samedi 13 janvier 2024

Le Poids des Choses / The Weight of Things — Une rétrospective Damien Hirst au MUCA de Munich

 


Legend (201)

Le Musée d'art urbain et contemporain de Munich (MUCA) expose actuellement des oeuvres majeures de Damien Hirst dqns une exposition intitulée The Weight of Things (Le poids des choses). Cette exposition, la première du genre en Allemagne, retrace la carrière illustre d'un artiste dont l'influence s'étend sur plus de quatre décennies.
The Weight of Things propose une exploration approfondie des thèmes qui ont captivé le public du monde entier depuis l'émergence de Damien Hirst à la fin des années 1980. À travers un éventail varié de médiums artistiques, les œuvres de l'exposition confrontent et questionnent les relations complexes entre la religion, la science, la vie et la mort. 
Pour la première fois en Allemagne, cette vaste exposition retrace l'évolution de l'artiste sur près de quarante ans. L'éventail diversifié des œuvres exposées comprend des pièces maîtresses de la série Natural History, notamment Myth Explored, Explained, Exploded, 1993, des peintures de la célèbre série Spin and Spot, une sélection d'œuvres d'ébénisterie, des sculptures en bronze complexes de Treasures from the Wreck of the Unbelievable, jusqu'aux récentes peintures Cherry Blossom. Les ambitieuses installations extérieures du musée comprennent un Spot Painting de 10 000 pieds carrés créé pour le mur géant du MUCA et la sculpture en bronze monumentale et mythique, Legend, 2011.
Les profondes contributions de Damien Hirst à l'art contemporain et sa capacité à combler le fossé entre l'art et la culture populaire ont été une source d'inspiration permanente pour le MUCA. Alors que le musée célèbre les vingt-cinq ans de sa collection permanente, il n'y a pas de meilleur artiste pour représenter ses ambitions futures.
Le MUCA aspire non seulement à faire écho à l'héritage durable de Damien Hirst, mais aussi à exploiter sa capacité inégalée à engager et à inspirer plusieurs générations dans le domaine de l'art contemporain.

Source : texte de présentation du MUCA traduit de l'anglais






































Photos Luc-Henri Roger

Adresse et site web du MUCA (site en allemand et en anglais, source du texte traduit)

Hotterstraße 12
80331 München

https://www.muca.eu/

https://www.muca.eu/visit/ (horaires, liens utiles)

Post précédent sur le sujet : https://luc-henri-roger.blogspot.com/2024/01/le-musee-dart-urbain-et-contemporain.html 

jeudi 11 janvier 2024

Le Musée d'Art urbain et contemporain (MUCA), un espace incontournable de la vie culturelle munichoise

Museum of Urban and Contemporary Art (MUCA)

Textes de présentation du musée, traduits de l'allemand

UN MUSÉE AU CŒUR DE MUNICH

Situé en plein cœur de la vieille ville de Munich, à deux pas de la Marienplatz, le premier Museum of Urban Art d'Allemagne se trouve dans une ancienne sous-station électrique des services municipaux, sur une surface totale d'environ 2.000 m².

La façade du MUCA a été conçue par le célèbre artiste de street art Stohead et est ainsi devenue un objet d'art en soi. Le visiteur/se du musée pénètre dans le bâtiment à travers une " enveloppe " calligraphiée. Le MUCA souhaite ainsi créer un élément de liaison entre l'intérieur et l'extérieur. Ce lien est important pour nous, car il doit faire comprendre au visiteur/se dès son arrivée que le street art, en tant que forme d'art, a besoin de l'espace public comme espace de discussion et que l'intérieur est une sorte de zone de protection et d'expérimentation.

Nous croyons que l'art a le potentiel de changer la perception du monde. Notre objectif est de créer des espaces pour une forme d'art à la fois jeune et éphémère, dans lesquels le street art et l'art urbain dialoguent avec d'autres genres d'art contemporain, s'enrichissent mutuellement et conduisent à de nouvelles connaissances.

