[FR] Lors d'une nouvelle visite du beau pavillon d'Amalienburg dans le parc de Nymphenburg, quelle ne fut notre stupeur de tomber nez à nez avec la déesse Pomone qui nous apparut en grand habit de cour Louis XIV. Elle portait un masque de tête de mort. Malgré que grande fut notre frayeur, nous lui demandâmes timidement la permission de la photographier et elle nous l'accorda gracieusement. C'est elle-même qui nous apprit de sa belle voix grave qu'elle était une Pomone.
lundi 19 juin 2023
Visite surprise de la déesse Pomone dans le parc de Nymphenburg / Überraschungsbesuch der Göttin Pomona im Nymphenburger Park
samedi 17 juin 2023
Son A.R. le Duc Franz de Bavière, Prince des collectionneurs — Ungekämmte gemälde, une exposition à la Pinakothek der Moderne
Ungekämmte Gemälde —Tableaux "non soignés" (ou "non peignés"). Oeuvres d'art à partir de 1960 de la collection du Duc Franz de Bavière
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| Georg Baselitz, Der Mann am Baum, 1969 |
Le duc François de Bavière fêtera cette année son 90e anniversaire. Le chef de la maison Wittelsbach entretient des liens étroits avec les musées bavarois depuis six décennies, en tant que conseiller important et mécène. L'exposition présente une cinquantaine d'œuvres sélectionnées dans la collection privée d'art contemporain du duc, qu'il a transférée à une fondation publique financée par l'État, le Wittelsbacher Ausgleichsfonds, dans l'intention de les exposer dans les musées d'État bavarois.
En tant que jeune collectionneur et alors qu'il était encore connu sous le nom de " Prince de Bavière ", Franz a embrassé l'art contemporain alors que celui-ci luttait encore pour sa reconnaissance dans l'Allemagne de l'après-guerre. Il a rencontré de nombreux jeunes artistes à la désormais légendaire Galerie Heiner Friedrich à Munich, tels que Georg Baselitz, Blinky Palermo et Sigmar Polke, alors qu'ils n'avaient encore que 20 ou 30 ans.
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| Katharina von Werz, Barockes Spiel, 1994 |
Le Prince Franz était très sensible à l'énergie et à l'audace avec lesquelles ces jeunes artistes remettaient en question les règles de la peinture et de l'art en général, dans une attitude intransigeante qui reflétait également leur tentative de faire face à la période nazie et au poids de l'histoire de l'Allemagne dans son ensemble. Le style et l'attitude de ces œuvres, souvent bruts et délibérément non polis, ont été qualifiés en plaisantant de "non soignés".
La collection personnelle du duc s'est distinguée par l'attention portée très tôt à l'œuvre de Palermo, un peintre mort jeune (à 33 ans) dont la conception singulière de la peinture et l'œuvre brève mais multiforme continuent d'inspirer les artistes d'aujourd'hui. Palermo aurait eu 80 ans cette année.
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| Matthias Dornfeld, Big Lady, 2015 |
Avec le prêt de la collection du prince Franz de Bavière par le Wittelsbacher Ausgleichfonds, soit 117 œuvres d'art au milieu des années 1980, les Bayerische Staatsgemäldesammlungen se sont soudain retrouvées en possession d'une collection unique d'art contemporain allemand. Au cours des décennies suivantes, le prince (puis duc) Franz a travaillé en étroite collaboration avec le Galerieverein (rebaptisé PIN. Freunde der Pinakothek der Moderne e.V. en 2002) pour enrichir cette collection d'une série d'acquisitions novatrices.
L'intérêt du duc Franz pour l'art contemporain ne s'est jamais démenti jusqu'à aujourd'hui. C'est pourquoi l'exposition présente les œuvres des années 1960 et 1970 en conversation fluide avec celles d'une génération plus jeune d'artistes, dont certains sont soutenus par le duc Franz depuis des décennies.
Source : traduction du texte de présentation de la Pinakothek der Moderne
vendredi 16 juin 2023
Paradisi Gloria — Un inoubliable Requiem d'Andrew Lloyd Webber au Sacré-Coeur de Munich
Soirée musicale d'exception au Sacré-Coeur de Neuhausen (Herz-Jesu-Kirche München), une église à l'architecture dépouillée et futuriste réputée pour la qualité exceptionnelle de son acoustique, digne d'une salle de concert, due à son revêtement en bois et surtout à son plafond en bois. Avec la série de concerts Paradisi gloria qu'y organise depuis plusieurs années le Münchner Rundfunkorchester, l'orchestre de la radio de Munich, la musique spirituelle de notre temps a trouvé sa place dans ce lieu d'élection à la décoration spectaculairement moderne, dont la façade reflète si bien les humeurs du ciel bavarois
Le Münchner Rundfunkorchester et le choeur de la Bayerische Rundfunk, placés sous la direction du jeune maestro autrichien Patrick Hahn, premier chef invité, viennent d'y donner le Requiem d'Andrew Lloyd Webber, avec un ensemble de solistes triés sur le volet. L'exécution du 15 juin se voulait également un hommage à la vie et à l'œuvre du compositeur britannique, qui a fêté ses 75 ans en mars dernier.
