vendredi 12 août 2022

La Walkyrie au Festival de Bayreuth — Deuxième page d'une saga familiale.

Sieglinde (Lise Davidsen) et Siegmund (Klaus Florian Vogt)

La Walkyrie s'ouvre sur un décor presque traditionnel. La cabane de Hunding comporte bien un frêne qui fut un jour puissant, sauf qu'il s'est ici effondré, qu'il est couché à terre, ayant brisé une grande vitre dans sa chute, et qu'aucune épée n'y est enfoncée. Siegmund trouvera un revolver sous l'arbre déchu, l'arme habituelle de la mise en scène de Valentin Schwarz dont les personnages font grand usage. On aperçoit une machine à laver dans une pièce adjacente au séjour, ce qui, avec les costumes d'Andy Besuch, nous rappelle que l'action nous est contemporaine. La nuit est tombée, Siegmund et Sieglinde circulent dans la cabane munis de lampes torches, se croisant sans se rencontrer. Siegmund examine des portraits ou des photos sans doute de famille accrochés à un petit pan de mur. C'est un des leitmotivs de la mise en scène : les personnages sont en quête de leur propre histoire. La contemplation de photos de famille pose un jalon vers la reconnaissance prochaine du frère et de la soeur, dans cette rencontre qui se fait d'abord à tâtons. Mais la véritable surprise n'est pas là : Sieglinde est enceinte avant même d'avoir renconté Siegmund. On peine à croire que ce soit des oeuvres de Hunding, tant les rapports de ce couple forcé sont haineux, sauf si ce brutal l'a violée. Des indices de mise en scène semblent plutôt attribuer la paternité à Wotan, une scène de l'inceste familial ordinaire. Plus tard, lorsque Brünnhilde en fuite conduira Sieglinde épuisée vers leurs soeurs et demi-soeurs, Wotan s'approchera de sa fille enceinte affalée à terre par lui ôter le panty slip, on ne saura si c'est pour lui faire l'amour, ce qui me paraît improbable, pour l'avorter (ce qui ne déplairait pas à Fricka) ou plus probablement parce que l'accouchement est proche. L'inoubliable Lise Davidsen, qui interprète le rôle, joue aussi bien qu'elle ne chante. La mise en scène la contraint à la déambulation alourdie et pénible d'une fin de grossesse. Admirable interprétation, sans doute éprouvante, d'une jeune femme  épuisée et accablée qui rampe à quatre pattes, se soutient à peine ou se laisse tomber à terre.

Le deuxième acte s'ouvre sur le décor le plus extraordinaire de cette Walkyrie. On est au Walhalla, où l'on retrouve le même type de parquet somptueusement marqueté déjà vu dans le Rheingold, mais en bien plus grande dimension. La petite pyramide lumineuse dans sa vitrine a été développée à gauche de la scène : le flanc du mur de roches du Walhalla, construit par les géants de la légende,  est recouvert d'une demi pyramide de verre dont la structure rappelle celle de la pyramide du Louvre. Le mobilier est semblable à celui du Rheingold, de même que la bibliothèque, mais tout semble plus luxueux encore, le clan Wotan s'est encore enrichi, comme si c'était le destin des riches et des puissants de ce monde de s'enrichir toujours et encore. Une petite serre d'intérieur renferme des plantes vertes. C'est dans cette serre que s'insinuera plus tard pour s'y cacher Brünnhilde, de retour au Walhalla. Le décor d'Andrea Cozzi est bien architecturé, à gauche encore une volée d'escalier menant à une mezzanine.

Fricka (Christa Mayer) devant le cercueil de Freia

On assiste à une scène de funérailles : les protagonistes et des enfants se recueillent assis de part et d'autre d'un cercueil blanc posé sur tréteaux et fleuri de couronnes. Un grand portrait où l'on croit reconnaître le visage de Freia porte un ruban funéraire. La pourvoyeuse des pommes de vie est donc morte ? Le crépuscule des dieux est déjà annoncé, peut-être ont-ils fait des réserves mais leur destin est inéluctable. Fricka, en grand habit de deuil, est la maîtresse des lieux. Dominatrice et puissante, elle soumettra Wotan à sa volonté. C'est son grand acte, elle croit tenir les clés du royaume.

