mardi 29 mars 2022

Guerre 14-18 — Quand le drapeau français flottait sur l'Achilleion (1916) — 10 photos

Le palais néo-classique de l’Achilleion, sur l'île grecque de Corfou, fut construit en 1889-1891 puis occupé par l'impératrice Élisabeth d'Autriche-Hongrie. Le palais fut racheté par le kaiser Guillaume II d'Allemagne en 1907 ; il y fit de fréquents séjours jusqu'en 1914. Il fut ensuite occupé par les troupes françaises, qui en firent un hôpital militaire pendant la Première Guerre mondiale, pour accueillir et soigner les blessés serbes. Des photographies de 1916 ont été conservées par la Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, propriétaire des droits. Elles représentent l'hôpital de l'Achilleion placé sous la protection du 6ème bataillon de chasseurs alpins (10 janvier - 10 avril 1916) puis du 10ème bataillon territorial de zouaves (avril - mai 1916).  










Carte postale ancienne (vers 1916)

lundi 28 mars 2022

At the villa Achilleion Corfu. A war poem by H. T. Sudduth / Poème À la villa Achilleion à Corfou

Serbian soldiers graves near the Achilleion (1916) / 
Les tombes des soldats serbes près de l'Achilleion en 1916
 

AT THE VILLA ACHILLEION CORFU.


By H.T. SUDDUTH.

A HAUNTING presence seems to fill the air,A shade of grandeur gone and e'er to beOne with the legends of the Ionian Sea—One memory more linked with Corcyra fair,Disjoined, alas! from presence otherwhere—A lost illusion of the years once freeAnd glorious in the kindling memoryOf grand Homeric Past still lingering there!
The olive orchards crown the hills; the vineAnd rose still flourish on the sunny slopesAs in Alcinous' Gardens; Morning opesHer eyes irradiant with the dawn divine!But now no longer at AchilleionThe Kaiser wakes to see fair Eos dawn.
In Belgian or in Russian lands afar,Beneath the smoke-cloud cope of shrouded HeavenWhere hissing shot and shell and War's red levinSpread far and wide the canopy of War!Where Nature shudders and seems to abhorThe awful scene; where myriad souls, unshriven,From life and all its joys at once are riven,Behold the Kaiser now 'neath Mars' red star!
A stern and sombre, gray-haired figure he,And standing midst the wreck of youthful dreamsSees he at times through battle smoke the gleamsOf rippling waves on blue Ionian Sea?Thinks he not sadly on the days now gone,And dreams he dreamed at fair Achilleion?
Published in New York Times, Current History, Vol 1, Issue 1 From the Beginning to March, 1915
À la villa Achilleion à Corfou, un poème de H.T. Sudduth
 
Une présence hantée semble remplir l'air,
Une ombre de grandeur disparue et qui ne sera plus jamais là.
Un souvenir lié aux légendes de la mer Ionienne
Un souvenir plus lié à la belle Corcyre,
Disjoint, hélas ! de la présence d'un autre endroit.
Une illusion perdue des années autrefois libres
Et glorieuse dans la mémoire enflammée
Du grand passé homérique qui subsiste encore ici !
Les vergers d'oliviers couronnent les collines ; la vigne
Et la rose fleurissent encore sur les pentes ensoleillées
Comme dans les jardins d'Alcinoüs ; le matin se lève
Ses yeux irradient de l'aube divine !
Mais ce n'est plus à l'Achilleion
Le Kaiser se réveille pour voir l'aube du bel Eos
En Belgique ou dans les terres russes lointaines,
Sous la chape de fumée des cieux enveloppés.
Où le sifflement des balles et des obus et le sang rouge de la guerre
Étend au loin le dais de la guerre !
Où la nature frissonne et semble abhorrer
La scène affreuse ; où des myriades d'âmes, sans répit,
De la vie et de toutes ses joies, sont arrachées à la fois,
Voyez le Kaiser maintenant sous l'étoile rouge de Mars !
C'est une figure sévère et sombre, aux cheveux gris,
Et debout au milieu de l'épave des rêves de jeunesse.
Il voit parfois, à travers la fumée de la bataille, les lueurs
Des vagues ondulantes sur la bleue mer Ionienne ?
Ne pense-t-il pas avec tristesse aux jours maintenant disparus,
Et les rêves qu'il a fait au bel Achilleion ? 