Andrew Lloyd Webber est une personnalité qui s'est rendue célèbre en tant que compositeur avec pour ne citer qu'eux son opéra-rock Jesus Christ superstar et des comédies musicales telles que Evita (1976), Cats (1981) et Le Fantôme de l'Opéra, mais aussi avec son Requiem qui a également acquis une renommée mondiale. Récompensé par le Grammy de la meilleure composition classique contemporaine en 1986, ce chef d'oeuvre doté d'un grand geste sonore est dédié à la mémoire du défunt père de Webber. La première placée sous la direction de Lorin Maazel avait eu lieu le 24 février 1985 à l'église Saint-Thomas de New York avec trois solistes prestigieux : Plácido Domingo, Sarah Brightman, épouse de Lloyd Webber à l'époque, et Paul Miles-Kingston.
Cette saison, les concerts de la série Paradisi gloria ont pris une nouvelle orientation dramaturgique : La musique sacrée de notre époque est complétée par la récitation de textes correspondants qui sont commandés spécialement à cet effet. Il en résulte une œuvre d'art totale composée de musique sacrée, d'architecture sacrée et de littérature contemporaine. La soirée commence par la lecture d'un texte que l'autrice Ursula Haas a spécialement composé pour l'occasion et qu'elle a elle-même commenté en avant programme. Le texte intitulé Also spricht Magdalena — ein Monolog für heute (Ainsi parlait Madeleine, un monologue pour aujourd'hui") met en scène une Marie-Madeleine actuelle, qui évoque pour nous la composition historique syncrétique du personnage évangélique de Marie de Magdala, la femme qu'aima Jésus comme une sœur, et dont l'histoire s'est élaborée au cours des siècles, par la transmission évangélique et ensuite par divers apocryphes. Au travers du souvenir de la Magdalena qui a accompagné Jésus pendant tout son parcours public jusqu'à la crucifixion et la résurrection, Ursula Haas insiste aussi sur la place de la femme au sein de l'Église et revendique une reconnaissance égalitaire de la femme. Son texte, admirablement interprété par l'actrice Laura Maire, nous a paru à la fois historique et militant.
À ce prologue littéraire a succédé une sublime interprétation du Requiem de Lloyd Webber avec au pupitre un chef visionnaire qui s'est appliqué à rendre le sens aigu de la dramaturgie du célèbre texte liturgique librement réarrangé par le compositeur qui a créé une imbrication de leitmotivs en insérant des reprises de passages marquants, particulièrement les lignes "Requiem aeternam" et "Dies irae". Patrick Hahn a conduit l'orchestre et le choeur à quatre voix (plus de 50 choristes préparés par Florian Befner) avec précision, subtilité, souplesse et doigté. Les musiciens, les choristes et les solistes ont admirablement rendu la théâtralité expressive de l'oeuvre, déployant l'éventail très riche des sentiments humains face à la mort et au Jugement dernier, avec des moments très contrastés. Ainsi de la chute du fameux "Hosanna" : alors que le ténor et le choeur viennent de célébrer le Christ venu proclamer la Bonne Nouvelle au nom du Seigneur en swinguant dans un mode groove extrêmement entraînant ("Benedictus qui venit in nomine Domini") avec la multiple reprise de l'Hosanna joyeusement clamé par le ténor, cette atmosphère exaltée, la plus chantante de la composition, est interrompue par la reprise douloureuse du " Dies irae " de la soprano, pour aboutir à la douceur de la partie la plus connue de la partition, le motet du " Pie Jesu " interprété par les deux sopranos, celui de la chanteuse et celui de l'enfant, et par le choeur. La composition de Lloyd Weber est absolument remarquable avec des gammes de tons entiers, des retours chromatiques, des sons complexes superposés, l'utilisation d'un contrepoint savant, hommage au père du compositeur, et de grands mouvements symphoniques. Le chef Patrick Hahn se joue de la complexité de l'orchestre élargi d'une batterie de percussions et d'un synthétiseur qui vient s'ajouter à l'orgue d'église. Il est aussi soucieux d'une utilisation équilibrée du volume acoustique. La qualité de l'orchestre et du choeur sont légendaires à Munich. L'exceptionnelle unisson, la fusion des voix dans l'expression émotionnelle, le soutien aux voix des solistes, le mariage avec l'instrumentation atteignent une rare perfection. Les quatre solistes étaient à l'aune de l'orchestre et du choeur. Les interprétations des deux sopranos enfants du Tölzer Knabenchor laissent pantois. L'aîné, qui tenait la partie la plus importante, a soulevé l'enthousiasme du public par un engagement hors du commun, une présence scénique inouïe, une intelligence du chant dans la transmission des émotions, l'attention tendue vers les départs de chant donnés par le chef, un soprano angélique avec de belles modulations dans le registre inférieur. C'est à lui qu'était confié le final, pour lequel on l'a vu quitter la scène pour parcourir toute l'allée centrale de la nef en répétant avec un diminuendo poignant le "perpetua" de la lumière éternelle du dernier verset. Prodigieux ! La soprano britannique Soraya Mafi a filigrané le cristal lumineux de sa voix dans un chant très émouvant combinant avec subtilité finesse expressive, puissance et intensité. Le ténor hanovrien Benjamin Bruns livre toutes les qualités d'un Heldentenor wagnérien qu'il déploie avec une projection et un phrasé remarquables, la clarté du timbre subjugue et son registre dramatique prend aux entrailles.