La chevauchée des walkyries a déjà abondamment mouillé les plumes de la critique, c'est une des plus colorées de l'histoire. Ces dames hautaines et méprisantes sont installées dans leur salon de beauté privé, piaillant et couinant, portant des masques de réjuvénation et des vêtements d'un luxe criard, se faisant livrer dans leur poulailler haut de gamme des chaussures Louboutin ou autres, servies par une armée de soubrettes et de valets. Princesses régnantes soumises à leur seul géniteur, elles font trembler les serviteurs qu'elles fouettent au moyen de rubans de satin. Une scène débordante d'un humour ironique, une forme d'esprit incisive dont se sert le metteur en scène à divers moments de cette première journée.

Wotan atterré. Brünnhilde et Grane vus de dos.

Les adieux de Wotan à la Walkyrie sont par contre une scène d'un grand dépouillement qui fait appel au jeu poignant des protagonistes. Seule une pyramide de verre en fond de scène. Les faisceaux lumineux de deux projecteurs qui serviront peut-être aussi à symboliser le cercle de feu qui entoure la Walkyrie sur un rocher lui aussi inexistant dans la mise en scène.

La seule flamme que l'on verra, c'est celle d'une bougie posée sur une desserte amenée par Fricka, qui propose la coupe de la réconciliation à son mari. Fricka qui a provoqué la mort de Siegmund, entraîné celle de Sieglinde, qui a soumis les walkyries en les transformant en grandes bourgeoises enfièvrées de consommation et de luxe, qui croit avoir vaincu la fille préférée de Wotan, lui offre en fait la coupe de sa propre victoire. Mais Wotan la dédaigne pour la vider et y jetter son anneau de mariage, dans un geste symbolique de séparation définitive, puis s'en ira, se saisissant d'un chapeau à large bord que Fricka a apporté. Il reprend son chemin de Wanderer.

On sait que Cornelius Meister est arrivé à Bayreuth en dernière minute pour remplacer quasi au pied levé Pietari Inkinen empêché par la maladie. Alors que le directeur musical de Stuttgart a déjà dirigé le Prologue et la Walkyrie dans son opéra, il n'est pas familiarisé avec la fameuse fosse couverte du Festspielhaus et n'a pas bénéficié du temps nécessaire aux répétitions. Sa prestation n'en est que plus honorable et je ne puis en rien m'associer aux huées haineuses qui ont accueilli les premières et la deuxième soirée du Rheingold. Hier soir, après quelques légers accrocs au cours du premier acte, l'osmose avec le chant magnifique a joué et l'orchestre a pu déployer les ors luxuriants de la musique de Wagner. 

Siegmund, enfant de l'amour et du malheur, orphelin blessé et épuisé, est porté par Klaus Forian Vogt, qui chante aussi le rôle-titre dans Lohengrin cet été à Bayreuth, dont la voix s'est corsée et cette légère raucité convient bien au romantisme douloureux et passionné de Siegmund, et à ses élans victorieux que son propre père a brisés. Le lyrisme cantabile de son chant d'amour "Winterstürme wichen dem Wonnemond" est admirable.   Lise Davidsen en Sieglinde est sans conteste la reine de la soirée avec cette voix d'un volume et d'une puissance d'évocation incomparables qui nous pétrit d'émotions, avec en apex sa grande scène finale du troisième acte "O hehrstes Wunder! Herrlichste Maid!" à l'approche de la mort. On retrouve Georg Zeppenfeld dans le rôle de Hunding qu'il chante avec de belles couleurs dans les graves. Entendre la grande mezzo wagnérienne Christa Mayer en Fricka est toujours une expérience tétanisante, elle est superbe dans l'expression de la colère d'une maîtresse femme sûre de son fait et inflexible. Elle est sans crainte face au dieu qui lui tient lieu d'époux et de constructeur, et qui ne peut résister à sa volonté inflexible d'exterminer ses bâtards ! Iréne Theorin porte le rôle de Brünnhilde avec un charisme quelque peu entravé par une gestuelle fort répétitive et  mécanique. La voix, d'un beau volume, quelque peu affectée par un vibrato incertain,  paraît chercher son chemin dans l'art des contrastes pour mieux le trouver dans  une expressivité qui émeut. Last but certainly not least, Tomasz Konieczny a livré un des meilleurs Wotan que nous ayons jamais entendu, avec une puissance, une endurance sans faille pour ce rôle si difficile à porter,  une humanité profonde et tragique dans son extraordinaire monologue du deuxième acte, un sens raffiné des nuances, notamment dans le final si triste, si douloureux où c'est la voix d'un homme brisé qui s'élève à peine  pour un dernier baiser à la walkyrie sacrifiée.