dimanche 27 mars 2022

Achilleion — Das Schloß der Kaiserin von Oesterreich in Gasturi — Ein Artikel der Gartenlaube (1893) et sa traduction en français

Das Schloß der Kaiserin von Oesterreich auf Korfu.
Nach einer Photographie gezeichnet von R. Büttner

Eine große Anziehungskraft übt neuerdings das bei dem Dorfe Gasturi erbaute Schloß der Kaiserin von Oesterreich aus. Man fährt auf bequemer Straße in einer starken Stunde bis dorthin; unterwegs hatte ich Gelegenheit, den Reichthum an prachtvollen alten Oelbäumen zu bewundern, welcher die Insel auszeichnet. Nirgends sonst habe ich dieselben in solcher Größe und in so außerordentlich malerischer, oft ganz phantastischer Bildung gesehen. Gasturi selbst bietet wenig Bemerkenswerthes. Am oberen Ende des Dorfes machte mein Rosselenker Halt vor einer Bretterbude, welche die Aufschrift „Bella Vienna“ trug; den Hauptschmuck derselben bildete ein die ganze Höhe der Wand ausfüllendes Plakat mit einer Riesenflasche, deren Inhalt als „Benedictine de l’abbaye Fécamp“ bezeichnet war. „Piazza Cavour“ war seitwärts auf einer Tafel zu lesen und gegenüber auf einem Bretterzaun „Boulevard imperiale“, Scherze der italienischen Arbeiter, welche beim Bau beschäftigt sind. Wenige Schritte brachten mich zum Eingangsthor der kaiserlichen Villa. Man hatte mir gesagt, daß der Zutritt zu derselben niemand gestattet werde, und auch der deutsche Konsul in Korfu, Herr Fels, dessen liebenswürdige Zuvorkommenheit allen deutschen Besuchern Korfus bekannt ist, erklärte sich außer stande, mir die Erlaubniß zu verschaffen. Doch wurde mir nach längerem Parlamentieren ein Einblick in das Vestibül und Treppenhaus und ein kurzer Aufenthalt im Garten zugestanden. Mehr war nicht zu erreichen, da jeden Augenblick der Besuch des kaiserlichen Intendanten, eines dalmatinischen Marineoffiziers, erwartet wurde, dessen rücksichtslose Strenge sehr gefürchtet schien. Das Aeußere des aus weißem Marmor im Stile der italienischen Renaissance aufgeführten stattlichen Hauses macht einen entschieden vornehmen Eindruck; was ich von Malereien im Inneren sah, war von geringerem Werthe.

Säulenhalle am Schloß der Kaiserin von Oesterreich.
Nach einer Photographie.

Die Lage ist entzückend: nach rechts, wo der Berg steil abfällt, das weite Meer und die nach Süden verlaufende Küste der Insel, nach Norden die mit Olivenwald bedeckte Abdachung bis zum See Kalikiopulo, dann die Stadt Korfu und jenseit derselben wieder ein vom Pantokrator und den albanesischen Bergen begrenzter Meeresstreifen, nach links ein Blick ins innere Land und im Rücken der Santi Deca. Der leitende Architekt war der Neapolitaner Garito; auch die Ausführung der einzelnen Arbeiten, der Malereien und der übrigen Ausstattung im Inneren wurde größtenteils italienischen, im besonderen neapolitanischen Künstlern und Arbeitern übertragen. Später war auch ein Wiener Ingenieur mit einer Anzahl dortiger Arbeiter berufen worden. Ich machte seine Bekanntschaft in der „Bella Vienna“ bei einer Flasche vortrefflichen Biers, dessen hier zu Lande überraschende Güte er mir dadurch erklärte, daß der praktische Wirth, der natürlich ebensowenig wie andere seiner Landsleute über einen Keller verfügte, denselben durch Eingraben der Flaschen in die kühle Erde zu ersetzen wußte.