Ce Requiem fut à notre sens un des moments clés de la saison munichoise. Gott sei Dank, la radio bavaroise a réalisé une prise de son et le rendra très bientôt accessible : BR-KLASSIK diffusera un enregistrement du concert le dimanche 25 juin à 19h05 à la radio. L'enregistrement audio sera ensuite disponible à la demande pendant 30 jours sur br-klassik.de.
mercredi 14 juin 2023
L'Annonciation de Nicolas Poussin au château de Schleissheim / Die Verkündigung von Nicolas Poussin im Schloss Schleißheim
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| L'Annonciation(vers 1657) de Nicolas Poussin (1594-1665) 45.3 x 38 cm / peinte sur bois de noyer Collections de l'État de Bavière - Nouveau château de Schleißheim (salle 44) |
Get Lost ! Une odyssée à travers la nuit — Une coproduction de la Bayerische Staatsoper, de la Schauburg München et du Backstage München
Trois institutions appartenant au kaléidoscope de la vie culturelle munichoise, l'Opéra bavarois, le théâtre munichois pour la jeunesse et le Backstage, ont uni leur forces et leurs compétences pour stimuler l'intérêt des jeunes pour le théâtre et l'opéra par le truchement d'un spectacle total*. Le Backstage, un lieu alternatif avec espaces tant intérieurs qu'extérieurs qui accueille des soirées et des concerts de groupes de rock internationaux, a offert ses installations et sa technique ; quatre comédiens et comédiennes de la Schauburg, quatre chanteuses et chanteurs de l'Opera Studio, cinq instrumentistes et le compositeur de musique électronique Enik ont interprété un spectacle promenade sur des musiques de Monteverdi et d'Enik, — le nom d'artiste de Dominik Schäfer, des textes de chansons de Katja Leclerc et des dialogues composés par les jeunes acteurs et actrices et par le metteur en scène Daniel Pfluger. La première eu lieu ce 14 juin.
L'action se déroule lors d'une soirée en boîte, une soirée dans laquelle les spectateurs (surtout des jeunes de 15 à 20 ans) sont happés dès leur entrée dans la salle du Backstage. Quatre jeunes, deux filles et deux garçons, interprétés par des membres de la troupe de la Schauburg, participent à une soirée de clubbing, des néophytes en quête d'eux-mêmes et confrontés aux problèmes de l'être et du paraître, de la relation à l'autre et à soi-même et à leurs émotions. Une odyssée d'une nuit où ces jeunes vont expérimenter leurs limites, leurs extases comme leurs angoisses. Un voyage où le risque de se perdre fait partie du jeu. De la scène du club surgissent des êtres étranges, anges, démons ou extra-terrestres, habillés des costumes extravagants et flashy conçus par Florian Buder. Ils chantent des airs de Monteverdi accompagnés par un quartet et une cithariste : des strophes de l'Orfeo, ritournelle et prologue, des soli extraits du livre des madrigaux ou du Lamento della Ninfa. Quatre êtres fantastiques qui ne sont peut-être que des allégories de l'univers émotionnel et mental des protagonistes. La musique électronique et la culture des clubs viennent se mêler à l'univers musical particulier de l'opéra, à cette musique de Monteverdi qui plonge dans les profondeurs des états d'âme humains dont elle exprime les émotions de manière brute et directe. Les motifs de l'Odyssée se mêlent aux histoires contemporaines, la soirée invite à s'interroger sur ce qui se passe quand on se sent perdu et qu'on a perdu ses repères.