En tant que lieu de rencontre pour l'art urbain et contemporain, le MUCA se distingue par un programme d'expositions de haut niveau. Abordant différents "niveaux d'expérience artistique", le MUCA présente non seulement les œuvres d'artistes renommés et internationalement reconnus, mais tient également à offrir une plateforme à des formats expérimentaux et à des prises de positions intéressantes.

Le MUCA ne se contente pas d'insérer l'art urbain dans le discours artistique contemporain et de muséifier une jeune forme d'art. Il accorde une attention particulière à la médiation artistique. Les expositions sont accompagnées d'un vaste programme d'entretiens avec des artistes et des experts, de lectures et de visites guidées.

Adresse et site web (site en allemand et en anglais, source du texte traduit)

Hotterstraße 12
80331 München

https://www.muca.eu/

https://www.muca.eu/visit/ (horaires, liens utiles)









Expo actuelle
jusqu'au 28 janvier

Damien Hirst
The Weight of Things



Photos Luc-Henri Roger

mercredi 10 janvier 2024

Presse hongroise : le poème élégiaque à Erzsébet (l'impératrice Élisabeth) dans le Borsszem Jankó du 18 septembre 1898

Borsszem Jankó était un journal politique publié à Budapest entre 1868 et 1938. Son public cible était principalement la bourgeoisie urbaine. Avec un tirage de 2000 exemplaires, il est le plus important des grands journaux de l'époque, dépassant même parfois ce nombre.

Quelques jours après l'assassinat de l'impératrice, Borsszem Jankó publiait un poème élégiaque intitulé Erzsébet.


Nagy Magyarország fekete tábor,
Sok nebéz könnyünk szakadó zápor.
Erzsébet meghalt! Vége van, vége!
Ugy ís angyal volt, felszállt az égbe.

Árván maradtunk rengeteg búban,
Soha se sírtunk még szomorúbban.
A gyilkos töre, mely lőn halála,
Az mindnyájunkat szíven talála.

Mily nagy, nemes volt! Mily jó irántunk
Ő, kit rajongó szívvel imádtunk.
$ e szentnek kölle gyiloktól veszni —
Bocsáss meg Isten, nem értjuk ezt mil

Az, kit jutalmul annyi jóságért,
Annyi kegyetlen iszonyuság ért,
S ki oly dícsön türt: az ér ily véget!
Bocsáss meg Isten, nem értünk Téged.

Valónk Előtted im, porba görnyed:
Te alkotsz angyalt, Te alkotsz szörnyet!
Bösz diadaimat kezeid adnak
Hé szelidségen zord fenevadnak.

Te vagy, ki méltón jutalmaz s büntet...
Beh nagy titokkal gyötörsz bennünkett
Hol s mi jutalma legyilkelt jónak?
Hol s mi lesz pokla vad vérszogónak?

Lázongva kérdjük, de mindhiába . . .
Vessünk bizalmat Isten fiábal
Öt is erénye keresztre vitte -
Uj példa int most régi mély hitre.

A hitben ég csak vigasz sugára,
Síró magyarság, bazdulj imára! ...
Zug ma a tornyok minden harangja
S hallgat a írófa kaczagó hangja.

Essai de traduction de quelques vers 

Une pluie de larmes brumeuses.
Elizabeth est morte ! C'est fini, c'est fini !
Et comme un ange, elle est montée au ciel.
Nous sommes orphelins de tant de chagrin,
Jamais nous n'avons pleuré plus tristement

Dieu pardonne-nous, nous ne te comprenons pas.

Où et quel enfer pour celui qui a sauvagement répandu le sang? 

Nous posons des questions fiévreuses, mais en vain. . .
Mettons notre confiance dans le Fils de Dieu, le crucifié
.
Un nouvel exemple nous invite maintenant à une foi ancienne.
Dans la foi brûle un rayon de réconfort,

Appel aux lectrices et lecteurs qui pratiquent le hongrois : qui peut traduire ce texte en français ?

Vladimir Jurowski dirige Mozart, Odermatt et Schubert au Théâtre national de Munich. Le corniste Pascal Deuber héros de la soirée.

