vendredi 14 janvier 2022

Achilleion (2) — Les marchands du temple.





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Rodolphe. Les textes de Mayerling

Les diverses versions du drame de Mayerling sont présentées dans le recueil  Rodolphe. Les textes de Mayerling (BoD, 2020).

Texte de présentation (quatrième de couverture):

   Suicide, meurtre ou complot ? Depuis plus de 130 années, le drame de Mayerling fascine et enflamme les imaginations, et a fait couler beaucoup d'encre. C'est un peu de cette encre que nous avons orpaillée ici dans les fleuves de la mémoire : des textes pour la plupart oubliés qui présentent différentes interprétations d'une tragédie sur laquelle, malgré les annonces répétées d'une vérité historique définitive, continue de planer le doute.
   Comment s'est constituée la légende de Mayerling? Les points de vue et les arguments s'affrontent dans ces récits qui relèvent de différents genres littéraires : souvenirs de princesses appartenant au premier cercle impérial, dialogue politique, roman historique, roman d'espionnage, articles de presse, tous ces textes ont contribué à la constitution d'une des grandes énigmes de l'histoire.

Le recueil réunit des récits publiés entre 1889 et 1932 sur le drame de Mayerling, dont voici les dates et les auteurs :

1889 Les articles du Figaro
1899 Princesse Odescalchi
1900 Arthur Savaète
1902 Adolphe Aderer
1905 Henri de Weindel
1910 Jean de Bonnefon
1916 Augustin Marguillier
1917 Henry Ferrare
1921 Princesse Louise de Belgique
1922 Dr Augustin Cabanès
1930 Gabriel Bernard
1932 Princesse Nora Fugger

Le dernier récit, celui de la princesse Fugger, amie de la soeur de Mary Vetsera, est pour la première fois publié en traduction française. Il n'était jusqu'ici accessible qu'en allemand et en traduction anglaise.

Luc-Henri Roger, Rodolphe. Les textes de Mayerling, BoD, 2020. En version papier ou ebook.

Commande en ligne chez l'éditeur, sur des sites comme la Fnac, le Furet du nord, Decitre, AmazonHugendubel, etc. ou via votre libraire (ISBN 978-2-322-24137-8).

 

Film muet — The Wedding March d'Erich von Stroheim (1928) — Brève apparition de l'empereur François-Joseph

L'empereur François-Joseph (Anton Vaverka) 
Capture d'écran

The Wedding March est un film muet américain réalisé par Erich von Stroheim, sorti en 1928. Il se compose de deux parties : The Wedding March et The Honeymoon.The Wedding March dresse un portrait nostalgique de Vienne et du monde des Habsbourg avant la Première Guerre mondiale. Erich von Stroheim joue Nicki, le dernier descendant de la lignée en voie d'extinction de la famille Wildeliebe-Rauffenburg, des aristocrates que la ruine menace. Pour pouvoir maintenir son style de vie extravagant de bambochard et de séducteur, il épouse Cecelia, une héritière aussi riche qu'ennuyeuse. Quelques semaines avant le mariage, il fait la connaissance de Mitzi, une harpiste sans le sou, dans un Biergarten, dont il tombe rapidement amoureux. 

Conçu à l'origine comme un film épique en deux parties, le producteur a manqué d'argent à mi-parcours du tournage. Il céda le projet à la Paramount, qui ne montra que peu d'intérêt pour son achèvement. Les scènes tournées de la deuxième partie ont été distribuées en Europe pendant un certain temps sous le titre The Honeymoon

À noter qu'en raison de son physique, Anton Vaverka a interprété l'empereur dans trois films différents. Il ne fait qu'une fort brève apparition dans The wedding march alors que François-Joseph arrive à la cathédrale Saint-Étienne pour les cérémonies de la  fête du Corpus Christi.