Au cours de cette première partie l'action se déroule sur une scène d'où sortent les interprètes pour venir jouer leurs parties sur un podium circulaire central, les spectateurs sont assis en tribunes latérales. Le public est ensuite invité à se déplacer vers un espace extérieur à la suite des protagonistes et à visionner des séquences musicales sur les téléphones portables. L'espace comporte quatre podiums où prennent place les quatre créatures magiques, chacune accompagnée d'un instrumentiste, et un podium central où opère Enik, le créateur et maître d'œuvre de la musique électronique. L'espace est participatif, des jeunes du public escaladent les podiums et se font photographier en compagnie des créatures. De courtes vidéos, réalisées par Sarah Scherer, sont diffusées sur des écrans.
En troisième partie, on retourne dans la première salle où sont projetées de nouvelles vidéos et où les acteurs et les chanteurs se mettent à danser sur la musique d'Enik dans une ambiance dynamisée par des lumières stroboscopiques, bientôt rejoints par le public invité à venir se déhancher avec les artistes. Les jeunes spectateurs sont visiblement ravis du spectacle participatif. En décloisonnant les frontières des genres, cette production commune a parfaitement atteint son objectif, celui de permettre aux jeunes de Munich de participer à la culture et de découvrir plusieurs facettes du théâtre musical.
* Ce qu'ils en disent
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| Serge Dorny, Andrea Gronemeyer et Hans-Georg Stocker |
Lors d'une conférence de presse organisée avant la première représentation, les directeurs des trois institutions ont souligné l'importance et la nécessité des coopérations entre les acteurs culturels de la société.
Serge Dorny, directeur général de l'Opéra d'État de Bavière : " Je suis convaincu que notre mission centrale est de participer de manière engagée à la création d'une société de demain. Nous avons besoin de lieux où des personnes d'origines et d'âges très différents peuvent se rassembler, former une communauté et entamer un dialogue. Il s'agit de saisir les opportunités afin de mettre en place de nouvelles coopérations et de créer de nouveaux espaces culturels — à l'Opéra comme dans d'autres lieux de la ville. Avec le projet commun Get Lost, — une expérience de théâtre musical très particulière, — nous souhaitons inciter un public aussi divers que possible à découvrir l'énergie contagieuse de la musique et du théâtre, qui se manifeste de multiples façons ". Il a également rappelé les synergies mises en place lors du récent festival d'opéra Ja, Mei !
Andrea Gronemeyer, directrice de la Schauburg : " Afin de développer le théâtre musical pour le jeune public, nous coopérons volontiers et très consciemment avec les partenaires culturels ici dans la ville. Nous avons une grande expertise du jeune public et des formats performatifs croisés. Nous les mettons à profit pour créer ensemble, avec l'expertise de l'Opéra national de Bavière en matière de théâtre musical et du Backstage en matière de culture club, une expérience artistique qui surprend le jeune public et va le chercher dans sa pratique culturelle orientée vers l'événementiel ".
Hans-Georg Stocker, fondateur et directeur de Backstage : " Le critère de la culture ne devrait pas être le genre, mais par exemple la valeur artistique et créative, l'innovation, la capacité technique ou 'artisanale', tout en tenant compte de la pertinence sociale et sociétale. Nous ne sommes pas les seuls, à Backstage, à penser que l'art et la culture ont une responsabilité particulière vis-à-vis de la société : celle de fournir des impulsions et des critiques, mais aussi de dépasser les limites et de provoquer parfois, tout en rassemblant la société de manière positive".
Le metteur en scène Daniel Pfluger aime mettre en scène des œuvres qui transcendent les genres et travaille dans différents médias. Get Lost est sa première collaboration avec Enik, un producteur de musique, chanteur et multi-instrumentiste bavarois basé à Munich, qui assure la direction musicale du spectacle et la production de musique électronique et possède une longue expérience en tant que musicien de théâtre.
Distribution
Dramaturgie Katja Leclerc et Daniel Pfluger
Musique Enik et Raphael Schluesselberg
Production Daniel Pfluger
Décors Katarina Ravlic
Costumes Florian Buder
Vidéo Sarah Scherer
Lumières Lukas Kaschube
16.6.23, 11h00 et 19h30
17.6.23, 19h30
dimanche 11 juin 2023
Quand Camille Bellaigue silhouettait Wagner
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| Profil silhouetté (hors article) |
samedi 10 juin 2023
La Libellule, poème et valse chantée de Camille Saint-Saëns (1835-1921)
Le retable de Sainte Barbe par Maître Paul de Levoča à Banská Bystrica
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