Pascal Deuber

Le directeur musical Vladimir Jurowski a dirigé pour deux représentations au Théâtre national de Munich le brillant Orchestre national de Bavière qui vient d'être désigné orchestre de l'année 2023 par les critiques du magazine Opernwelt. C'est la onzième fois que cette distinction honore l'orchestre bavarois. Torsten Kutschke, l'éditeur du magazine, a remis le certificat à l'orchestre ce dimanche en clôture de la première soirée du troisième concert d'Académie de la saison, au programme duquel figuraient la Symphonie en la majeur de Mozart et la Symphonie en ut majeur de Schubert (dite " la petite "), deux symphonies du " classicisme viennois " qui sont l'une et l'autre des oeuvres de jeunesse des deux compositeurs ( Mozart a dix-huit ans lorsqu'il la compose, et Schubert vingt-et-un ans), et le Concerto pour cor et orchestre de Gotthard Obermatt. Jeune lui aussi, — il a 31ans, — le brillantissime corniste solo suisse Pascal Deuber pour qui Gotthard Obermatt a composé son concerto, récemment créé en Roumanie à Brasov (en novembre 2023) et qui a connu ici sa première allemande.

Toute la soirée était empreinte d'une légèreté joyeuse et souriante. Vladimir Jurowski et l'orchestre de Bavière ont mis en valeur l'ampleur architecturale et la sublime élégance mélodique de la symphonie de Mozart. La gestuelle du chef est admirable : toujours précise et extrêmement attentive, tendre et ample ici, vivace et vibrante là alors que tout le corps bat le rythme. L'orchestre exprime avec talent la variété des quatre mouvements que relient des motifs sous-jacents, l'ardeur de l'allegro initial, la sérénité heureuse de l'andante, le rythme fluctuant et changeant du menuet, la fougue joyeuse du finale. Une oeuvre aux élans parfaitement jubilatoires qui n'est pas exempte de surprises.


Placée par Jurowski entre la symphonie encore classique de Mozart et celle déjà romantique de Schubert, la révélation du concerto d'Odermatt était très attendue. Gotthard Obermatt est un hautboïste, chef d'orchestre et compositeur suisse réputé. Ce fut à la fois un bonheur et une surprise de découvrir cette oeuvre contemporaine très mélodieuse dont le parcours narratif nous a paru fort bucolique, comme si nous étions entraînés dans une randonnée en montagne ou dans une partie de chasse. Les bois et les percussions sont très sollicités dans le flux chantant et joyeux de la composition qui les met en dialogue avec le cor, personnage central du concerto. Le corniste Pascal Deuber est bien connu du public munichois: corniste solo au Bayeriche Staastorchester depuis 2019, il a remporté dans sa catégorie le premier prix du concours international de musique ARD en 2021. 

Très acclamé pour la beauté de sa prestation, Pascal Deuber a encore offert un long rappel au cours duquel il a fait la démonstration de son étourdissante virtuosité et des possibilités étonnantes, et qui paraissaient sans fin, de son instrument. Il nous a interprété  Happy blues de Nagy Zsolt,  une oeuvre qui semble comme une improvisation d'une ligne mélodique aux accents afro-américains, un morceau solo mais à voix multiples : le corniste  est parvenu à exprimer les sons de différents instruments ou de différentes voix, passant de l'une à l'autre et donnant l'illusion de leur dialogue. La technique de Pascal Deuber atteint une perfection stupéfiante, c'est soufflant et décoiffant de brio et de maîtrise !

La sixième symphonie de Schubert nous fut également une découverte. L'influence de Beethoven est très perceptible dans cette " petite symphonie ", notamment dans le scherzo presto qui paraît évoquer celui de la première symphonie du grand maître. Des accents rossiniens se font également entendre dans cette oeuvre dont Schumann a dit qu'elle portait une " éternelle jeunesse ". Le maestro Jurowski propose une exécution élégante et d'une belle dynamique de cette symphonie romantique qui souligne le côté lumineux de Schubert. À la majesté du finale a répondu l'ovation enthousiaste du public.

Crédit photographique © Wilfried Hösl

Du lit de fièvre aux strophes de sable : l’empreinte de Mozart à Olomouc

Quand la fièvre enfantine devint symphonie Palais Hauenschild - Photo @ Marco Pohle Sous un ciel morave autrefois assombri par le spectre de...