vendredi 12 mars 2021

Dessin commémoratif de l'archiduchesse Sophie d'Autriche



Dessin commémoratif de l'archiduchesse Sophie publié peu après son décès en première page du Wiener Salonblatt. La princesse Sophie Friederike Dorothea Wilhelmine de Bavière (27 juin 1805 à Munich - 28 mai 1872 à Vienne) était l'épouse de François Charles d'Autriche et la mère de l'empereur François Joseph. 

mercredi 10 mars 2021

Ein Königsmärchen / Un conte royal, le roman ludwigo-wagnérien de Marie de Wallersee-Larisch. (1)

Publié par Spohr à Leipzig

Au moment de la publication de son roman Ein Königsmärchen (Un conte royal) en 1898, Marie de Wallersée, " ci-devant comtesse Larisch ", a divorcé et vient de se remarier en 1897 avec le ténor Otto Brucks, alors engagé à l'opéra de Munich.  

Le roman, qui met en scène le roi Louis II, fut aussitôt interdit à la vente en Bavière. 12 ans se sont écoulés depuis la mort du roi et les sensibilités sont encore écorchées.  Ein Königsmärchen fut publié à Leipzig.

Résumé des premiers chapitres

Le Conte royal  raconte l'histoire poétique romancée du roi Louis II de Bavière et tente de donner une dimension mythique à sa mystérieuse vie solitaire et à sa mort tragique. La comtesse Larisch se disait bien informée sur le roi Louis, parce qu'elle faisait partie de sa famille. Enfant elle avait eu l'occasion de le côtoyer. Elle était la fille de Louis-Guillaume en Bavière, la nièce de l'impératrice d'Autriche, amie intime du roi, et de la princesse Sophie, qui fut pour quelques mois  la fiancée du roi.

Le roi de ce conte n'est pas vraiment humain, il est en fait la réincarnation terrestre d'un jeune cygne qui, en provenance d'un astre lointain, la planète des Cygnes, avait désiré vivre un temps sur terre.

Dans le premier chapitre, le  roi Louis II se trouve dans son observatoire privé,  totalement absorbé dans la contemplation des astres.  Après que son professeur d'astronomie l'a quitté, le roi s'endort et fait un rêve, dans lequel il comprend le langage des étoiles et entend la musique des sphères. Il aperçoit trois châteaux brillants au bord d'un lac d'émeraude, sur lesquels naviguent des cygnes chantants. À leur tête se trouve un jeune cygne mythique, un roi cygne, qui annonce son intention de descendre sur terre.

Un ange avertit en vain le jeune cygne que les rois sur terre doivent souffrir bien plus que les autres mortels et que la réincarnation entraîne l'oubli de l'existence précédente.

Le roi des cygnes ignore l'avertissement et l'ange est bien forcé de consentir à son voyage terrestre. Mais face aux épreuves qui l'attendent, il lui donne cependant un viatique : il lui promet qu'une noble jeune fille humaine se révélera à lui par le biais d'une merveilleuse chanson. L'ange le prévient cependant que sa vie sur terre sera limitée en temps : «Une limite est fixée pour votre vie sur terre,  si tant est que vous souhaitez la vivre jusqu'à son terme, dit l'ange, mais si vous quittez la terre de votre plein gré, si vous sentez que vos pouvoirs sont mis en échec, alors vous reviendrez ici et serez à nouveau un cygne. "

L'action du deuxième chapitre se déroule dans les premières années du règne du roi Louis II. Le décor est celui du lac de Starnberg, non loin de Munich, a même où le roi trouvera la mort, quelque 20 ans plus tard. Le lecteur est initié aux intrigues fomentées par des personnes de la cour. Le baron von Betten, favori et aide de camp du roi, est en conversation avec un banquier nommé Anthony, et tous deux s'accordent à dire qu'il est grand temps que le roi se marie.

Le lecteur apprend que le parti des courtisans a l'intention de favoriser le mariage du roi avec la princesse Clarisse, la fille de l'ex reine Honesta, qui vit à Biarritz.

