hauptsächlich Wagner-Rollen wie Elsa in Lohengrin und Elisabeth in Tannhäuser. Ebenfalls in München kreierte sie die Rolle der Eva in der Uraufführung von Die Meistersinger von Nürnberg am 21. Juni 1868. Erwähnenswert ist, dass König Ludwig II. ihr nach einer Lohengrin-Aufführung einen kostbaren Brillantarmreif schenkte, den er für sie bestellt hatte. Das Zentrum dieses nominellen Armbands trug Elsas Namen in Diamanten. Von Wagner seinerseits wurde sie mit einem riesigen Blumenstrauß und Komplimenten beschenkt, die nach einer Münchner Probe des Lohengrins verteilt wurden.
Mathilde Mallinger verließ daraufhin München und schloss sich 1869 dem Ensemble des Opernhauses Unter den Linden in Berlin an, wo sie bis 1882 auftrat. Sie sang 1869 die Elsa in der Berliner Uraufführung des Lohengrins und 1870 die Eva in Die Meistersinger. Auch ihre Sieglinde wurde in Berlin hochgelobt.
Mallinger und Malwinger teilen die gemeinsamen Merkmale außergewöhnlicher stimmlicher Schönheit, bemerkenswerter dramatischer Qualitäten und extremer Jugend, als sie die Rollen der großen Wagner-Heldinnen übernahmen: Elsa oder Eva mit 19 oder 20 Jahren zu interpretieren, setzt eine außerordentliche stimmliche Reife voraus. Aber abgesehen von den üppigen königlichen Geschenken und der Beinahe-Homonymität hört die Parallele hier auf. So, im Gegensatz zu anderen Sängern, die vergeblich versuchten, den König zu verführen, verließ Mathilde Mallinger München und ging nach Berlin, wo sie später einen Schauspieler und Theaterdirektor, den Baron Schimmelpfennig von der Oye, heiratete. Walpurga Malwinger hingegen blieb keusch und rein und hielt dem König die Treue, den sie auch nach seinem Tod weiter anbetete. Die Heldin des Romans hat nie geheiratet.
Quelle : Nachwort von König Ludwig und sein Schützling von Hedwig Courths-Mahler (BoD 2021)
Hedwig Courths-Mahler veröffentlicht ihren romantischen historischen Roman "König Ludwig und sein Schützling" unter dem Pseudonym Hedwig Brand. Das Buch erschien 1911 bei Richard Hermann Dietrich in Dresden, am 25. Jahrestag des tragischen Todes des Königs, der sich am 13. Juni 1886 im Starnberger See ereignete. Der Schützling des Königs ist das Kind eines Försterehepaares, das in einem Wald bei Schloss Hohenschwangau lebte. Der König freundet sich bei einer zufälligen Begegnung mit dem Mädchen an und will ihr die bestmögliche Ausbildung zukommen lassen. Das kleine Mädchen, Walpurga Malwinger, genannt Burgerl, war musikalisch und gesanglich begabt und der König förderte ihre musikalische Ausbildung. Das Kind wuchs zu einer schönen jungen Dame heran. Eines Tages hörte Richard Wagner sie singen und geriet sofort in den Bann ihrer wunderbaren Stimme.
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Le Barbier de Séville du Théâtre de la Gaertnerplatz a du piquant !
Le monde entier est un cactusIl est impossible de s'asseoirDans la vie, il y a qu'des cactusMoi je me pique de le savoirAïe aïe aïe!Ouille!Aïe aïe aïeJacques Dutronc
Mais quelle mouche a donc piqué le metteur en scène Josef E. Köpplinger et son décorateur Johannes Leiacker ? Une mouche ? Non ! Mais mille millions de mille cactus !
Dès l'ouverture, la toile d'avant-scène donne à voir un petit cactus en pot, en forme de Mickey Mouse, surplombé par un tout petit nuage, isolé dans le bleu du ciel, qui l'arrose aimablement. Et quand la toile se lève, on se trouve dans une rue dont les façades sont toutes peintes de cactus en gros plan, tout hérissés de dangereuses épines, Plus tard, quand on entrera dans la maison du Dr Bartolo et de sa pupille Rosina, on retrouvera le même décor tapissant les murs, sauf pour la chambre de Rosina, située en galerie à l'étage, et qui est décorée de fleurs mousseuses très voluptueuses en grand format.