Synopsis (extrait de Wikipedia)

Vienne, 1914. L'aristocratique famille von Wildeliebe-Rauffenbourg dissimule sa ruine derrière les apparences d'un train de vie fastueux en son palais. Le Prince Ottokar et la Princesse Maria ne voient d'autre issue financière que de trouver un mariage fortuné pour leur fils unique Nicki. Celui-ci, dandy aux mœurs libertines, séduit une pauvre fille, la jolie Mitzi dont il tombe sincèrement amoureux. Mais, lui dit sa mère, et c'est la morale - fort peu morale - de ce film éblouissant, "l'amour est une chose, le mariage en est une autre". La scène finale, symboliste et baroque, où la grandiose cérémonie du mariage de Nicki avec Cecelia, une riche héritière boiteuse et sans joie, est entrecoupée de mains de squelette se déplaçant sur le clavier de l'orgue, range cette union résignée non pas du côté du bonheur, mais de la mort.


Le film 

À voir notamment pour la  représentation de la Vienne d'avant-guerre. Plusieurs versions d'accompagnement musical disponibles sur youtube.

jeudi 13 janvier 2022

Stéphanie et Rodolphe à Kotor et Corfou en février 1885 / Stephanie und Rudolf in Kotor und Korfu 27. Februar 1885

[FR] Le 26 février, le Miramar avait fait escale à Kotor.
Stéphanie et Rodolphe (de dos à gauche) y avaient reçu un accueil festif.
[DE] Am 26. Februar hatte die Miramar einen Zwischenstopp in Kotor eingelegt.
Stéphanie und Rodolphe wurden dort festlich empfangen.

[DE] [...] Am 27. [Februar] Früh erstreckt sich zu Füßender Reise-Gesellschaft die albanesische Küste mit ihren hoch­ ragenden Gebirgen und vor ihr taucht die reizende Insel Korfu mit dem Pantokraton-Berg aus den blauen Fluthen; der Canal von Korfu ist rasch durchfahren und der Hafen erreicht. Ein großes englisches Kriegsschiff liegt neben der Miramar und auch die Jacht Nixe des Erzherzog Ludwig Salvator, welcher gleich nach Ankunft der Reisenden auf die Miramar kommt. Ein Ausflug im Boote längst den Gestaden zu dem Ulyffes-Riff, der jetzigen Mönchs-Insel Pontikonisi, am Aus­gang des antike Hafens von Kerkyra und von dort zu Fuß und zu Wagen zu dem Anssichtspunk, zur Kanone genannt, dann durch den üppig grünen Garten der Königs-Villa und zurück an Castrades vorbei, durch die Stadt ans die Miramar, bietet viel des Interessanten und entzückt durch die volle Blüthe, den Duft und die Wärme des südlichen Frühlings. Nachmittag fährt die Reisegesellschaft zu Wagen zwischen Gärten, Landhäusern und Olivenwäldern am Fuße des Zehnheiligen Berges vorbei nach dem Dorfe Gasturi. Von der Villa Braila genießt man eine herrliche Fernsicht über Meer, Inseln und schneebedeckte Hochgebirge. Nun geht es die steile Straße hinab nach dem Dorfe Benissa, dessen Orangenhaine mit den tausenden von goldgelben Früchten und dem fast be­täubenden Tnft den nordischen Wanderer in Erstaunen ver­setzen. Zu Wasser wird die Rückfahrt nach Korfu zurückgelegt und Abends dampft die Miramar wieder südwärts weiter.