Mais voilà qu'une fille illégitime du banquier entre en scène, une certaine Wally von Sartory,  une beauté passionnée au type méridional. Elle déclare à son père qu'elle aime le roi et qu'elle s'opposera de toutes ses forces au mariage projeté du roi, qu'elle compare au dieu-soleil Phoebus, avec une princesse. Elle sait qu'il adore l'art et elle se fera artiste pour trouver le chemin de son cœur. Wally von Sartory n'est pas un personnage historique, mais son personnage est comme un condensé des nombreuses jeunes chanteuses, actrices et artistes qui ont tenté de gagner l'amour du roi Louis II.

Au chapitre III, le roi est présenté dans la solitude idyllique de son château de Berg au bord du lac de Starnberg, dans les eaux duquel il perdra la vie. La comtesse Larisch décrit la beauté jeune roi avec un certain enthousiasme : " grand et droit comme un pin de la plus noble espèce, avec des yeux bleu foncé d'une beauté indescriptible et féerique, des cheveux bruns bouclés encadrant un front ouvert, et une bouche triste et douce sur un visage à la beauté classique."

Dans son château, le roi se trouve en pleine conversation avec Richard Wagner, qui dans le roman porte le nom de Reinhard Meister. L'entretien des deux hommes porte sur la tradition du chevalier au cygne, que le compositeur-poète met en scène dans son opéra Lohengrin. Le roi avoue qu'il est désespérément à la recherche d'une chanson, qu'un ange lui a chantée dans un rêve. Il lui faut cette chanson, et il sait qu'une femme la lui chantera un jour et qu'il la reconnaîtra immédiatement.

Le roi confie un secret  au Maître : il ne s'est jamais intéressé à aucune  femme, car il n'a jamais décelé aucune poésie dans aucune autre femme que sa mère. Wagner admet que  les femmes poétiques sont très rares. Wagner, cependant, redonne confiance au roi en lui avouant qu'il a trouvé une telle femme, c'est la femme d'un de ses amis .... Nul doute qu'il s'agit de Cosima von Bulow, que Wagner épousera plus tard.

En soirée, le roi marche le long des chemins bordés de jasmins qui descendent jusqu'au lac, tout en écoutant les rossignols et avec l'espoir d'entendre la chanson dont il a rêvé à l'observatoire, sa chanson. Il traverse le lac à la rame jusqu'à la rive opposée et croit entendre le chant des cygnes. Mais il fait erreur. En approchant du rivage, il entend une voix humaine mélodieuse. Il en reconnaît tout aussitôt le texte. C'est sa chanson, un lied qui évoque une fleur merveilleuse, Die Wunderblume, une chanson qui affirme que la fleur merveilleuse est le plus pur amour.

" C'est ma chanson ! " s'écrie le roi,  qui saute aussitôt du bateau et court à travers la pelouse jusqu'au château, où la silhouette délicate d'une femme  apparaît à une fenêtre ouverte. La lune brille et la jeune femme reconnaît le roi.

Il la prie de descendre le rejoindre. La jeune femme obéit aussitôt et apparaît bientôt dans l'encadrement du porche d'une tour entourée de lierre. Quand le roi lui demande de se présenter, elle répond : " Je suis Elsa, la cousine de Votre Majesté ! " Elle n'est autre que la princesse Sophie de Bavière, la plus jeune sœur de feu l'impératrice Elisabeth d'Autriche, qui a vécu de manière si retirée avec ses parents que le roi ne l'avait jamais vue.

Quelques jours plus tard, le roi a pris sa décision : il se rend au château de Possenhofen et demande à son oncle la main de sa plus jeune fille, ce qu'on lui promet avec le plus grand empressement. La princesse Elsa devient ainsi la fiancée du roi et en est absolument enchantée car elle se sent profondément amoureuse de son royal cousin. 

La comtesse Larisch décrit ensuite une rencontre entre le roi et sa fiancée dans un parc à proximité de Possenhofen. Les deux fiancés ont chacun composé des poèmes et se les lisent. 