Le public à offert une énorme ovation acclamée et trépignée aux chanteurs de la Walkyrie.

Distribution du 11 août 2022

Direction musicale Cornelius Meister
Mise en scène Valentin Schwarz
Décors Andrea Cozzi
Costumes Andy Besuch
Dramaturgie Konrad Kuhn
Lumières Reinhard Traub
Siegmund Klaus Florian Vogt
Hunding Georg Zeppenfeld
Wotan Tomasz Konieczny (remplacé au troisième acte de la représentation du 1er août par Michael Kupfer-Radecky)
Sieglinde Lise Davidsen
Brünnhilde Iréne Theorin
Fricka Christa Mayer
Gerhilde Kelly God
Ortlinde Brit-Tone Müllertz
Waltraute Stéphanie Müther
Helmwige Daniela Köhler
Siegrune Nana Dzidziguri (ce 11 août en remplacement de Stephanie Houtzeel)
Schwertleite Christa Mayer
Grimgerde Marie Henriette Reinhold
Rossweisse Katie Stevenson
Grane Igor Schwab

Crédit des photos © Enrico Nawrath / Bayreuther Festspiele


jeudi 11 août 2022

Le nouveau Ring de Bayreuth — Le Rheingold de Valentin Schwarz continue d'alimenter la polémique

Olafur Sigurdarson (Albérich)

Le point de vue du metteur en scène 

Toutes les enfances heureuses se ressemblent, toutes les enfances malheureuses sont malheureuses à leur manière. 
Tolstoï

Le metteur en scène autrichien Valentin Schwarz a voulu relever le défi de porter à la scène L'Anneau du Nibelung comme  une histoire continue et très actuelle en tentant d'en faire une série au potentiel addictif, dans laquelle on suit d'épisode en épisode les membres et les invités non invités d'une grande famille. Il a tenté de mettre leur passé en lumière mettant l'accent sur le thème de l'enfance et plus particulièrement sur la maltraitance coercitive ou sexuelle de l'enfance, soulignant que (peut-être) un jour ou l'autre, le néant, l'oubli arrivent pour chacun. Contre les abondantes scories sulfureuses laissées par l'enfance,  chacun des personnages essaie de lutter à sa manière — à l'aide du pouvoir, des biens, de la richesse, de la violence, de la beauté ou de la descendance.

Valentin Schwarz a voulu aussi tendre un miroir au public, espérant que peut-être le public, éprouvant de l'empathie pour chacun des personnages, qu'il soit en apparence bon ou secrètement mauvais, qu'il soit proche et sympathique ou lointain et fascinant, il puisse mieux comprendre l'être humain tel qu'il est au 21ème siècle avec ses défauts et les dangers qu'il se crée lui-même. Il considère que d'un point de vue moral, nous sommes composés de nuances de gris ; même les soi-disant méchants ont leurs problèmes à résoudre. 

Il a tenté de présenter ce grand récit dans une esthétique homogène — sans pour autant vouloir affirmer une conception fermée du monde, qui considérerait les destins comme un simple drame d'idées, comme à travers un télescope retourné. Il voit le Ring comme une épopée familiale en quatre parties, veut nous faire suivre et regarder vieillir les personnages, chacun avec sa biographie différente, à travers le temps. Un monde passe, un autre naît. Valentin Schwarz veut nous faire rencontrer des gens dans leur tragédie et leur comédie, avec leurs peurs et leurs rêves qui se brisent sur la réalité.


