lundi 7 novembre 2022

Der letzte große Kaiser - Franz Joseph I. zwischen Macht und Ohnmacht, ein Film von Roswitha und Ronald P. Vaughan.

Heinz Klinger joue le rôle de l'empereur

[DE] Mit 18 Jahren hat er den Thron bestiegen und 68 Jahre lang regiert: Kaiser Franz Joseph I. war der längst dienende Herrscher der Habsburger-Dynastie und bereits zu Lebzeiten eine Legende. Ein Film vom ORF / Vaughan Film Produktion. Online auf der 3sat Mediathek bis 30.12.2022. Film und Präsentation auf : https://www.3sat.de/dokumentation/geschichte/der-letzte-grosse-kaiser-franz-joseph-i-100.html


[FR]  Traduction du texte de présentation de la chaîne 3sat

Le dernier grand empereur - François-Joseph Ier entre pouvoir et impuissance
Il est monté sur le trône à l'âge de 18 ans et a régné pendant 68 ans : L'empereur François-Joseph Ier était le souverain de la dynastie des Habsbourg qui servait depuis longtemps et était déjà une légende de son vivant.

L'ère de François-Joseph (18.8.1830 - 21.11.1916) est marquée par des conflits militaires et des coups du sort personnels comme le suicide de son fils Rodolphe et l'assassinat de sa femme Sisi. D'un autre côté, la monarchie danubienne connut un essor économique et une apogée culturelle.

À l'automne 1848, la révolution faisait rage à Vienne et l'empereur en place, "Ferdinand le Bon", était de santé fragile. Le 2 décembre, le monarque sans enfants a remis la couronne et les fonctions officielles à son neveu de 18 ans. Sans couronnement bombastique dans une cathédrale, mais au cours d'une cérémonie relativement simple et familiale, le tout jeune archiduc devint un empereur par la grâce de Dieu. François reçut le surnom de Joseph, en souvenir du très populaire Joseph II.

Cependant, contrairement à son ancêtre réformateur, le nouvel empereur d'Autriche et roi de Hongrie ne se considérait pas comme un réformateur, mais comme un conservateur, un fonctionnaire suprême. Parmi ses premiers actes officiels, il signa les condamnations à mort des insurgés de la révolution de 1848 et des combattants de l'indépendance hongroise.

Son long règne est marqué par des guerres et des défaites militaires ainsi que par des coups du sort personnels comme l'exécution de son frère Maximilien au Mexique, le suicide de son fils, le prince héritier Rodolphe, ainsi que l'assassinat de sa femme et, plus tard, celui de l'héritier du trône François-Ferdinand. D'autre part, la monarchie danubienne a connu un essor économique et une apogée culturelle sous l'ère François-Joseph.

Les magnifiques bâtiments de la Ringstrasse de Vienne sont les témoins de cette époque. De son vivant déjà, l'empereur a fait l'objet d'une glorification nostalgique, notamment en raison de sa relation avec son épouse, l'impératrice Sisi, elle aussi légendaire et extrêmement populaire. Le mariage manifestement problématique n'a pas entamé la glorification du couple impérial par le peuple. En hiver 1916, François-Joseph mourut d'une maladie pulmonaire.

Recherche de l'homme derrière le monarque

Dans leur documentaire, Roswitha et Ronald P. Vaughan cherchent à découvrir l'homme derrière la façade digne de l'empereur.
Des lettres du monarque à sa femme et à ses enfants montrent un homme sensible et affectueux qui souffre de son pouvoir et réagit par l'impuissance, tout en recouvrant cet état de fait d'une dignité officielle.

Vers la fin de sa vie, l'empereur sévère se transforme en un grand-père affectueux qui joue avec ses petits-enfants au château de Wallsee sur le Danube en Basse-Autriche.