C'était sans compter avec la belle Wally yon Sartory qui va tout mettre en oeuvre pour arriver à ses fins. Cette même nuit, elle traverse le lac et observe secrètement le roi et la princesse dans le parc, elle entend la chanson, qu'elle mémorise aussitôt. La comtesse Larisch donne à ses lecteurs le texte et la musique de la merveilleuse chanson - mais elle ne mentionne ni poète ni compositeur, et dit seulement que la princesse Elsa l'a reçue d'une manière mystérieuse.

Les choses vont bien sûr se compliquer... La belle Wally met au point un plan machiavélique qui conduira à la rupture des fiançailles...

(À suivre. Prochainement : la chanson Die Wunderblume)

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Vient de paraître

La pupille du roi Louis II de Bavière

de Hedwig Courths-Mahler


ISBN : 9782322230464

C'est en 1911 que Hedwig Courths-Mahler publia son roman sentimental historique König Ludwig und sein Schützling (« La pupille du roi Louis II de Bavière ») sous le pseudonyme d'Hedwig Brand. 110 ans après sa publication ce roman wagnérien est enfin traduit en français.

La protégée du roi est l'enfant d'un couple de forestiers vivant au coeur d'une forêt proche du château de Hohenschwangau. Au hasard d'une rencontre, le roi se lie d'amitié avec la petite fille au point de vouloir lui assurer la meilleure des formations scolaires possible. La petite fille, Walpurga Malwinger, dite Burgerl, est douée pour la musique et le chant et le roi favorise sa formation musicale. L'enfant grandit et devient une ravissante jeune fille. Un jour le hasard veut que Richard Wagner l'entende chanter et tombe immédiatement sous le charme de sa voix merveilleuse...

Un conte initiatique qui devrait ravir les amis de Louis II et de Richard Wagner.

Pour lire un extrait et/ou commander le livre, cliquer ici : https://www.bod.fr/librairie/la-pupille-du-roi-louis-ii-de-baviere-hedwig-courths-mahler-9782322230464


Ein Königsmärchen / Un conte royal (2) — Le lied de la Wunderblume interprété par la vocaliste Jolanta Lada

Cet post fait suite de l'article Ein Königsmärchen / Un conte royal, le roman ludwigo-wagnérien de Marie de Wallersee-Larisch. (1). 

Voici le lied  Die Wunderblume (La fleur merveilleuse), la chanson que l'ange de la planète des cygnes avait promise comme viatique au jeune cygne royal, une chanson dont le roi Louis II a rêvé et qu'il entend interpréter par la princesse Sophie en Bavière dans le roman de Marie de Wallersee-Larisch..

Nous n'en connaissons pas la provenance et n'avons trouvé la partition que dans Ein Königsmärchen. Il se peut que le texte soit de la plume de Marie de Wallersee-Larisch et que la musique ait été composée par le ténor wagnérien Otto Bruchs, qu'elle venait d'épouser au moment de la rédaction de son roman, ou par un de leurs amis musiciens. Si une lectrice ou un lecteur en connaissent l'attribution précise, merci de nous le signaler.

Le lied Die Wunderblume et son interprétation


La vocaliste germano-polonaise Jolanta Lada-Zielke, qui est aussi journaliste et blogueuse, nous a fait le grand plaisir d'en étudier la partition et de l'interpréter. Jolanta Lada a étudié le chant en tant que mezzo soprano et chante actuellement dans un choeur comme seconde soprano. Son professeur de chant est actuellement le baryton basse Jacek Ozimkowski. La partition du lied rappelle les compositions de Schumann  ou de Reger (?) et convient bien à une voix de mezzo ou de contralto.

Pour écouter le lied interprété par Jolanta Lada, accompagnée par la pianiste Margarete Hars, cliquer sur le lienDieWunderblumeJolantaLada

Un tout grand merci à Mesdames Jolanta Lada et Margarte Hars !

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Vient de paraître

La pupille du roi Louis II de Bavière

de Hedwig Courths-Mahler


ISBN : 9782322230464


C'est en 1911 que Hedwig Courths-Mahler publia son roman sentimental historique König Ludwig und sein Schützling (« La pupille du roi Louis II de Bavière ») sous le pseudonyme d'Hedwig Brand. 110 ans après sa publication ce roman wagnérien est enfin traduit en français.

