mardi 19 octobre 2021

Schwangau, Oktober / Octobre 1874 — Konversion der Königin Marie zum Katholizismus / La conversion de la reine Marie de Bavière au catholicisme

St.Maria und Florian in Schwangau - Waltenhofen 





Fotos © Luc-Henri Roger


Bild des Gedenkzeichen © Pfarreiengemeinschaft am Forggensee.

Gedenkzeichen in der Pfarrkirche Waltenhofen anläßlich der Konversion von Königin Marie. Das Spruchband sagt: Maria Regina Bavariae vid. fidem catholicam professa in ecclesia waltenhovensi 12. Oct. 1874.

 [DE] Konversion der Königin Marie

‚Ich bat Gott recht, mich zu erleuchten und mir zu zeigen, ob das wirklich für mich der vorgezeigte Weg sei’, schrieb Königinmutter Marie über ihre Konversion zum Katholizismus.

Am 12. Oktober 1874, dem Montag nach dem Colomansfest, fand das denkwürdige Ereignis in der Pfarrkirche Waltenhofen statt in Anwesenheit hoher Hofbeamter und ihres Gefolges. Ein gebürtiger Allgäuer und enger Vertrauter der Königin vollzog die bewegende Zeremonie, Daniel Bonifatius von Haneberg, Abt des Benediktinerklosters St Bonifaz in München und Bischof von Speyer. Neben Marie kniete ihr jüngerer Sohn Otto, dessen Zustand sich in diesen Jahren zusehends verschlechterte. Ludwig war nicht anwesend.

Pfarrer Berchtold berichtete in allen Einzelheiten über den ‚hochwichtigen und freudenreichen Tag‘. Das Volk sollte erst nachträglich davon erfahren, und so brannten am Sonntag darauf Freudenfeuer auf den Bergen. Am 23. Oktober empfing Marie die erste Hl. Kommunion und der Augsburger Bischof Pankratius von Dinkel spendete ihr die Firmung.

Nachdem Marie mit 39 Jahren Witwe geworden war, näherte sich die Protestantin mehr und mehr dem katholischen Glauben an. Sie vertraute sich bei ihren Aufenthalten in Elbigenalp Kaplan Lechleitner als geistlichen Führer an. In jener Zeit, als Sorgen um Ludwigs Veränderung und um Ottos Geisteskrankheit sie bedrückten, entschied sie sich zur Konversion als Gebot ihres Gewissens. Dieser Schritt erregte Aufsehen und auch ihr älterer Sohn, Ludwig II. billigte ihn nicht.

Quelle Text und Bild des Gedenkzeichen : Pfarreiengemeinschaft am Forggensee.

[FR] Conversion de la reine Marie (Traduction du texte allemand)
 
J'ai demandé à Dieu de m'éclairer et de me montrer si c'était vraiment la voie à suivre pour moi", a écrit la reine Marie à propos de sa conversion au catholicisme.

C'est le 12 octobre 1874, le lundi suivant la fête de Saint Coloman, que cet événement mémorable eut lieu  dans l'église paroissiale de Waltenhofen en présence de hauts fonctionnaires de la cour et de leur entourage. C'est un natif de l'Allgäu et proche confident de la Reine a célébré l'émouvante cérémonie, Daniel Bonifatius von Haneberg, abbé du monastère bénédictin de Saint-Boniface à Munich et évêque de Spire, qui célébra la cérémonie. Agenouillé à côté de  la reine Marie se trouve son fils cadet Otto, dont l'état s'est visiblement détérioré au cours des ldernières années. Son fils aîné,  Le roi Louis II, n'était pas présent.

Le père Berchtold a fait un compte rendu détaillé de cette "journée très importante et joyeuse". On n'en informa la  population locale qu'après coup, c'est pourquoi des feux de joie n'illuminèrent les montagnes le dimanche suivant. Le 23 octobre, Marie reçoit sa première communion et l'évêque d'Augsbourg, Pankratius von Dinkel, lui donna la confirmation.

Marie, née princesse de Prusse,  avait conservé la foi protestante lors de son mariage avec le prince héritier Maximilie. Devenue veuve en 1864, à l'âge de 39 ans, elle se rapprocha alors de plus en plus de la foi catholique. Elle prit l'aumônier Lechleitner comme guide spirituel pendant ses séjours à Elbigenalp. C'est à  cette époque, alors que les inquiétudes liées au changement de Louis et à la maladie mentale d'Othon lui pesaient fortement que sa conscience lui dicta de se convertir au catholicisme. La conversion ne manqua pas de provoquer des remous et même son fils aîné, Louis II, ne l'approuva pas.

Photo : Inscription commémorative dans l'église paroissiale de Waltenhofen à l'occasion de la conversion de la reine Marie, placée sous une statue du Christ, dont la reine fit cadeau à l'église. Texte de l'inscription :   Maria Regina Bavariae vid. fidem catholicam professa in ecclesia waltenhovensi 12. Oct. 1874

dimanche 17 octobre 2021

Le Secret — Füssen, Kalvarienberg, ce 17 octobre 2021.