La photo : L'ingénieur commercial à la retraite Heinz Klinger s'est glissé avec attitude et plaisir dans l'uniforme traditionnel du monarque. Source : ORF/Vaughan Filmproduktion

dimanche 6 novembre 2022

Photos du roi Louis II de Bavière à l'exposition TO BE SEEN. queer lives 19OO–195O, au NS Dokuzentrum de Munich


TO BE SEEN. queer lives 19OO–195O, la nouvelle expo LGBTIQ au NS Dokuzentrum de Munich, présente notamment les travaux du Dr Magnus Hirschfeld. En voici le texte de présentation :

Magnus Hirschfeld était le représentant le plus connu de la sexologie dans le monde germanophone. Il combinait la recherche de l'émancipation et une perspective scientifique, était à la fois un champion de la dépénalisation et un médecin. Son institut de sexologie, fondé à Berlin en 1919, est devenu le centre du mouvement de réforme sexuelle libéral-gauchiste de la République de Weimar. Outre la recherche et les consultations médicales, l'institut gérait une bibliothèque, des archives et un musée.
Contrairement aux sexologues conservateurs, Hirschfeld et son équipe travaillaient à l'acceptation de soi des homosexuels et des transsexuels. Cette "thérapie d'adaptation" ou "thérapie de milieu" vise à aider les personnes à s'adapter au milieu homosexuel qui leur convient, au lieu de réprimer leur identité. De nombreuses personnalités de la communauté gay, comme Lil Elbe, y ont été traitées. Des écrivains homosexuels tels qu'André Gide et Christopher Isherwood ont visité l'institut. Des personnes qui seraient aujourd'hui considérées comme intersexuées ont également été conseillées.
Dès le début, les nazis ont été dérangés par la sexologie libérale, Hirschfeld et son institut. De nombreux employés de l'institut étaient, comme Hirschfeld lui-même, juifs. En 1933, des étudiants nazis et des membres des SA démolirent l'institut. ; Hirschfeld était alors en tournée mondiale et resta en exil en France. 

Parmi les documents présentés figure le tome 4 de la réédition 1930 de l'ouvrage de sexologie Geschlechtskunde (publié à Stuttgart en 1926). Ce tome présente les illustrations de l'étude. Il est ouvert à la page 757 qui reproduit quatre photos du roi Louis II de Bavière datant de 1865, Ces photos sont utilisées pour illustrer "la gestuelle et les expressions féminines chez l'homme " ("Weibliche Gestik und Mimik bei Manne". Le livre a été prêté à l'exposition par le Forum Queeres Archives München e.v.



Photos prises à l'exposition

Nous avons retrouvé la quatrième photo dans un ouvrage consacré à Hirschfeld : "Le roi Louis II de Bavière dans une attitude féminine prononcée." 

Enfin, en meilleure qualité, la même photo dans le  livre Bildnisse König Ludwig II, aufgenommen von Hofphotographen Jos.Albert 1860-1884 (Verlag der Vereinigten Kunstanstalten, s.d.). Dans ce livre la photo est datée de 1865. Le roi, né le 25 août 1865, a alors 19 ou 20 ans.

Photo Joseph Albert

Histoire de Louis IV, dit le Bavarois (Ludwig der Bayer, 1282-1347) — Sa statue en bronze à Landshut

