dimanche 9 janvier 2022

Buste en ivoire de l'impératrice Elisabeth d'Autriche


Buste en ivoire réalisé par Wilhelm Fränzel en 1854 

Hauteur 36,5 cm
conservé au MAK – Museum für angewandte Kunst, Wien (source de l'image)

Neuschnee in Mittenwald — 21 Bilder / photos — Mittenwald sous la nouvelle neige
























 

Bad Kissingen 1897 — Kaiserin Elisabeth im Kurhaushotel — Sisi réside au Kurhaushotel


Kurhaushotel 1879 — Foto Wilhelm Cronenberg


aus Wiener Salon-Blatt, 23. Mai 1897, S. 3

1866 — Schlacht bei Kissingen

Café Bellevue

Albrecht von Preußen, Prinzregent des Herzogtums Braunschweig (1883)

[DE] Das Königliche Kurhaushotel wurde 1827/1828 nach Plänen von Heinrich Gries und Donlé im Stil des Klassizismus als L-förmiger dreigeschossiger Walmdachbau errichtet, immer wieder erweitert.  Das Kurhaushotel stand einerseits direkt an der Kurpromenade mit Blick auf den Kurgarten. 1897 wohnte Kaiserin Elisabeth in Königh. Kurhaus. Die Salon der Kaiserin wurde " ganzlich neu und auf das Allervornehmste eingerichtet".

"Man schreibt aus Bad Kissingen, 17. Mai: Die Kaiserin von Oesterreich ist der Mittelpunkt unseres Badelebens und hat sich durch ihr einfaches und leutseliges Wesen die Herzen Aller erobert. Die Kaiserin interessiert sich nicht nur um den seit ihrem letzten Hiersein nach innen und außen veränderten und erweiterten Badeort, sondern macht nicht selten, ohne gerade viel Rücksicht auf die Witterungsverhültniste zu nehmen, Ausflüge zu Fuß in die Umgegend. Ihre jüngsten Besuche galten dem Café Sinnberg und der Bellevue. Vom Besitzer des ersteren, der an der Schlacht bei Kissingen— 10. Juli 1866 — selbst theilgenommen, ließ sie sich das vom Sinnberge aus über­sehbare Schlachtfeld zeigen, informirte sich eingehend über die Angriffs­ inien und die Stellung der beiderseitigen Truppen— Bayern und Preußen— und besuchte die in der Nähe des Sinnberges ge­legenen Gräber der Gefallenen. Dem reizend gelegenen Café Bellevue am Abhang des Altenberges machte die Kaiserin schon einigemal einen Besuch. In der Nähe desselben fand 1866 der Uebergang der Preußen über die Saale statt, und in der Nähe befinden sich ebenfalls gut gepflegte Officiersgräber, welche die Kaiserin auch besuchte. Im Uebrigen erscheint die Kaiserin Früh regelmäßig am Brunnen und aus der Promenade und kauft alsdann persönlich bei dem Hohkonditor I. R. Mesterschmidt im Curgarten den Bedarf an Kaffeebrot. Hier traf die Kaiserin kürzlich mit dem Prinz-Regenten Albrecht von Braunschweig nach dessen Rückkunft von Karlsbad zusammen und blieb mit demselben lange in animirtem Gespräche beisammen." (Wiener Salon-Blatt, 23, Mai 1897)

"Von Kissingen aus war bekannt geworden, dass Ihre Majestät sehr unangenehm berührt war, dass sie die Badegäste an den Brunnen und Spaziergängen umdrängten und durch Nachgehen belästigten." (Cur- und Bade-Zeitung. Hygiea, 10. Juli 1897)

[FR] Le Kurhaushotel royal de la station thermale de Bad Kissingen a été construit en 1827/1828 d'après les plans de Heinrich Gries et Donlé dans le style du classicisme, sous la forme d'un bâtiment en L à trois étages avec un toit en croupe. Il fut sans cesse agrandi.  Par un de ses côtés, l'hôtel de la station thermale donnait directement sur la Kurpromenade avec vue sur le jardin de la station thermale. En 1897, l'impératrice Elisabeth séjourna au Königh. Kurhaus. À cette occasion, le salon de l'impératrice fut "entièrement rénové et aménagé de la manière la plus raffinée".

" On nous écrit de Bad Kissingen, le 17 mai : " L'impératrice d'Autriche est le centre de notre vie balnéaire et a conquis le cœur de tous par son caractère simple et affable. L'impératrice ne s'intéresse pas seulement à la station balnéaire, qui a été transformée et agrandie à l'intérieur et à l'extérieur depuis son dernier séjour, mais elle fait souvent des excursions à pied dans les environs, sans trop tenir compte des conditions météorologiques. Ses dernières visites ont eu lieu au Café Sinnberg et à Bellevue. Le propriétaire du premier, qui a participé à la bataille de Kissingen - le 10 juillet 1866 - lui a montré le champ de bataille visible depuis le Sinnberg, l'a informée en détail sur les plans d'attaque et la position des deux troupes - bavaroise et prussienne - et a visité les tombes des soldats tombés à proximité du Sinnberg. L'impératrice s'était déjà rendue plusieurs fois au Café Bellevue, situé sur les pentes de l'Altenberg. C'est à proximité de celui-ci qu'eut lieu le passage des troupes prussiennes sur la Saale en 1866, et c'est également à proximité que se trouvent des tombes d'officiers bien entretenues, que l'impératrice a également visitées. Par ailleurs, l'impératrice  se rend régulièrement tôt le matin à la fontaine et à la promenade pour acheter personnellement du pain chez le pâtissier J. B. Mesterschmidt dans le Curgarten. C'est là que l'impératrice a récemment rencontré le prince-régent Albrecht de Brunswick à son retour de Carlsbad et qu'elle est restée longtemps avec lui à discuter avec animation ". (Wiener Salon-Blatt, 23 mai 1897)