Ehe das Schloß der Kaiserin Elisabeth gebaut wurde, war die Hauptsehenswürdigkeit Gasturis ein alter Brunnen, der hinter dem Dorfe in einer Schlucht steht, umgeben von Oelbäumen und Zypressen. Ein kleiner Junge, Alexandros mit Namen, bot sich als Führer an, sein Schwesterchen, die Wasilika – zu deutsch „Königin“ – durfte auch mit; war ihr Kostüm auch nicht königlich, so hätte doch ihr Gesichtchen einer Prinzessin wohl angestanden, so fein und regelmäßig waren die Züge und so klug und munter blickten die schwarzen Augen daraus hervor. Der Brunnen hat die Form eines großen Würfels mit einer Kuppel darüber, welche ein Kreuz trägt, und ist nach zwei Seiten geöffnet. Frauen und Mädchen mit großen Krügen gingen ab und zu oder standen und saßen plaudernd umher; die vornehme Anmuth ihrer Bewegungen, die Schönheit der meisten Gesichter paßte herrlich zu dem landschaftlichen Reize des Ortes.

Quelle : Die Gartenlaube 1893

Extrait d'un article sur Corfou dans le Gartenlaube de 1893

FR] [...] Le château de l'impératrice d'Autriche, construit près du village de Gasturi, exerce depuis peu une grande attraction. On y arrive en une bonne heure par une route facile ; en route, j'ai eu l'occasion d'admirer la richesse en vieux oliviers magnifiques qui caractérisent l'île. Nulle part ailleurs je n'en ai vu de si grands et d'une formation si extraordinairement pittoresque, souvent tout à fait fantastique. Gasturi elle-même offre peu de choses remarquables. En haut du village, mon attelage s'arrêta devant une baraque en planches portant l'inscription "Bella Vienna" ; la décoration principale en était une affiche remplissant toute la hauteur du mur, avec une bouteille géante dont le contenu était désigné comme "Bénédictine de l'abbaye de Fécamp". "Piazza Cavour" était inscrit sur un panneau latéral et, en face, sur une clôture de planches, "Boulevard impériale", plaisanterie des ouvriers italiens employés à la construction. Quelques pas me conduisirent à la porte d'entrée de la villa impériale. On m'avait dit que personne ne serait autorisé à y pénétrer, et même le consul d'Allemagne à Corfou, M. Fels, dont l'aimable obligeance est connue de tous les visiteurs allemands de Corfou, se déclara incapable de me procurer cette autorisation. Cependant, après de longues discussions, on m'accorda un aperçu du vestibule et de l'escalier, ainsi qu'un bref séjour dans le jardin. Il n'était pas possible d'obtenir davantage, car on attendait à tout moment la visite de l'intendant impérial, un officier de marine dalmate dont la sévérité impitoyable semblait très redoutée. L'extérieur de l'imposante maison de marbre blanc, construite dans le style de la Renaissance italienne, donne une impression de distinction ; les peintures que j'ai vues à l'intérieur étaient de moindre valeur.
    La situation est ravissante : à droite, où la montagne tombe à pic, la vaste mer et la côte de l'île qui s'étend vers le sud ; au nord, le versant recouvert d'une forêt d'oliviers jusqu'au lac Kalikiopulo, puis la ville de Corfou et, au-delà, à nouveau une bande de mer délimitée par le Pantocrator et les montagnes albanaises ; à gauche, une vue sur le pays intérieur et, derrière, le Santi Deca. L'architecte en chef était le Napolitain Garito ; l'exécution des différents travaux, des peintures et du reste de l'aménagement intérieur fut également confiée en grande partie à des artistes et des ouvriers italiens, en particulier napolitains. Plus tard, un ingénieur viennois fut également appelé avec un certain nombre d'ouvriers locaux. Je fis sa connaissance au "Bella Vienna" autour d'une bouteille d'une excellente bière, dont il m'expliqua la qualité surprenante dans ce coin du monde par le fait que cet aubergiste à l'esprit pratique, qui ne disposait naturellement pas plus que d'autres de ses compatriotes d'une cave, avait su la remplacer en enfouissant les bouteilles dans la terre fraîche.
    Avant la construction du château de l'impératrice Elisabeth, la principale curiosité de Gasturi était une vieille fontaine située derrière le village, dans un ravin entouré d'oliviers et de cyprès. Un petit garçon, Alexandros de son nom, se proposa comme guide, et sa petite sœur, Wasilika - en français "reine" - fut également autorisée à l'accompagner ; même si son costume n'était pas royal, son petit visage aurait bien convenu à une princesse, tant ses traits étaient fins et réguliers, et tant ses yeux noirs en sortaient intelligents et enjoués. La fontaine a la forme d'un grand cube surmonté d'une coupole portant une croix et s'ouvrant sur deux côtés. Des femmes et des jeunes filles portant de grandes cruches allaient et venaient, ou étaient debout et assises, en causant ; la grâce distinguée de leurs mouvements, la beauté de la plupart de leurs visages s'accordaient merveilleusement avec le charme du paysage. [...]