LOUIS IV, dit le Bavarois, fils de Louis le Sévère, duc de Bavière, né en 1282 ou 1286 [?, date incertaine], fut élu empereur, à la mort de Henri VII (1314), par cinq électeurs, tandis que les autres donnaient leurs voix au duc Frédéric d'Autriche. Élevé à Vienne avec ses parents, les fils du duc Albert d'Autriche, il succéda à son père, en 1294, sous la tutelle de sa mère, Malhilde de Habsbourg. En 1300 il devint co-régent de son frère ainé, et lors du partage effectué en 1310 il eut pour son lot les contrées situées sur la rive gauche de l'Isar. Par suite de la double élection au trône impérial, qui venait d'avoir lieu, une guerre civile ne tarda point à éclater entre les deux anti-empereurs, et ravagea l'Allemagne pendant huit années. La glorieuse victoire remportée en 1322 à Muhldorf, en Bavière, par Seifried Schweppermann, capitaine aussi brave qu'expérimenté qui à cette occasion fit même Frédéric prisonnier, ne mit point fin à la lutte, parce que le pape et Léopold, frère de Frédéric, continuèrent avec plus d'ardeur que jamais à guerroyer contre Louis le Bavarois. Dans l'intervalle, Louis avait, en 1317, pris possession des domaines de son frère, Rodolphe du Palatinat, qui, jaloux de son élévation à l'Empire, avait embrassé le parti de l'Autriche. Cependant, après la mort de ce prince, en 1320, il se détermina à conclure avec ses héritiers un traité qui leur rendit leur héritage et qui déclara qu'à l'avenir la dignité d'électeur appartiendrait alternativement à la Bavière et au Palatinat. En même temps, pour augmenter la puissance de sa maison, il octroyait à son fils aîné Louis, en 1322, la Marche de Brandebourg, tombée en déshérence; puis, afin de mettre obstacle aux progrès de la puissance pontificale dans la haute Italie, il prenait parti pour les Visconti, réduits en ce moment à la situation la plus critique, mais qui grâce à son appui !'emportèrent bientôt sur les guelfes. Alors le pape Jean XXII, dont l'aversion pour Louis ne pouvait que devenir plus violente par suite même de ces succès, non seulement l'excommunia, mais encore excita les Polonais et les Russes à envahir le Brandebourg, en même temps qu'il concluait un traité secret avec l'Autriche et la France contre 1'empereur. Pour pouvoir mieux se défendre contre tant d'ennemis, Louis se détermina à faire la paix avec Frédéric et à lui rendre sa liberté moyennant qu'il renonçât au trône et qu'il lui restituât les villes qu'il occupait encore, ainsi que les domaines impériaux situés dans la Souabe. En même temps un traité imposa au roi Jean de Bohême l'obligation de faire la guerre aux Polonais, peuple qui était l'objet tout particulier de sa haine. Mais Frédéric s'étant trouvé dans l'impossibilité de remplir ses engagements par suite du refus absolu de son frère Léopold de souscrire à la transaction conclue entre lui et l'empereur, revint se constituer le prisonnier de Louis, qui, touché de ce noble exemple de fidélité à la parole donnée, voulut alors partager la souveraineté avec son généreux rival ; mais les électeurs s'y opposèrent Bientôt après, en 1327, Louis entreprit au delà les monts une expédition pendant laquelle il se lit couronner à Milan en qualité de roi d'Italie, et à Rome comme empereur, en même temps qu'il tirait vengeance des trahisons de Galeas Visconti, qu'il intronisait Nicolas V comme pape en remplacement de Jean XXII, et que, secondé par une flotte sicilienne, il commençait une guerre contre les Florentins et le roi de Naples. Mais une révolte des Romains et d'autres mouvements menaçants qui éclatèrent sur divers points de l'Italie, joints à l'affaiblissement toujours croissant de son armée, décimée par les maladies, le déterminèrent, en 1329, à se retirer d'abord dans la haute Italie, puis, en 1330, à s'en retourner précipitamment en Allemagne. La nouvelle qu'il y reçut de la mort de son rival Frédéric le porta à essayer de se réconcilier avec les autres ducs d'Autriche ; et comme le duc Léopold, jusque alors son ennemi le plus irréconciliable, était mort en 1326, tous y consentirent moyennant une indemnité pour les frais de la guerre. Ce traité fut dû à l'intervention du roi Jean de Bohême, qui voulut prouver de la sorte à Louis sa reconnaissance pour le titre de vicaire de l'Empire en Italie qu'il lui avait conféré. Jean de Bohême fut moins heureux dans ses efforts pour amener une réconciliation entre le pape Jean XXII et l'empereur, quelque ardemment que celui-ci la souhaitât. L'influence de la politique française sur les papes, qui maintenant résidaient à Avignon, déjoua toutes les tentatives faites pour amener un accord pacifique avec Benoît XII de telle sorte que les plus humbles avances de l'empereur étant demeurées inutiles, les électeurs prirent le parti de lever eux-mêmes l'excommunication dont le pape l'avait frappé ; et à la diète de l'Empire tenue le 15 juillet 1338 à Rense sur le Rhin, ils décidèrent à l'unanimité et érigèrent en loi de l'Empire que « quiconque avait été élevé au trône impérial par la majorité des électeurs, et d'une manière légitime, devait dès lors être tenu pour le véritable et légitime empereur et roi, sans que pour cela il fût besoin du consentement et de la confirmation du pape ». Désormais rassuré de ce côté, Louis le Bavarois s'occupa alors d'agrandir sa puissance, sans reculer pour arriver à ce but devant l'arbitraire ni la violence. Indépendamment du Brandebourg, il s'empara encore en 1341, sans avoir égard aux droits de ses cousins, des domaines de Henri de la Basse Bavière puis il maria la fameuse Marguerite Maultasche, que de sa propre autorité il fit divorcer d'avec son mari, Jean Henri de Bohême, à son fils le margrave Louis de Brandebourg ; mariage qui fit entrer le Tyrol dans sa famille. Enfin, du chef de sa femme Marguerite, sœur du comte Guillaume de Hollande, il acquit la Hollande, la Zélande, la Frise et le Hainaut à la mort de ce prince, qui ne laissait pas d'héritiers directs. Que si déjà l'acquisition illégitime du Tyrol lui avait fait un ennemi irréconciliable dans la maison de Luxembourg, que la Bohême rendait si puissante, la mort de Benoit XII, suivie tout aussitôt après de l'élection de Clément VI, lui valut un adversaire d'une hostilité encore plus acharnée que Jean XXII. Celui-ci, non content de lancer solennellement contre lui les foudres de l'excommunication, le jeudi saint de l'an 1346, somma encore les électeurs d'avoir à procéder à l'élection d'un nouvel empereur, déposa l'archevêque de Mayence parce qu'il était favorablement disposé pour Louis le Bavarois, et adjugea l'archevêché, ainsi déclaré vacant, au comte Gerlach de Nassau. En même temps il agit avec tant d'habileté sur les autres électeurs, que le 1er juillet 1346 ils élurent empereur, en remplacement de Louis le Bavarois, le margrave de Moravie, qui prit le nom de Charles IV. Charles ne put pas, il est vrai, se faire reconnaître, et Louis de Brandebourg l'expulsa même du Tyrol, dont il avait essayé de s'emparer; mais Louis le Bavarois, qui se préparait à une nouvelle expédition contre Rome, mourut subitement sur ces entrefaites, le 13 octobre 1347, dans une grande chasse aux ours faite à Furstenfeld, près de Munich.