Je fis hier l'ascension du Mont Sacré (Kalvarienberg, la montagne du Calvaire) situé à la limite des villes de Füssen et de Schwangau. Une Chinoise de Singapour, qui tenait la permanence de l'office du tourisme de Hohenschwangau, m'avait conseillé cette randonnée en vantant les vues extraordinaires que j'aurais de la ville de Füssen depuis le sommet de la colline. Je me souvins aussi que le roi Louis II aimait à s'y rendre et qu'en 1886, le Vendredi Saint qui avait précédé son décès tragique, il était allé prier au Calvaire, faisant la route à pied depuis son château de Neuschwanstein. Je fis de même et cheminai le long du lac du Cygne pour gravir ensuite la sainte montagne. En arrivant à son sommet, je contemplai le panorama pour redescendre ensuite vers la ville tout en examinant les quatorze stations que la foi populaire avait érigées dans la seconde moitié du 19ème siècle.

À la sixième station, une grande statue polychrome du Christ couronné d'épines m'attendait derrière une porte fermée et grillagée. Je ne sais pourquoi, je fus à le contempler saisi d'une immense émotion accompagnée de larmes. Et une catholique prière gravée dans ma mémoire enfantine me monta spontanément aux lèvres :

Domine, non sum dignus
ut intres sub tectum meum,
sed tantum dic verbum,
et sanabitur anima mea.

Et à ces mots de l'évangile de Mathieu se joignirent ceux d'un psaume dont Tómas Luis da Victoria avait composé un choeur a capella que nous avions tenté d'interpréter à la chorale :

Miserere mei, quoniam infirmus sum:
sana me, Domine, et sanabor.

Et bientôt, l'agnostique que je suis se mit à marmonner la même prière, en français cette fois, car c'est en cette langue qu'elle était imprimée dans mon coeur :

Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, , mais dit seulement une parole et je serai guéri.

C'est alors que le Seigneur me répondit  et me dit :

Ici et maintenant !

Et moi : C'est tout ?

Et Lui encore : C'est Tout !

Cette majuscule faisait toute la différence.

Une joie sereine et splendide m'envahit et j'allai m'asseoir sur un banc proche pour méditer ces Paroles.



jeudi 14 octobre 2021

Le lac du Cygne — Extrait de Jocelyn


Les lumières automnales du lac du Cygne
Ont éclairé mon âme de leurs bleus d'aniline.
Il me souvint d'un poème de Lamartine 
Et l'envie me vint de vous en faire signe :

...
Les seuls événemens de notre solitude
Sont le ciel plus clément ou la saison plus rude, 
La fleur tardive éclose aux fentes du rocher,
Un oiseau rouge et bleu qui commence à percher
Dans le chêne, et prépare un toit pour sa famille ; 
L'aigle qui de son œuf a brisé la coquille
Un combat sur le lac du cygne et du faucon, 
La plume ensanglantée y tombant à flocon,
Des vols de corbeaux noirs qui de la voix s'assemblent, 
Sous leurs ailes de jais les rameaux morts qui tremblent, 
La biche qui reprend son long duvet d'hiver, 
Une aurore de feu le soir traversant l'air
Voilà nos seuls soucis ici-bas; mais notre âme 
Est un monde complet où se passe un grand drame ;
...

Lamartine, extrait de Jocelyn

Fotoreportage Schwansee — 29 Fotos — Lac du Cygne / Reportage photographique


































© Luc-Henri Roger


 

mercredi 13 octobre 2021

Holzschniterei aus Oberammergau — König Ludwig der Bayern — Sculpture sur bois (Oberammergau)

[DE] Holzschnitzerei aus Oberammergau (ca. 1970/1980), ausgestellt im Café der Cafe-Pension Gerlinden in Waltenhofen (Schwangau), berühmt u.a.für seine köstlichen Kuchen.

[FR] Sculpture sur bois d'Oberammergau (vers 1970/1980)  exposée au café du Cafe- Pension Gerlinden à Waltenhofen (Schwangau), un café réputé notamment pour ses excellents gâteaux.



Königin Marie und der Alpenrosenorden — La reine Marie et l'ordre de la rose des Alpes

im Museum der bayerischen Könige zu sehen / 
à voir au musée des rois bavarois à Hohenschwangau

[DE]  Königin Marie, die Mutter von Ludwig II. und Otto I., wird die erste bayerische Alpinistin und gründet 1844 gar einen eigenen Verein, den Alpenrosenorden, für alle, die den "Achsel" (1150m) mit ihr bei Füssen bestiegen haben.

[FR] La reine Marie, mère des futurs rois Louis II et d'Otto Ier de Bavière, fut la première alpiniste bavaroise. Elle fonda en 1844 sa propre association, l'Alpenrosenorden (l'ordre de la rose des Alpes, aussi connu sous le nom de rhododendron ferrugineux) pour tous ceux qui ont gravi l'"Achsel" (1150m) près de Füssen en sa compagnie.

Du lit de fièvre aux strophes de sable : l’empreinte de Mozart à Olomouc

Quand la fièvre enfantine devint symphonie Palais Hauenschild - Photo @ Marco Pohle Sous un ciel morave autrefois assombri par le spectre de...