Mime (Arnold Bezuyen) et les fillettes

Compte-rendu

Après qu'aux premières mesures de l'ouverture la salle est plongée dans les ténèbres, une vidéo de Luis August Krawen est projetée sur une immense toile d'avant-scène avec le miroitement du clapotis des eaux qu'on peut penser celles du fleuve dans lesquelles viennent cependant bientôt flotter deux cordons ombilicaux entremêlés reliés à deux foetus à la gemellité supposée. Les foetus se montrent bientôt agressifs et vindicatifs et l'on assiste à un combat in utero avec des yeux encore aveugles pochés, des ongles bleuis et quelques effusions de sang. L'enfance, le grand thème de la soirée est lancé : seraient-ce déjà les frères ennemis, l'Albe blanc Wotan et l'Albe noir Albérich, qui se livrent à un premier combat dans cette lutte haineuse dont aucun ne sortira vainqueur ?

La toile se lève sur la scène présentant un long pédiluve où pataugent les filles du Rhin et bientôt Albérich. Des petites filles entourent cette "piscine" munies de bouées et de ballons de plage, et un petit garçon isolé porteur de vêtements et d'une casquette jaune foncé. Les trois filles du Rhin semblent les monitrices d'un camp de vacances pour ces jeunes enfants qui vont assister impassibles à la scène profondément immorale au cours de laquelle Albérich renonce à jamais à l'amour au profit de la puissance et de la fortune. Mais voilà, dans la mise en scène de Valentin Schwarz, Albérich ne s'empare pas de l'or, mais du petit garçon qu'il va bientôt mettre en cage. À noter que si en français, on parle peu d'un enfant en or  mais plutôt d'un petit trésor, l'allemand utilise l'adjectif goldisch pour désigner un enfant adorable. Das Kind ist so süß, es ist so goldisch (Cet enfant est si mignon, il est en or.) 

Cette première scène nous introduit d'emblée à deux éléments clés de la mise en scène qui va systématiquement oblitérer la mythologie wagnérienne, au grand dam de nombreux spectateurs, et mettre en exergue le thème de l'enfance. Ce n'est plus l'or et l'anneau qui seront l'objet de toutes les convoitises et passeront de main en main, mais un petit golden boy. Cet enfant, encagé et maltraité (Valentin Schwarz a-t-il voulu représenter Hagen jeune?), se vengera à sa manière de sa condition : on le verra au fil des scènes rebelle, destructeur et vandale. En gommant tout élément mythique, Valentin Schwarz va insister sur l'abjection des relations familiales que le mythe, par la distance qu'il introduit, permettait d'enrober d'une aura lointaine  les relations incestueuses dont le Ring est farci (Wotan incestueux avec sa mère Erda, la mère de tous les dieux et des Walkyries, avec sa soeur et épouse Fricka, Siegmund et Sieglinge, frère et soeur et amants, Brünnhilde et Siegfried (tante et neveu). En faisant des dieux de grands bourgeois arrivistes et des nains du royaume du dessous de simples humains, des enfants forcés au travail, il les rend proches de nous, et nous tend le miroir de nos vices et de nos turpitudes. Il n'est dès lors pas étonnant que cette incessante piqûre ne soit pas du goût du public. La maltraitance des enfants, leur travail forcé et la pédophilie sont trop souvent des réalités sociales et familiales que nous préférons  ignorer et occulter et sur lesquelles la mise en scène nous paraît insister.

Freia (Elisabeth Teige), Froh (Attilio Glaser), Fricka (Christa Mayer)

Les décors d'Andrea Cozzi donnent à voir l'intérieur d'une vaste demeure bourgeoise au luxe prononcé : boiseries, riche parquet, mobilier rupin. Fafner et Fasolt sont des entrepreneurs qui se déplacent en SUV de grosse cylindrée et ne sont géants que par leurs portefeuilles. Albérich est habillé en rockeur et on n'assiste à aucune des transformations ou disparitions que permettent l'anneau ou le magique Tarnhelm. Les nains de la mine ne sont que des enfants, des fillettes esclaves qui sont utilisées à fabriquer des jouets en forme de chevaux. Du coup, dans l'évocation musicale des scènes de la mine d'or, on n'entendra pas la tonitruance des marteaux et des pics mais le simple petit cliquetis de petits marteaux utilisés par des petites filles. À la fin du prologue, pas davantage de magie : le pont arc-en-ciel et le fastueux Walhalla sont évoqués a minima par la maquette lumineuse d'une petite pyramide enfermée dans un cube de plexiglas.