Source : Dictionnaire de la conversation et de la lecture : inventaire raisonné des notions générales les plus indispensables à tous, par une société de savants et de gens de lettres. Tome 12 / sous la direction de M. W. Duckett, e.a. Firmin Didot, Paris, 1853-1860.


La statue que la ville de Landshut fit fondre en 1622 en
l'honneur de son bienfaiteur, fut déplacée dans le parc de la 
Hofburg, son emplacement actuel, en 1835



Photos © Luc-Henri Roger


vendredi 4 novembre 2022

Majestätsbeleidigung im Museum von Regensburg. Die verunstaltete Kaiserin. /Lèse-majesté au musée de Regensburg. L'impératrice défigurée.

 



Billet d'humeur. Je vous présentais hier (voir mon post) une robe de deuil de l'impératrice Elisabeth qu'un communiqué de presse de la Maison de l'histoire bavaroise présentait comme un nouvel objet d'exposition. À revoir la photo de l'exposition de la robe de plus près, je m'aperçois qu'elle est présentée sur un mannequin dont le visage est à mon sens un affront à la mémoire de l'impératrice. Ce n'est sans doute pas l'intention, c'est pour le moins très maladroit. 

Gestern habe ich Ihnen ein Trauerkleid (siehe https://luc-henri-roger.blogspot.com/2022/11/la-robe-de-deuil-de-limperatrice.html) von Kaiserin Elisabeth vorgestellt, das in einer Pressemitteilung des Hauses der Bayerischen Geschichte als neues Ausstellungsobjekt angepriesen wurde. Wenn ich mir das Ausstellungsfoto des Kleides noch einmal genauer ansehe, stelle ich fest, dass es an einer Schaufensterpuppe präsentiert wird, deren Gesicht meiner Meinung nach ein Affront gegen das Andenken der Kaiserin ist. Dies ist wahrscheinlich nicht beabsichtigt, es ist zumindest sehr ungeschickt. 