C'est que les situations du Barbier sont bien épineuses ! Bartolo est amoureux de sa pupille qui en aime un autre, et il faudra toute l'ingéniosité de Figaro pour désépiner les chemins de l'amour et permettre au comte Almaviva, le soupirant de Rosina, d'épouser sa belle.
Le livret du Barbier, oeuvre de Cesare Sterbini, est déjà en soi l'un des plus drôles de l'histoire de l'opéra, avec des rebondissemnts plus cocasses les uns que les autres. Et quand ce livret tombe dans les mains du très inventif Josef E. Köpplinger, il en devient encore plus désopiquant, oups, pardon, désopilant voulais-je écrire.
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| Jennifer O'Loughlin, Gyula Rab, Daniel Gutmann, Cheour du Staatstheater am Gärtnerplatz © Christian POGO Zach |
Sur la scène du Théâtre de la Gaertnerplatz, la maison de Bartolo est située au coeur du quartier rouge où fleurissent les travailleuses du sexe. Drôle d'endroit pour protéger la vertu d'une jeune fille nubile ! Ces dames à la vertu passagère sont en fait bien sympathiques et reçoivent le tout venant au Prostibule (C'est le nom de la maison de passe), dont notamment des prêtres en soutanes qui passent et repassent sur la scène, le bréviaire à la main, et qui sans doute ont à coeur de convertir les belles de nuit. La prostitution n'est pas sans risques et l'on voit une jeune femme pousser un landeau, déjà en cloque d'un second enfant. Les filles de joie sont généreuses et solidaires, et lui donnent de l'argent. Figaro se montre lui aussi très généreux, il apporte des préservatifs à ces dames et aussi des sucettes à des gamins de rue qui lui remettent le produit de leurs larcins en échange, il n'y a pas de petits profits...Aux formes rebondies des dames répondent les torses musclés d'ouvriers le plus souvent occupés perchés sur des échelles à repeindre les cactus des façades ou à proposer de nouveaux modèles de papiers peints représentant des cactus bien épineux. Souvent, ces accortes jeunes gens souffrent de la chaleur et se déshabillent en dévoilant les puissantes musculatures de leurs torses triangulaires.
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| Le Dr Bartolo (Levente Páll) © Christian POGO Zach |
Dès l'ouverture, les violons et les bois de l'orchestre, menés par le très dynamique Michael Brandstätter, nous entraînent dans le monde aussi joyeux que mouvementé de Figaro auquel le bouillonnant Matija Meić prête son imposante stature. Guyla Rab chante le comte avec son ténor léger qu'il déploie plus en finesse qu'en puissance. La ravissante et talentueuse Jennifer O'Loughlin donne une excellente Rosina, qui sous des airs ingénus et avec des arias bien enlevés se montre éminemment futée et ingénieuse ("...e cento tappole faró giocar.""). Levente Páll compose un Bartolo des plus réussis : ce n'est pas le vieux barbon ridicule habituel mais un homme dans la force de l'âge un peu trop autoritaire et qui n'a pas su se frayer un chemin vers le coeur de Rosina. Levente Páll fait preuve d'une agilité vocale peu commune. Il donne un Bartolo drôle et attachant à la fois, avec un chant soutenu et parfaitement délivré, une voix bien projetée et puissante, avec en point d'orgue un travail des plus remarquables dans le sillabato diabolique à la fin de son aria "A un dottor della mia sorte". Timo Sirlantzis offre les belles profondeurs de son baryton-basse à Don Basilio et en impose dans son grand air de la calomnie, très applaudi. Dans les rôles secondaires, la Berta d'Anna Agathonos remporte un beau succès dans son aria "Il vecchietto cerca moglie". Daniel Gutmann( Fiorillo) n'est pas seulement doué pour le chant, il sait aussi jouer de la guitare !
Une excellente soirée passée trop vite dans la bonne humeur.
Le spectacle a été produit en coproduction avec le Capitole de Toulouse et le Liceu de Barcelone. On pourra revoir cette mise en scène du 28 octobre au 21 novembre 2021 au Theater-am-Gaertnerplatz de Munich et du 20 au 29 mai 2022 au Capitole de Toulouse.
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