Rodolphe. Les textes de Mayerling

Les diverses versions du drame de Mayerling sont présentées dans le recueil  Rodolphe. Les textes de Mayerling (BoD, 2020).

Texte de présentation (quatrième de couverture):

   Suicide, meurtre ou complot ? Depuis plus de 130 années, le drame de Mayerling fascine et enflamme les imaginations, et a fait couler beaucoup d'encre. C'est un peu de cette encre que nous avons orpaillée ici dans les fleuves de la mémoire : des textes pour la plupart oubliés qui présentent différentes interprétations d'une tragédie sur laquelle, malgré les annonces répétées d'une vérité historique définitive, continue de planer le doute.
   Comment s'est constituée la légende de Mayerling? Les points de vue et les arguments s'affrontent dans ces récits qui relèvent de différents genres littéraires : souvenirs de princesses appartenant au premier cercle impérial, dialogue politique, roman historique, roman d'espionnage, articles de presse, tous ces textes ont contribué à la constitution d'une des grandes énigmes de l'histoire.

Le recueil réunit des récits publiés entre 1889 et 1932 sur le drame de Mayerling, dont voici les dates et les auteurs :

1889 Les articles du Figaro
1899 Princesse Odescalchi
1900 Arthur Savaète
1902 Adolphe Aderer
1905 Henri de Weindel
1910 Jean de Bonnefon
1916 Augustin Marguillier
1917 Henry Ferrare
1921 Princesse Louise de Belgique
1922 Dr Augustin Cabanès
1930 Gabriel Bernard
1932 Princesse Nora Fugger

Le dernier récit, celui de la princesse Fugger, amie de la soeur de Mary Vetsera, est pour la première fois publié en traduction française. Il n'était jusqu'ici accessible qu'en allemand et en traduction anglaise.

Luc-Henri Roger, Rodolphe. Les textes de Mayerling, BoD, 2020. En version papier ou ebook.

Commande en ligne chez l'éditeur, sur des sites comme la Fnac, le Furet du nord, Decitre, AmazonHugendubel, etc. ou via votre libraire (ISBN 978-2-322-24137-8).
In Italia via Amazon.it



Mittenwald — Wildensee — Sankt Anton — Fotoreportage 23 Bilder / Reportage photo de 23 clichés
























Crédit photos © Luc-Henri Roger

 

samedi 26 mars 2022

Achilleion (6) Futur nautique (Nautical future)

Une charmante statuette nous accueille près de l'entrée qui porte, gravé en français, sur son socle, le titre de Futur nautique. C'est un garçonnet, coiffé d'un béret, assis à l'avant d'une barque. L'enfant ressemblait, dit-on, au malheureux archiduc Rodolphe, et Elisabeth aimait cette statue qui lui rappelait l'enfance, si riche de promesses, de son fils que le drame de Mayerling lui enleva tragiquement. Lorsque l'Achilleion fut vendu à Guillaume II, il fit remiser cette statue dans les caves.

Marble Statue of a sweet little boy who wishes to go to sea, sat on the prow of a small boat. This charming statuette welcomes us near the entrance, bearing, engraved in French on its base, the title of Futur nautique (Nautical Future). It is a young boy, wearing a beret, sitting at the bow of a boat. It is said that the child resembled the unfortunate Archduke Rudolf, and Elisabeth loved this statue, which reminded her of the promising childhood of her son, who was tragically taken away from her by the tragedy at Mayerling. When the Achilleion was sold to Wilhelm II, he had the statue put back in the cellar.