aus der Neue illustrirte Zeitung, Wien, 12. April 1885

[...] Le 27 [février 1885] au matin, la côte albanaise s'étend aux pieds de la compagnie avec ses hautes montagnes et, devant elle, la charmante île de Corfou avec le mont Pantokraton émergeant des flots bleus ; le canal de Corfou est rapidement franchi et le port atteint. Un grand navire de guerre anglais est amarré à côté du Miramar, ainsi que le yacht Nixe de l'archiduc Louis Salvator, qui s'approche du Miramar juste après l'arrivée des voyageurs. Une excursion en bateau le long des rivages jusqu'au récif d'Ulysse, l'actuelle île des moines de Pontikonisi, à la sortie de l'ancien port de Kerkyra, et de là à pied et en voiture jusqu'au point de vue appelé le Canone, puis à travers le jardin luxuriant de la villa du roi et retour en passant par Castrades, à travers la ville jusqu'au Miramar, offre beaucoup de choses intéressantes et ravit par la pleine floraison, le parfum et la chaleur du printemps méridional. L'après-midi, le groupe se rend en voiture au village de Gasturi, en passant par des jardins, des maisons de campagne et des forêts d'oliviers au pied de la montagne des Dix-Saints. De la villa Braila, on jouit d'une vue magnifique sur la mer, les îles et les hautes montagnes enneigées. On descend ensuite la route escarpée vers le village de Benissa, dont les orangeraies aux milliers de fruits dorés et à l'odeur presque étourdissante étonnent le randonneur nordique. Le retour à Corfou se fait sur l'eau et le soir, le Miramar repart vers le sud. [...]

An der Stelle, an der die Villa Braila stand, ließ Sissi das Achilleion errichten. Vier Jahre vor seinem tragischen Tod besuchte Rudolf den Ort, an dem seine Mutter ihren Palast errichtete, und ließ ein Denkmal zu seinem Gedenken errichten.

Extrait du Neue illustrirte Zeitung, Vienne, 12 avril 1885

C'est sur l'emplacement de la villa Braila que Sissi fera construire l'Achilleion. Quatre ans avant son décès tragique, Rodolphe a rendu visite aux lieux où sa mère construira son palais et fera ériger un monument à sa mémoire.

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Rodolphe. Les textes de Mayerling

Les diverses versions du drame de Mayerling sont présentées dans le recueil  Rodolphe. Les textes de Mayerling (BoD, 2020).

Texte de présentation (quatrième de couverture):

   Suicide, meurtre ou complot ? Depuis plus de 130 années, le drame de Mayerling fascine et enflamme les imaginations, et a fait couler beaucoup d'encre. C'est un peu de cette encre que nous avons orpaillée ici dans les fleuves de la mémoire : des textes pour la plupart oubliés qui présentent différentes interprétations d'une tragédie sur laquelle, malgré les annonces répétées d'une vérité historique définitive, continue de planer le doute.
   Comment s'est constituée la légende de Mayerling? Les points de vue et les arguments s'affrontent dans ces récits qui relèvent de différents genres littéraires : souvenirs de princesses appartenant au premier cercle impérial, dialogue politique, roman historique, roman d'espionnage, articles de presse, tous ces textes ont contribué à la constitution d'une des grandes énigmes de l'histoire.

Le recueil réunit des récits publiés entre 1889 et 1932 sur le drame de Mayerling, dont voici les dates et les auteurs :

1889 Les articles du Figaro
1899 Princesse Odescalchi
1900 Arthur Savaète
1902 Adolphe Aderer
1905 Henri de Weindel
1910 Jean de Bonnefon
1916 Augustin Marguillier
1917 Henry Ferrare
1921 Princesse Louise de Belgique
1922 Dr Augustin Cabanès
1930 Gabriel Bernard
1932 Princesse Nora Fugger

Le dernier récit, celui de la princesse Fugger, amie de la soeur de Mary Vetsera, est pour la première fois publié en traduction française. Il n'était jusqu'ici accessible qu'en allemand et en traduction anglaise.

Luc-Henri Roger, Rodolphe. Les textes de Mayerling, BoD, 2020. En version papier ou ebook.

Commande en ligne chez l'éditeur, sur des sites comme la Fnac, le Furet du nord, Decitre, AmazonHugendubel, etc. ou via votre libraire (ISBN 978-2-322-24137-8).

mercredi 12 janvier 2022

La villa Vraila (βίλα βράιλα) à Corfou en 1888 — L'emplacement du futur Achilleion.