Le magazine Hygeia du 10 juillet 1897 nous informe que "De Kissingen, on avait appris que Sa Majesté était indisposée par le fait que les curistes se bousculaient aux fontaines et aux promenades et qu'ils l'importunaient en la suivant."

jeudi 6 janvier 2022

1897 — Ein Rezept für Kaiserin Elisabeth — Une ordonnance médicale pour l'impératrice Elisabeth d'Autriche

[DE] Nach ihrer Kissinger Kur im Jahre 1897 erbat sich die Kaiserin von ihrem Kurarzt Dr. Alfred Sotier Rezepte, die sie sich an verschiedene Aufenthaltsorte nachsenden ließ. Die Abbildung zeigt das Rezept für Pillen, welche sich die Kaiserin am 16. Oktober 1897 nach Budapest schicken ließ. 

Dr. Alfred Sotier ließ sich 1865 in Bad Kissingen nieder. Er war der beratende Arzt der deutschen Kaiserin Auguste Victoria (1889) und der Kaiserin Elisabeth von Österrreich (1897, 1898) während deren Kuraufenthalt in Bad Kissingen. Auch Katharina Schratt war seine Patientin.

Text- und Bildquelle: 1. Der Flyer Kaiserin Elisabeth und Ihr Kissingen, der derzeit von der Tourist-Information der Stadt Bad Kissingen (Herausgeber) vertrieben wird. 2. Wikipedia (Alfred Sotier)

[FR] Après sa cure à Kissingen en 1897, l'impératrice demanda à son médecin de cure, le Dr Alfred Sotier, des ordonnances qu'elle se fit envoyer dans différents lieux de séjour. L'illustration montre l'ordonnance de pilules que l'impératrice se fit  envoyer à Budapest le 16 octobre 1897. 

Le Dr Alfred Sotier s'est installé à Bad Kissingen en 1865. Il fut le médecin-conseil de l'impératrice allemande Auguste Victoria (1889) et de l'impératrice Elisabeth d'Autriche (1897, 1898) lors de leur séjour de cure à Bad Kissingen. Katharina Schratt fut également sa patiente.

Source du texte et de l'image : 1. le dépliant Kaiserin Elisabeth und Ihr Kissingen actuellement distribué par le bureau de tourisme de la ville de Bad Kissingen (éditeur) 2. Wikipedia (Alfred Sotier)

Dr Alfred Sotier (1833-1902)

La galette des rois — Alphonse XIII caricaturé par Jean Villemot — Si nous parlions un peu de la galette des reines ? ...


Le 6 janvier 1906, jour des rois mages, le caricaturiste Jean Villemot publiait  dans le n° 249 de L'Assiette au Beurre 14 pages de gravures en noir et en couleur sur le thème de la galette des rois.

La caricature représente le roi d'Espagne Alphonse XIII en train de se chercher une reine. En janvier 1906, le roi, né le 17 mai 1886, n'a encore que 19 ans, mais le mariage du jeune roi intrigue les cours d'Europe. Chaque gouvernement souhaite donner au jeune monarque une épouse qui l'attirerait dans son camps en cas de conflit. Ainsi le Kaiser propose-t-il une de ses parentes catholiques, la très belle princesse Marie-Antoinette de Mecklembourg-Schwerin, tandis que l'Angleterre protestante forme des voeux pour que la très belle princesse Patricia de Connaught, nièce du roi Édouard VII. Le choix du souverain se portera finalement sur une princesse de plus humble origine : la princesse Victoria de Battenberg, née d'un mariage morganatique, ce qui en principe aurait dû l'exclure de la liste des prétendantes. Mais Alphonse XIII est amoureux et le mariage aura lieu en mai 1886.

Jean Villemot fait un jeu de mots sur deux acceptions du mot galette qui signifie gâteau dans l'expression galette des rois et argent dans l'expression galette des reines.

On pourra juger de la qualité de la caricature en la comparant avec ce portrait du roi conservé au musée du Prado :

Alphonse XIII peint vers 1910 par Victor Morelli Sánchez Gil

mercredi 5 janvier 2022

Prosper Mérimée à propos du premier Tannhäuser parisien de 1861

Mérimée par Marie Bonaparte (1869)

[...] Un dernier ennui, mais colossal, a été Tannhauser. Les uns disent que la représentation à Paris a été une des conventions secrètes du traité de Villafranca ; d'autres, qu'on nous a envoyé Wagner pour nous forcer d'admirer Berlioz. Le fait est que c'est prodigieux. Il me semble que je pourrais écrire demain quelque chose de semblable, en m'inspirant de mon chat marchant sur le clavier d'un piano. La représentation était très curieuse. La princesse de Metternich se donnait un mouvement terrible pour faire semblant de comprendre, et pour faire commencer des applaudissements qui n'arrivaient pas. Tout le monde bâillait mais, d'abord, tout le monde voulait avoir l'air de comprendre cette énigme sans mot. On disait, sous la loge de madame de Metternich, que les Autrichiens prenaient la revanche de Solférino. On a dit encore qu'on s'ennuie aux récitatifs, et qu'on se tanne aux airs. Tâchez de comprendre. Je m'imagine que votre musique arabe est une bonne préparation pour cet infernal vacarme. Le fiasco est énorme ! Auber dit que c'est du Berlioz sans mélodie.[...]

 in Lettres à une inconnue, 1873

Le Mystère du « Mont Sacré » : L’incroyable histoire du Saint Prépuce d’Andechs et de la petite souris

© Marco Pohle Percée sur sa colline dominant le lac d’Ammersee, en Bavière, l’abbaye d’Andechs est aujourd’hui mondialement connue pour sa b...