Crédit photographique Luc-Henri Roger

Photographe non identifié

Rodolphe. Les textes de Mayerling

Les diverses versions du drame de Mayerling sont présentées dans le recueil  Rodolphe. Les textes de Mayerling (BoD, 2020).

Texte de présentation (quatrième de couverture):

   Suicide, meurtre ou complot ? Depuis plus de 130 années, le drame de Mayerling fascine et enflamme les imaginations, et a fait couler beaucoup d'encre. C'est un peu de cette encre que nous avons orpaillée ici dans les fleuves de la mémoire : des textes pour la plupart oubliés qui présentent différentes interprétations d'une tragédie sur laquelle, malgré les annonces répétées d'une vérité historique définitive, continue de planer le doute.
   Comment s'est constituée la légende de Mayerling? Les points de vue et les arguments s'affrontent dans ces récits qui relèvent de différents genres littéraires : souvenirs de princesses appartenant au premier cercle impérial, dialogue politique, roman historique, roman d'espionnage, articles de presse, tous ces textes ont contribué à la constitution d'une des grandes énigmes de l'histoire.

Le recueil réunit des récits publiés entre 1889 et 1932 sur le drame de Mayerling, dont voici les dates et les auteurs :

1889 Les articles du Figaro
1899 Princesse Odescalchi
1900 Arthur Savaète
1902 Adolphe Aderer
1905 Henri de Weindel
1910 Jean de Bonnefon
1916 Augustin Marguillier
1917 Henry Ferrare
1921 Princesse Louise de Belgique
1922 Dr Augustin Cabanès
1930 Gabriel Bernard
1932 Princesse Nora Fugger

Le dernier récit, celui de la princesse Fugger, amie de la soeur de Mary Vetsera, est pour la première fois publié en traduction française. Il n'était jusqu'ici accessible qu'en allemand et en traduction anglaise.

Luc-Henri Roger, Rodolphe. Les textes de Mayerling, BoD, 2020. En version papier ou ebook.

Commande en ligne chez l'éditeur, sur des sites comme la Fnac, le Furet du nord, Decitre, AmazonHugendubel, etc. ou via votre libraire (ISBN 978-2-322-24137-8).
In Italia via Amazon.it



Valery Gergiev est-il en en passe de devenir le superintendant des théâtres russes ?

Gergiev et Poutine en 2013
Crédit photo : www.kremlin.ru

Vladimir Poutine a invité Valery Gergiev à réfléchir à unir les destinées du Théâtre Bolchoï et du Théâtre Mariinsky, tout en rappelant  lors d'une conférence de presse que  la direction des théâtres impériaux était sous gouvernance unique sous l'Empire russe de 1786 à 1917. Gergiev a répondu en déclarant que "les théâtres Bolchoï et Mariinsky représentent tous deux l'une des plus puissantes traditions musicales ou musico-théâtrales de la planète". Il a aussi rappelé que de nouveaux théâtres sont actuellement en construction, notamment à Kaliningrad, Sébastopol et Vladivostok." avant d'ajouter : "Et je pense que cette tradition va se renforcer. D'incroyables jeunes chanteurs et danseurs remplissent actuellement les scènes de ces deux théâtres. Le moment est sans doute venu de réfléchir à la manière de coordonner les efforts."

Cela pose évidemment la question de l'avenir du directeur actuel du Théâtre Bolchoï, Vladimir Urin, qui a signé avec d'autres artistes un appel à cesser « les opérations spéciales en Ukraine ».

P.S. : le dernier directeur des théâtres impériaux fut Vladimir Arkadiévitch Teliakovski, qui fut arrêté par le gouvernement provisoire le 1er mars 1917 pour ensuite devenir caissier d'une gare de chemin de fer.

Le Mystère du « Mont Sacré » : L’incroyable histoire du Saint Prépuce d’Andechs et de la petite souris

© Marco Pohle Percée sur sa colline dominant le lac d’Ammersee, en Bavière, l’abbaye d’Andechs est aujourd’hui mondialement connue pour sa b...