La villa Vraila et les terrains attenants appartenaient à l'origine au philosophe et diplomate grec Petros Vrailas Armenis (Πέτρος Βράιλας Αρμένης) , décédé en 1884. Ils furent acquis par l'impératrice qui, après l'avoir louée en 1888 à la veuve du diplomate, la lui acheta et y fit bâtir l'Achilleion. 

Quelques photos en ont été conservées et le peintre Angelos Giallinas (Άγγελος Γιαλλινάς) a heureusement représenté l'intérieur et le jardin de la villa Vraila en 1888, avant de s'intéresser aussi à l'Achilleion.

Achilleion — Fotoreportage / Reportage photographique (1)









Crédit photographique Luc-Henri Roger

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Rodolphe. Les textes de Mayerling

Les diverses versions du drame de Mayerling sont présentées dans le recueil  Rodolphe. Les textes de Mayerling (BoD, 2020).

Texte de présentation (quatrième de couverture):

   Suicide, meurtre ou complot ? Depuis plus de 130 années, le drame de Mayerling fascine et enflamme les imaginations, et a fait couler beaucoup d'encre. C'est un peu de cette encre que nous avons orpaillée ici dans les fleuves de la mémoire : des textes pour la plupart oubliés qui présentent différentes interprétations d'une tragédie sur laquelle, malgré les annonces répétées d'une vérité historique définitive, continue de planer le doute.
   Comment s'est constituée la légende de Mayerling? Les points de vue et les arguments s'affrontent dans ces récits qui relèvent de différents genres littéraires : souvenirs de princesses appartenant au premier cercle impérial, dialogue politique, roman historique, roman d'espionnage, articles de presse, tous ces textes ont contribué à la constitution d'une des grandes énigmes de l'histoire.

Le recueil réunit des récits publiés entre 1889 et 1932 sur le drame de Mayerling, dont voici les dates et les auteurs :

1889 Les articles du Figaro
1899 Princesse Odescalchi
1900 Arthur Savaète
1902 Adolphe Aderer
1905 Henri de Weindel
1910 Jean de Bonnefon
1916 Augustin Marguillier
1917 Henry Ferrare
1921 Princesse Louise de Belgique
1922 Dr Augustin Cabanès
1930 Gabriel Bernard
1932 Princesse Nora Fugger

Le dernier récit, celui de la princesse Fugger, amie de la soeur de Mary Vetsera, est pour la première fois publié en traduction française. Il n'était jusqu'ici accessible qu'en allemand et en traduction anglaise.

Luc-Henri Roger, Rodolphe. Les textes de Mayerling, BoD, 2020. En version papier ou ebook.

Commande en ligne chez l'éditeur, sur des sites comme la Fnac, le Furet du nord, Decitre, AmazonHugendubel, etc. ou via votre libraire (ISBN 978-2-322-24137-8).

 

mardi 11 janvier 2022

Bad Kissingen — Maximilian-II.-Denkmal / Le monument au roi Maximilien II de Bavière

 



aus der Illustrirte Zeitung, 21. August 1869


[DE] Das von Bildhauer Michael Arnold geschaffene Denkmal  wurde 1869 errichtet und befindet sich heute vor dem Casino des Bad Kissinger Luitpoldsbad im Luitpoldpark. Das Denkmal besteht aus Marmor und steht auf einem Kalksteinsockel.

Text aus der Illustrirte Zeitung 

" Das Denkmal Maximilian's II. von Baiern in Kissingen.

