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| Solistes, choeur, orchestre et figurants |
vendredi 3 juin 2022
Don Giovanni dans la mise en scène d'Herbert Föttinger au Theater-am-Gärtnerplatz. Une reprise à ne pas manquer !
mercredi 1 juin 2022
mardi 31 mai 2022
Sic transit gloria mundi — La mort de Sissi dans À la recherche du temps perdu
Un peu plus avant, il est question de la reine de Naples, la soeur de Sissi, que la princesse de Parme, présente à ce dîner, dit devoir visiter :[...] — Il parle latin, enchérit le duc.— Comment, latin ? demanda la princesse.— Ma parole d’honneur ! que Madame demande à Oriane si j’exagère.— Mais comment, madame, l’autre jour il a dit dans une seule phrase, d’un seul trait : « Je ne connais pas d’exemple de Sic transit gloria mundi plus touchant » ; je dis la phrase à Votre Altesse parce qu’après vingt questions et en faisant appel à des linguistes, nous sommes arrivés à la reconstituer, mais Robert a jeté cela sans reprendre haleine, on pouvait à peine distinguer qu’il y avait du latin là dedans, il avait l’air d’un personnage du Malade imaginaire ! Et tout ça s’appliquait à la mort de l’impératrice d’Autriche !
— Pauvre femme ! s’écria la princesse, quelle délicieuse créature c’était.
— Oui, répondit la duchesse, un peu folle, un peu insensée, mais c’était une très bonne femme, une gentille folle très aimable, je n’ai seulement jamais compris pourquoi elle n’avait jamais acheté un râtelier qui tînt, le sien se décrochait toujours avant la fin de ses phrases et elle était obligée de les interrompre pour ne pas l’avaler.
[...]
Le jugement du narrateur vient de tomber : la duchesse faisait seulement de l'esprit, et du plus faux ![...]
« Il faut justement que j’aille voir la reine de Naples, quel chagrin elle doit avoir ! » dit, ou du moins me parut avoir dit, la princesse de Parme. [...].
— Ah ! non, répondit la duchesse, ça, je crois qu’elle n’en a aucun.
— Aucun ? vous êtes toujours dans les extrêmes, Oriane, dit M. de Guermantes reprenant son rôle de falaise qui, en s’opposant à la vague, la force à lancer plus haut son panache d’écume.
— Basin sait encore mieux que moi que je dis la vérité, répondit la duchesse, mais il se croit obligé de prendre des airs sévères à cause de votre présence et il a peur que je vous scandalise.
— Oh ! non, je vous en prie, s’écria la princesse de Parme, craignant qu’à cause d’elle on n’altérât en quelque chose ces délicieux mercredis de la duchesse de Guermantes, ce fruit défendu auquel la reine de Suède elle-même n’avait pas encore eu le droit de goûter.
— Mais c’est à lui-même qu’elle a répondu, comme il lui disait, d’un air banalement triste : Mais la reine est en deuil ; de qui donc ? est-ce un chagrin pour votre Majesté ? « Non, ce n’est pas un grand deuil, c’est un petit deuil, un tout petit deuil, c’est ma sœur. » La vérité c’est qu’elle est enchantée comme cela, Basin le sait très bien, elle nous a invités à une fête le jour même et m’a donné deux perles. Je voudrais qu’elle perdît une sœur tous les jours ! Elle ne pleure pas la mort de sa sœur, elle la rit aux éclats. Elle se dit probablement, comme Robert, que sic transit, enfin je ne sais plus, ajouta-t-elle par modestie, quoiqu’elle sût très bien.
D’ailleurs Mme de Guermantes faisait seulement en ceci de l’esprit, et du plus faux, car la reine de Naples, comme la duchesse d’Alençon, morte tragiquement aussi, avait un grand cœur et a sincèrement pleuré les siens. Mme de Guermantes connaissait trop les nobles sœurs bavaroises, ses cousines, pour l’ignorer. [...]
Giulio Cesare in Egitto de Haendel au théâtre Cuvilliés de Munich par l'ensemble Così facciamo - Les 1er, 3 et 4 juin
lundi 30 mai 2022
Friedrich Ludwig von Sckell et le parc du château de Nymphenburg. Une exposition.
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| Le parc dessiné par Clemens von Zimmermann, vers 1810 |
Le parc
Entre 1804 et 1823, Sckell fut chargé par le roi Max Ier Joseph de transformer l'ensemble baroque du jardin du château de Nymphenburg en un jardin paysager, tout en conservant les parties de l'ensemble situées dans l'axe central.
Les systèmes d'axes et d'allées réguliers et géométriques avec des cours d'eau et des bassins, des quartiers de haies, etc. furent ici remplacés par des éléments d'aménagement de forme naturelle, de grandes prairies avec des ondulations et des collines légères ou prononcées, des lacs, des étangs et des ruisseaux avec des rives et des îles naturellement formées ainsi que des chemins au tracé sinueux. Tous les arbres et arbustes ont été diversement disposés : arbres isolés, groupés, bosquets ou parties de forêt avec des clairières aux bordures en saillie ou en retrait.
Grâce à ce jeu de formes, Sckell créa des paysages différenciés et donc variés, comme par exemple le Blutenburger Durchblick et le Löwental. Le parc du château de Nymphenburg à Munich, important pour l'histoire des jardins, est aujourd'hui classé monument historique et paysage protégé.
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| Friedrich Ludwig von Sckell, C. v. Zimmermann, vers 1810 (© Münchner Stadtmuseum) |
Friedrich Ludwig von Sckell
Né en 1750 à Weilburg an der Lahn, dans le Land de Hesse, Friedrich Ludwig von Sckell était le plus remarquable des artistes de jardin de son époque. Il est mort à Munich en 1823.
Sckell a contribué à la diffusion dans le sud de l'Allemagne du jardin paysager d'inspiration anglaise, qui s'est implanté sur le continent européen au milieu du 18ème siècle.
Avec le Jardin anglais et le parc du château de Nymphenburg, il a laissé à Munich et aux Munichois deux ouvrages d'art paysager exceptionnels et mondialement connus. Les deux jardins sont placés sous la tutelle de l'État libre de Bavière.
Exposition Sckell
Une petite exposition retrace le travail de Sckell dans le parc de Nymphenburg. À visiter d'avril à la mi octobre entre 9 et 18 heures dans la serre des géraniums (Geranienhaus).
Source du texte : traduit du texte allemand du site du château de Nymphenburg.
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Crédit photos © Marco Pohle & Luc-Henri Roger |
Les Troyens d'Hector Berlioz au Théâtre national de Munich ou le triomphe de la musique
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| Marie-Nicole Lemieux — Choeur de la Bayerische Staatsoper |
« L'auteur croit devoir prévenir les chanteurs et les chefs d'orchestre qu'il n'a rien admis d'inexact dans sa manière d'écrire. Les premiers sont, en conséquence, priés de ne rien changer à leurs rôles, de ne pas introduire des hiatus dans les vers, de n'ajouter ni broderies ni appogiatures, dans les récitatifs ni ailleurs, et de ne pas supprimer celles qui s'y trouvent. Les seconds sont avertis de frapper certains accords d'accompagnement dans les récitatifs toujours sur les temps de la mesure où l'auteur les a placés, et non avant ni après. En un mot, cet ouvrage doit être exécuté tel qu'il est.»
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| Les Grecs vainqueurs |
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