Les nombreuses personnes qui n'adhèrent pas aux points de vue de cette mise en scène auront sans doute trouvé consolation dans la  prestation des interprètes.

Réactions du public

On peut souvent constater qu'une fois la première passée, aussi tumultueuse fût-elle, le public s'assagit quelque peu, et, le metteur en scène n'étant plus présent au moment des salutations, le public ne manifeste plus, ou bien moins, son mécontentement. Ce ne fut pas le cas hier soir où dès la fermeture du rideau, une nouvelle bronca de grande ampleur s'éleva, les huées couvrant rapidement les bravi et autres applaudissements. Cette lapidation accompagnée de bruit et de fureur était surtout dirigée contre la mise en scène. Les chanteurs furent pour la plupart fort acclamés, toutes les chanteuses sans exception, et plus particulièrement encore Elisabeth Teige (Freia), Christa Mayer (Fricka) et sans aucun doute davantage s'il est possible Okka von der Damerau, admirable Erda, tous les chanteurs aussi à l'exception notable d'Egils Silins apprécié des uns, vilipendé par les autres, à combat égal. Daniel Kirch fut très applaudi, mais ce fut surtout l'Albérich d'Olafut Sigurdason qui remporta une ovation trépignante et une ola admirative.  L'excellent orchestre ne reçut pas l'hommage habituel, le chef Cornelius Meister récoltant une volée de protestations. À la sortie, on pouvait observer de nombreuses  mines désappointées et des propos horrifiés : "En quarante ans de Bayreuth, je n'ai jamais subi une pareille soirée !" ou recueillir de plus rares commentaires admiratifs, tels : " Je craignais le pire ce soir : j’ai trouvé ce Rheingold passionnant et bouleversant… C’est normal ???! " 

Il n'y avait pas de normalité hier soir....

Distribution de la représentation du 10 août 2022

Direction d'orchestre : Cornelius Meister
Décors Andrea Cozzi
Costumes Andy Besuch
Dramaturgie Konrad Kuhn
Lumières Reinhard Traub
Video Luis August Krawen
Wotan Egils Silins
Donner Raimund Nolte
Froh Attilio Glaser
Loge Daniel Kirch
Fricka Christa Mayer
Freia Elisabeth Teige
Erda Okka von der Damerau
Alberich Olafur Sigurdarson
Mime Arnold Bezuyen
Fasolt Jens-Erik Aasbø
Fafner Wilhelm Schwinghammer
Woglinde Lea-ann Dunbar
Wellgunde Stephanie Houtzeel
Floßhilde Katie Stevenson

Crédit des photos © Enrico Nawrath / Bayreuther Festspiele

lundi 8 août 2022

Portrait funèbre de l'archiduc Rodolphe / Trauerbild des Erzherzogs Rudolf

aus der Gartenlaube, Februar 1889
 
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 Rodolphe. Les textes de Mayerling (BoD, 2020).


  Quatrième de couverture

   Suicide, meurtre ou complot ? Depuis plus de 130 années, le drame de Mayerling fascine et enflamme les imaginations, et a fait couler beaucoup d'encre. C'est un peu de cette encre que nous avons orpaillée ici dans les fleuves de la mémoire : des textes pour la plupart oubliés qui présentent différentes interprétations d'une tragédie sur laquelle, malgré les annonces répétées d'une vérité historique définitive, continue de planer le doute.
   Comment s'est constituée la légende de Mayerling? Les points de vue et les arguments s'affrontent dans ces récits qui relèvent de différents genres littéraires : souvenirs de princesses appartenant au premier cercle impérial, dialogue politique, roman historique, roman d'espionnage, articles de presse, tous ces textes ont contribué à la constitution d'une des grandes énigmes de l'histoire.