„Ich will Frieden haben mit meinem Volke“– dies schöne Königswort ist für alle Zeiten untrennbar mit dem Gedächtniß Max II. verbunden. Es wurde denn auch wol niemals ein Volk von tieferer, aufrichtigerer Trauer beim Ableben seines Monarchen als das bairische am 10. März 1864. Diese trauernde Liebe ließ sich aber nicht an sich selbst genügen, sondern sie suchte sich im katholischen Geiste des Volks werkthätig und sichtbar zu äußern. So entstanden die zahlreichen Monumente für König Max, die theilweise ausgestellt und enthüllt, zum Theil noch in der Schöpfung begriffen sind. Mag man darüber denken, wie man will, die Thatsache steht fest, daß diese Denkmale ebenso viel Opferaltäre warmer, unverfälschter Volksliebe sind. Unter den bairischen Städten hatte kaum eine so viel Grund für ihre Liebe für Maximilian als die Badestadt Kissingen, welche unter seiner Regierung und durch seine Fürsorge zur jetzigen Größe und Berühmtheit gelangte. So tauchte denn auch hier alsbald der Wunsch auf, das Bild des verehrten Monarchen in würdiger künstlerischer Form zu besitzen. Obgleich das Städtchen nur etwa 2000 Seelen zählt, darunter nicht allzu viel Wohlhabende, so flossen doch bald die Gaben sehr reichlich, sodaß die Ausführung gesichert war. Einem Bürger der Stadt, dem Bildhauer M. Arnold, der schon viele gediegene Arbeiten geliefert hatte, ward der ehrenvolle Auftrag, die Kolossalstatue in weißem Marmor von Schlanders auszuführen. Der Künstler entledigte sich dieses Auftrags auf das beste und zu wohlverdienter Zufriedenheit. Bereits im Sommer 1866 sollte die Ausstellung erfolgen, der Kriegslärm jedoch und die schwere Einbuße, die der Badeort erlitt, ließen es unrathsam erscheinen. Als die Stadt aber gar selbst zum Schauplatz eines heißen Kampfes geworden war und unter allen Furien des Kriegs litt, da trat der Gedanke der Ausführung des Monuments in unberechenbare Ferne zurück, und stand das schöne Werk in des Meisters Werkstatt, von ihm treu behütet in ungebeugter Hoffnung, daß es doch noch zur Ausstellung kommen werde. Hatte es doch schon einmal die drohende Gefahr der Zerstörung glücklich überstanden. Auf und um den Kirchhof, an welchen Haus und Atelier Arnold's stoßen, tobte am 10. Juli 1866 der Kampf heiß und erbittert. Die Preußen erstürmten die Gebäude, setzten sich darin fest und eröffneten ein mörderisches Feuer, welches von den Baiern mit gleicher Heftigkeit erwidert wurde. Granaten und Kugeln jeden Kalibers schlugen ein. „Jungens, hier ſind Bildhauerarbeiten; schonet, soviel ihr könnt!“ rief ein preußischer Offizier seinen Leuten zu, und es geschah nach Möglichkeit. Als der Kampf ausgetobt hatte, begrüßte der Künstler sein Hauptwerk, das er gefürchtet hatte in Trümmern zu finden, vollkommen unversehrt. So sollte des Künstlers Zuversicht doch noch belohnt werden. Die letzten Hindernisse wurden glücklich überwunden, und am nächsten 25. August, dem Geburts- und Namensfeſte Ludwigs II. (auch für Ludwig I. vereinigten sich diese Feste auf den gleichen Tag), wird nun das Denkmal enthüllt werden. Der Statue, welche auf dem schönsten Punkte des Curgartens errichtet wird, muß das von demselben Künſtler ge- schaffene Quellendenkmal (siehe Illustr. Zeitung 1857, Nr. 751) weichen und wird nun näher den Quellen aufgestellt. Den Hintergrund bildet ein schönes Bosquet von Platanen und Fichten, von welchem sich das Marmorbild prächtig abheben wird. Das gewählte Costüm ist das des Großmeiſters des Hubertus-Ordens, umwallt vom königlichen Hermelinmantel. Da unſere Abbildung das Werk getreu wiedergibt, so können wir in der Hauptsache getrost das Urtheil darüber dem Beschauer anheimstellen. Erwähnen wollen wir nur noch, daß die Porträtähnlichkeit meisterlich gewahrt ist. In der ganzen Auffassung sowol wie in der ungemein fleißigen Ausführung des reichen Details spricht sich nicht nur die hohe künstlerische Befähigung Arnold's aus, sondern auch die individuelle Liebe, die er gerade für dieses seiner Werke trug. Denn gehörte der Künstler schon allein durch ſeine Eigenschaft als Baier zu den Verehrern des Monarchen, so führten noch besondere Liebe und Dankbarkeit hier seinen Meißel, da er vor allem der königlichen Munificenz seine künstlerische Ausbildung zu verdanken hatte."