La protégée du roi est l'enfant d'un couple de forestiers vivant au coeur d'une forêt proche du château de Hohenschwangau. Au hasard d'une rencontre, le roi se lie d'amitié avec la petite fille au point de vouloir lui assurer la meilleure des formations scolaires possible. La petite fille, Walpurga Malwinger, dite Burgerl, est douée pour la musique et le chant et le roi favorise sa formation musicale. L'enfant grandit et devient une ravissante jeune fille. Un jour le hasard veut que Richard Wagner l'entende chanter et tombe immédiatement sous le charme de sa voix merveilleuse...

Un conte initiatique qui devrait ravir les amis de Louis II et de Richard Wagner.


mardi 9 mars 2021

Portraits de l'impératrice Elisabeth dessinés à partir de photographies

 


Source : Wiener Salonblatt du 24 septembre 1898
Dessins réalisés à partir de photographies de l'atelier Adèle


La vérité sur la mort du roi Louis II de Bavière. Les racontars d'une certaine presse française.

Un article paru dans Le petit colon algérien du 29 juin 1886, qui reproduit l'article paru dans L'Événement. L'article n'est pas signé. Le journaliste répand des fake news. Ainsi prétend-il que le roi Louis II s'est rendu à la cour impériale de Saint-Pétersbourg. Mais voilà, Louis II n'a jamais mis les pieds en Russie, le seul pays qu'il ait jamais visité en dehors de l'Allemagne, c'est la France. L'article est intéressant parce que le journaliste répand la thèse de l'assassinat du roi Louis II, sur base du témoignage d'une petite fille qu'il prétend avoir rencontrée... 

Une correspondance de L'Événement donne les graves détails suivants 

Munich, le 20 juin 1886. 