Le recueil réunit des récits publiés entre 1889 et 1932 sur le drame de Mayerling, dont voici les dates et les auteurs :

1889 Les articles du Figaro
1899 Princesse Odescalchi
1900 Arthur Savaète
1902 Adolphe Aderer
1905 Henri de Weindel
1910 Jean de Bonnefon
1916 Augustin Marguillier
1917 Henry Ferrare
1921 Princesse Louise de Belgique
1922 Dr Augustin Cabanès
1930 Gabriel Bernard
1932 Princesse Nora Fugger

Le dernier récit, celui de la princesse Fugger, amie de la soeur de Mary Vetsera, est pour la première fois publié en traduction française. Il n'était jusqu'ici accessible qu'en allemand et en traduction anglaise.

Luc-Henri Roger, Rodolphe. Les textes de Mayerling, BoD, 2020. En version papier ou ebook.

Commande en ligne chez l'éditeur, sur des sites comme la Fnac, le Furet du nord, Decitre, Amazon, etc. ou via votre libraire (ISBN 978-2-322-24137-8)

In Deutschland : Amazon.de, Hugendubel (Portofrei), usw.

Feldafing am Starnbergersee — Fotoreportage — 42 Bilder / 42 photos

Rathaus und Café (ehem. Bahnhof)




Golf







Heilig Kreuz Kirche








St. Peter und Paul




















Roseninsel


Bilder © Luc-Henri Roger

 

dimanche 7 août 2022

L'archiduc Rodolphe dessiné par P. Toussaint en février 1889


Le 9 février 1899. Paris illustré  publiait dans le supplément au n° 58 un article consacré à la mort de l'archiduc Rodolphe avec cette illustration du dessinateur P. Toussaint en frontispice.

(Je n'ai pour l'instant rien trouvé au sujet du dessinateur, sinon quelques dessins dans divers numéros du Paris illustré et des illustrations de livres)

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 Rodolphe. Les textes de Mayerling (BoD, 2020).


  Quatrième de couverture

   Suicide, meurtre ou complot ? Depuis plus de 130 années, le drame de Mayerling fascine et enflamme les imaginations, et a fait couler beaucoup d'encre. C'est un peu de cette encre que nous avons orpaillée ici dans les fleuves de la mémoire : des textes pour la plupart oubliés qui présentent différentes interprétations d'une tragédie sur laquelle, malgré les annonces répétées d'une vérité historique définitive, continue de planer le doute.
   Comment s'est constituée la légende de Mayerling? Les points de vue et les arguments s'affrontent dans ces récits qui relèvent de différents genres littéraires : souvenirs de princesses appartenant au premier cercle impérial, dialogue politique, roman historique, roman d'espionnage, articles de presse, tous ces textes ont contribué à la constitution d'une des grandes énigmes de l'histoire.

Le recueil réunit des récits publiés entre 1889 et 1932 sur le drame de Mayerling, dont voici les dates et les auteurs :

1889 Les articles du Figaro
1899 Princesse Odescalchi
1900 Arthur Savaète
1902 Adolphe Aderer
1905 Henri de Weindel
1910 Jean de Bonnefon
1916 Augustin Marguillier
1917 Henry Ferrare
1921 Princesse Louise de Belgique
1922 Dr Augustin Cabanès
1930 Gabriel Bernard
1932 Princesse Nora Fugger

Le dernier récit, celui de la princesse Fugger, amie de la soeur de Mary Vetsera, est pour la première fois publié en traduction française. Il n'était jusqu'ici accessible qu'en allemand et en traduction anglaise.

Luc-Henri Roger, Rodolphe. Les textes de Mayerling, BoD, 2020. En version papier ou ebook.

Commande en ligne chez l'éditeur, sur des sites comme la Fnac, le Furet du nord, Decitre, Amazon, etc. ou via votre libraire (ISBN 978-2-322-24137-8)


 

Le retable de Sainte Barbe par Maître Paul de Levoča à Banská Bystrica

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