[FR] Le monument créé par le sculpteur Michael Arnold a été érigé en 1869 et se trouve aujourd'hui devant le casino du bain Luitpold dans le parc Luitpold. Le monument est en marbre et repose sur un socle en calcaire.

Texte extrait de l'Illustrirte Zeitung du 21 août 1869

"Le monument de Maximilien II de Bavière à Kissingen.

"Je veux être en paix avec mon peuple" - cette belle parole royale est à jamais indissociable du souvenir de Max II. Aussi, jamais un peuple ne fut plus profondément et plus sincèrement endeuillé par la disparition de son monarque que le peuple bavarois le 10 mars 1864. Cet amour endeuillé ne se suffisait cependant pas à lui-même, mais cherchait à s'exprimer de manière active et visible dans l'esprit catholique du peuple. C'est ainsi que sont nés les nombreux monuments au roi Max, en partie déjà dévoilés, en partie encore en cours de création. Que l'on en pense ce que l'on veut, le fait est que ces monuments sont autant d'autels sacrificiels dus à un amour populaire chaleureux et authentique. Parmi les villes bavaroises, aucune n'avait autant de raisons d'aimer Maximilien que la ville balnéaire de Kissingen, qui, sous son gouvernement et grâce à ses soins, est parvenue à sa grandeur et à sa célébrité actuelles. C'est ainsi que le désir de posséder l'image du vénéré monarque sous une forme artistique digne de ce nom s'est rapidement fait sentir. Bien que la petite ville ne compte qu'environ 2000 âmes, parmi lesquelles peu de gens sont aisés, les dons affluèrent rapidement et l'exécution du projet fut assurée. Un citoyen de la ville, le sculpteur M. Arnold, qui avait déjà fourni de nombreuses oeuvres de qualité, reçut l'honorable mission d'exécuter la statue colossale en marbre blanc de Schlanders. L'artiste s'acquitta de cette tâche de la meilleure façon possible et avec une satisfaction bien méritée. L'exposition de la statue aurait dû avoir lieu dès l'été 1866, mais le bruit de la guerre et les lourdes pertes subies par la station balnéaire rendaient la chose peu opportune. Mais lorsque la ville devint elle-même le théâtre d'une chaude bataille et souffrit de toutes les fureurs de la guerre, l'idée d'inaugurer  le monument s'éloigna de façon imprévisible, et la belle œuvre resta dans l'atelier du maître, fidèlement gardée par lui dans l'espoir inflexible qu'elle serait quand même exposée. Elle avait déjà survécu avec bonheur au danger de destruction qui la menaçait. La bataille avait fait rage le 10 août 1866 sur et autour du parvis de l'église, où se trouvent la maison et l'atelier d'Arnold. Les Prussiens prirent d'assaut les bâtiments, s'y installèrent et ouvrirent un feu meurtrier, auquel les Bavarois répondirent avec la même violence. Des grenades et des balles de tous calibres s'abattirent. "Garçons, ici se trouvent des oeuvres sculptées ; ménagez-les autant que vous pouvez !" cria un officier prussien à ses hommes, et il en fut ainsi dans la mesure du possible. Lorsque la bataille s'est terminée, l'artiste a retrouvé son œuvre principale, qu'il avait craint de retrouver en ruines, parfaitement intacte. La prudence de l'artiste allait donc être récompensée. Les derniers obstacles furent heureusement surmontés et le monument sera dévoilé le 25 août prochain, jour de la naissance et de la fête du nom de Louis II (et du roi Louis Ier aussi, leurs fêtes se célébrant  à la même date). La statue, qui sera érigée sur le plus beau point du Kurgarten, doit remplacer le monument des sources créé par le même artiste (voir Illustr. Zeitung 1857, n° 751) qui sera désormais placé plus près des sources. L'arrière-plan sera formé par un beau bosquet de platanes et d'épicéas, sur lequel se détachera magnifiquement la statue de marbre. Le costume choisi est celui du Grand-Maître de l'Ordre de Saint Hubert, entouré du manteau d'hermine royale. Comme notre illustration reproduit fidèlement l'œuvre, nous pouvons en toute confiance laisser au spectateur le soin d'en juger pour l'essentiel. Nous voulons seulement mentionner que la ressemblance avec le modèle est magistralement respectée. Dans l'ensemble de la conception et dans l'exécution extrêmement minutieuse des riches détails, ce n'est pas seulement la haute compétence artistique d'Arnold qui s'exprime, mais aussi l'amour individuel qu'il portait précisément à cette œuvre. Car si l'artiste faisait déjà partie des admirateurs du monarque par sa seule qualité de Bavarois, c'est encore un amour et une reconnaissance particuliers qui guidaient ici son ciseau, puisqu'il devait avant tout sa formation artistique à la munificence royale".