       La première fois que j’ai vu Louis II de Bavière, c’était à la cour impériale de Saint-Pétersbourg. Il était venu faire une visite au tsar Alexandre II, dans l’intention. disait-on, d’épouser sa fille, la grande duchesse Maria Alexandrowna, actuellement duchesse d’Edimbourg. Le mariage ne se fit pas. La cour s’était effrayée des excentricités du jeune roi. Voici un exemple entre mille : L’empereur lui indiquait qu’en son honneur il donnerait une parade de la garde impériale à laquelle soixante mille hommes prendraient part. Louis II répondit : « Majesté, vous savez que je déteste les soldats ; si vous vouliez me faire un grand plaisir, ordonnez donc qu’on joue demain, au Théâtre Impérial, le Lohengrin de Wagner, j’aimerais beaucoup mieux cela que toutes les revues et manœuvres du monde. » Le lendemain, au Théâtre Impérial de Sainte-Marie on jouait effectivement le Lohengrin, mais du mariage il n’était plus question. 
    Je ne suis ni Français ni Allemand ; je n’ai donc pas plus de haine que de sympathie pour l’Allemagne. C’est dans cet esprit impartial que je vous communique tout ce que j’ai pu savoir sur la mort de Louis II d’après mes renseignements à la cour, auprès des personnages officiels, auprès des domestiques, et chez de simples paysans. Louis II était très aimé de son peuple et surtout des montagnards bavarois ; on lui pardonnait ses excentricités, on n’y faisait pas même attention ; tous sans exception nient sa folie. On dit que les derniers événements ne sont que les effets de la politique de M. de Bismarck dont on connaît la devise : « Deutschland über alles. » C’est toujours la même histoire : la force prime le droit.
       J’allais oublier que je ne veux vous communiquer que des faits sur la mort de l’infortuné roi. J’ai vu le docteur Schleiss, médecin du roi, et je l’ai interrogé sur ses déclarations voici ce qu’il m’a répondu : 
    « L’autopsie n’a rien prouvé du tout. Tout noyé ou asphyxié a dans le cerveau des signes de perturbation que l’on peut prendre, si l’on veut, pour des signes d aliénation mentale Le feu roi était excentrique, exalté si vous le voulez, mais il n’était pas fou. En ce qui concerne ses prétendues passions honteuses, les exemples de troubles dans le cervelet qui ont été constatés sont plus fréquents qu’on le pourrait croire. Même dans l’histoire, on n’a jamais dit que Charles XII de Suède était fou et c’était aussi un Roi Vierge, un roi qui n’a jamais de sa vie touché une femme. Si je me suis contredit moi-même, je ne 1'ai fait que pour ma patrie, l'Allemagne : Deutschland über alles. Puisque vous êtes étranger, je vous parlerai franchement. » 
   La mort de Louis II était nécessaire au salut de l’Allemagne ; le roi idéal est mort suivant un programme officiel arrêté depuis longtemps. De Munich, je me suis rendu à Schloss-Berg, au bord du Starnberger See, et j’ai examiné la place où le corps du roi et celui de son médecin, M. de Gudden, ont été retrouvés. 
      J’ai interrogé le serviteur le plus fidèle du roi Louis II, le vieux domestique Karl Maes ; voici le récit qu’il m’a fait de la triste fin de son maître et qu’aucun journal allemand n’a eu le courage de publier :        " Quand on a découvert les deux cadavres on a remarqué des empreintes de pas près du rivage, preuve d’une lutte acharnée Le pardessus, la redingote et le veston du roi, son parapluie et son chapeau retrouvés sur le bord du lac ont changé les suppositions en certitude Les nombreuses empreintes de pas étaient de dimensions très diverses. Personne n’a parlé de cela ; mais pourquoi !... "
    Ayant appris, en outre, qu'une petite fille de six ans avait été témoin du drame, je suis allé la voir ; c’est la fille d’un fermier aisé qui habite aux abords du lac. Voici ce qu’elle m’a raconté : 
   « Ce jour- là, je promenais près du lac, j’ai vu deux hommes s’approcher du bord en causant tranquillement ; l’un d eux était de très haute taille. Tout à coup, ajouta-t-elle, j’ai vu bondir d’un taillis une troupe d’hommes qui se sont jetés sur les deux promeneurs. Une lutte très vive s'engagea et, bientôt l’un d’eux fut jeté à l’eau. Effrayée, je me suis enfuie."
     Le soir, vers sept heures, on trouvait les cadavres du roi Louis de Bavière et de son médecin, noyés dans un mètre d’eau. Tout ceci donne à réfléchir ; dans toute la Bavière et même en Allemagne on commence à s’émouvoir ! Il est naturel que les journaux allemands restent muets. La main d’acier du chancelier de fer a trop bien pris ses mesures ; mais il ne peut empêcher qu’en Angleterre et en Amérique on commente la mort du roi de Bavière, qui fut peut-être exalté et extravagant, mais qui valait peut être mieux encore que beaucoup de ses semblables. Il n’a eu qu’un tort, celui de n’avoir jamais voulu plier sous la main despotique du prince de Bismarck. 
    Je termine. On sait que le roi Louis II détestait l’uniforme militaire. La dernière fois qu’il endossa, c’était en 1870,obligé qu'il était par l’étiquette et les événements. Depuis ce temps là, il s’est toujours habillé en civil ; malgré cela, il vient d être enterré dans l’uniforme qu’il a abhorré toute sa vie.


Sur les rapports entre Louis II et la Prusse et la main mise bismarckienne sur la Bavière, voir les textes que nous avons recueillis dans notre livre Louis II de Bavière. Le Cygne des Wittelsbach, BoD, 2019(ISBN 9782322102006).


dimanche 7 mars 2021

Portrait de la baronne Helene Vetsera-Baltazzi

 

Portrait de la baronne Vecsera-Baltazzi (1847-1925, mère de Mary Vetsera) dans le Wiener Salonblatt  le 3 mai 1874. Notons l'orthographe Vecsera de ce nom de famille dont on trouve plusieurs orthographes dans la presse de l'époque, Vetsera et Vecsera étant les plus fréquents, me semble-t-il. Le portrait se voit accompagné d'un court commentaire de présentation de la baronne.