mercredi 2 novembre 2022

La robe de deuil de l'impératrice Élisabeth lors du décès du roi Louis II de Bavière

Robe de deuil de Sisi (c) HdBG photo Philipp Mansmann.jpg

Nouvelle installation à la Maison de l'Histoire de la Bavière à Ratisbonne (Haus der Bayerischen Geschichte Regensburg). Une nouvelle mise en scène, centrée sur la plus célèbre des Bavaroises : l'impératrice Elisabeth d'Autriche (1837-1898) : un cortège funéraire commémore les funérailles du Louis II. Le cortège funèbre est composé d'uniformes rares et très précieux de la famille royale bavaroise, qui sont présentés sur des figurines métalliques, dont la robe très élaborée de l'impératrice Elisabeth. Le haut et la jupe sont confectionnés de soie extrêmement fine, de taffetas de soie et de dentelle.  La robe témoigne du sens de la mode de l'impératrice.

Élisabeth n'était pas seulement la petite cousine de Louis II, mais aussi son amie la plus proche. Tous deux avaient le strict cérémonial de la cour en aversion. Après la mort de Louis II dans le lac de Starnberg, Elisabeth fut l'une des premières à se rendre sur place. L'impératrice endeuillée prit congé du roi en plaçant un  bouquet de fleurs de jasmin dans la main du défunt. 

L'installation du cortège (c) HdBG 

Texte inspiré du communiqué de presse de la Haus der Bayerischen Geschichte,


La statue de Saint Florian dans la cour du château de Trausnitz à Landshut




Photos © Luc-Henri Roger

L'oeuvre originale du sculpteur Christian Jorhan l'Ancien (1727-1804) se trouve  à Landshut dans la Neue Dürnitz. Une copie fidèle de la statue de St Florian se trouve sur la fontaine dans la cour intérieure du château de Landshut en Bavière. Cette oeuvre exceptionnelle du rococo bavarois datant de 1762 est en bois de tilleul. La copie de la sculpture est due à Oswald Senoner et Stephan Wolf. Elle mesure 1,60 m.

Saint Florian

Saint Florian est l'un des saints patrons les plus connus et les plus populaires de Bavière. Saint patron des pompiers, il protège contre les incendies et toutes sortes de dangers liés à l'eau. On l'invoque aussi pour repousser les menaces de guerre.

La légende raconte que  Florian a vécu comme officier romain ou haut fonctionnaire administratif sous le préfet Aquilinus à Lauriacum (Lorch) sous le règne de l'empereur Dioclétien. Il échoua dans sa tentative de sauver ses coreligionnaires lors de la persécution des chrétiens qui débuta en 303. Incarcéré lui-même, il a refusé le sacrifice idolâtre prescrit et a été cruellement torturé. Une meule de moulin autour du cou, il aurait été noyé dans l'Enns le 4 mai 304, rendant son bourreau aveugle. Poussé par le Danube vers la terre ferme, un aigle défendit son corps contre les animaux sauvages. La chrétienne Valéria a finalement enterré le saint. Lors du transport, lorsque les animaux de trait, épuisés, ne pouvaient plus avancer, une source nouvellement créée donna de l'eau, rapporte la légende du saint.

La statue de Christian Jorhan l'Ancien nous montre le saint vêtu en officier romain. Porteur du drapeau bavarois blanc bleu, il est en extase et son regard est dirigé vers les cieux. Il est porteur de son attribut le plus connu : un seau déversant de l'eau pour éteindre un incendie. Il est accompagné de l'aigle qui prit sa défense, la conque qui symbolise la source qu'il a fait naître. Le petit diable symbolise le paganisme que le saint écrase du talon. On remarquera la perfection expressive du travail des mains.

Source principale du texte : le texte en allemand de la Bayerische Schlösserverwaltung

Rienzi au Festspielhaus de Bayreuth — La renaissance du premier chef-d'oeuvre de Wagner

" Ouvrir une plaie " : Bayreuth face au défi de Rienzi   Lorsque Katharina Wagner décida d’inscrire Rienzi, der Letzte der Tribune...