lundi 10 janvier 2022

Les impostures littéraires de Lew Vanderpoole: George Sand et Louis II de Bavière, un livre de Luc-Henri Roger

  

Existe en version papier et en format e-book

Pour lire un extrait cliquer ici

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en France
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in Deutschland
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Quatrième de couverture

Fake News dévoilées.
En 1886 et 1887, Lew Vanderpoole entreprit de vendre aux éditeurs américains de prétendues traductions de manuscrits de George Sand, dont il se disait le parent et l'héritier. L'escroquerie fut bientôt découverte et Vanderpoole, vilipendé par la presse, tâta même de la prison.
Un de ses écrits connut cependant un destin particulier : peu après la mort de Louis II de Bavière, Vanderpoole publia un article dans lequel il évoquait une prétendue audience que lui aurait accordée le monarque. Un éditeur allemand le traduisit en 1887. Depuis des historiens et des écrivains allemands et français le reproduisent sans interroger son authenticité.
Mais voilà, Vanderpoole ne vint jamais en France et ne mit pas les pieds en Allemagne. Ce livre raconte l'histoire d'un des plus grands pirates littéraires de la fin du 19ème siècle.

L'auteur — Luc-Henri Roger

Chercheur indépendant, orpailleur de pépites littéraires ou journalistiques, Luc-Henri ROGER a publié plusieurs ouvrages consacrés à des personnalités qui ont marqué la seconde moitié du 19ème siècle: Louis II de Bavière, Richard Wagner , l'archiduc Rodolphe et Mary Vetsera, et la comtesse Mouchanoff-Kalergis. Il est aussi auteur de nouvelles et traducteur.

Les livres de Luc-Henri Roger

chez BoD

Des fleurs pour le roi Louis II de Bavière (épuisé)
Louis II de Bavière. Le Cygne des Wittelsbach
Le Roi Louis II de Bavière dans la poésie française
Les Voyageurs de l'Or du Rhin
Marie Kalergis-Mouchanoff, née Nesselrode : Itinéraires et correspondance de la Fée blanche.
Rodolphe. Les lettres de Mayerling
König Ludwig und sein Schützling, réédition du roman de Hedwig Brand (Courths-Mahler)
La pupille du roi Louis II de Bavière, traduction du roman de Hedwig Brand (Courths-Mahler)

Le Mystère du « Mont Sacré » : L’incroyable histoire du Saint Prépuce d’Andechs et de la petite souris

© Marco Pohle Percée sur sa colline dominant le lac d’Ammersee, en Bavière, l’abbaye d’Andechs est aujourd’hui mondialement connue pour sa b...