Le commentaire

La baronne Vecsera-Baltazzi. Aujourd'hui, nous avons le plaisir d'enrichir notre galerie avec l'image d'une dame qui joue un rôle exceptionnel, voire brillant, dans les cercles de la Résidence. C'est un portrait de la baronne Vecsera-Baltazzi.
Élevée en Angleterre, cette dame a eu l'occasion, grâce au caractère profond de la pensée anglaise, d'acquérir ce sens de la vie en société qui distingue si bien les Anglais. C'est ce qui a conduit la baronne à s'intéresser si vivement à la vie sociale de la Résidence : elle n'est absente d'aucune fête de la bonne société. Excellente cavalière, elle est une turfiste passionnée.

[DE] Baronin Vecsera-Baltazzi. Wir befinden uns heute in der erfreulichen Lage unsere Galerie mit dem Bilde einer Dame zu bereichern, welche in den Kreisen der Residenz eine hervorragende, ja geradezu glänzende Rolle spielt. Es ist das Bild der Frau Baronin Vecsera-Baltazzi.
In England erzogen, hatte diese Dame Gelegenheit sich mit der Gedankentiefe des englischen Volkes auch jenen Sinn für das öffentliche Leben anzueignen, welcher die Engländer in so hohem Grade auszeichnet. Diesem Sinne ist es zu danken, daß die Frau Baronin in so hohem Grade für das öffentliche Leben der Residenz sich interessirt, daß sie bei keinem Feste der Gesellschaft fehlt und daß Sie, selbst eine treffliche Reiterin, auch den Vorgängen auf dem Turf ihre Theilnahme zuwendet.

Rodolphe. Les textes de Mayerling.

Les diverses versions du drame de Mayerling sont présentées dans le recueil  Rodolphe. Les textes de Mayerling (BoD, 2020).

Voici le texte de présentation du recueil  (quatrième de couverture):

   Suicide, meurtre ou complot ? Depuis plus de 130 années, le drame de Mayerling fascine et enflamme les imaginations, et a fait couler beaucoup d'encre. C'est un peu de cette encre que nous avons orpaillée ici dans les fleuves de la mémoire : des textes pour la plupart oubliés qui présentent différentes interprétations d'une tragédie sur laquelle, malgré les annonces répétées d'une vérité historique définitive, continue de planer le doute.
   Comment s'est constituée la légende de Mayerling? Les points de vue et les arguments s'affrontent dans ces récits qui relèvent de différents genres littéraires : souvenirs de princesses appartenant au premier cercle impérial, dialogue politique, roman historique, roman d'espionnage, articles de presse, tous ces textes ont contribué à la constitution d'une des grandes énigmes de l'histoire.

Le recueil réunit des récits publiés entre 1889 et 1932 sur le drame de Mayerling, dont voici les dates et les auteurs :

1889 Les articles du Figaro
1899 Princesse Odescalchi
1900 Arthur Savaète
1902 Adolphe Aderer
1905 Henri de Weindel
1910 Jean de Bonnefon
1916 Augustin Marguillier
1917 Henry Ferrare
1921 Princesse Louise de Belgique
1922 Dr Augustin Cabanès
1930 Gabriel Bernard
1932 Princesse Nora Fugger

Le dernier récit, celui de la princesse Fugger, amie de la soeur de Mary Vetsera, est pour la première fois publié en traduction française. Il n'était jusqu'ici accessible qu'en allemand et en traduction anglaise.

Luc-Henri Roger, Rodolphe. Les textes de Mayerling, BoD, 2020. En version papier ou ebook.

Commande en ligne chez l'éditeur, sur des sites comme la Fnac, le Furet du nord, Decitre, Amazon, etc. ou via votre libraire (ISBN 978-2-322-24137-8)

Quand Munich défiait Bayreuth : les 125 ans du Théâtre du Prince Régent

Il y a 125 ans, les 20 et 21 août 1901, Munich inaugurait l’un de ses théâtres les plus emblématiques : le Prinzregententheater. Conçu comme...