mercredi 3 mai 2023

Bologne — Musée international et bibliothèque de de la musique — 38 photos

Le Musée international et bibliothèque de la Musique de Bologne a été inauguré en mai 2004 dans le cadre fastueux du Palazzo Sanguinetti , un palais du 16e siècle à l’architecture prestigieuse et fascinante, situé Strada Maggiore. La restauration du palais a  restitué à leur splendeur originale les remarquables fresques intérieures, peintes au début du 19e siècle, qui appartiennent aux œuvres les plus significatives du style napoléonien et néoclassique bolonais.

Reportage photographique 











Photos 2 à 11 © Marco Pohle

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Photos 12 et svtes © Luc-Henri Roger

Plus d'infos sur ce beau musée : http://www.museibologna.it/musica


 

Le Ludwig de l'artiste peintre Guy Puccio

Ludwig par Guy Puccio

À propos de l'artiste

Guy Puccio est un artiste peintre, graveur, illustrateur, photographe et dessinateur de bande dessinées français contemporain. Originaire de Marseille, il attire l’attention de la galerie Matignon, qui organise sa première exposition en 1975. 
Son exposition suivante, en 1976, est inspirée des œuvres de Jean Lorrain .
L’œuvre de Guy Puccio est marquée par des références aux univers symbolistes des XIX ème et XX ème siècles, mais ses sujets mêmes les plus sulfureux ou les plus angoissants sont traités avec une touche lumineuse et des coloris euphoriques. Ce contraste entre des références intellectuelles exigeantes et un style volontairement limpide rapproche Guy Puccio de la Figuration Narrative, dont il n’a pourtant jamais fait partie.
D’inspiration figurative à ses débuts, Puccio passe peu à peu à l’abstraction, mais si le sujet disparaît, le goût du symbole reste toujours lisible dans le choix des couleurs et les associations de formes.
Il lie volontiers musique et peinture, et ses abstractions sont souvent inspirées d’œuvres musicales, comme la série consacrée à la tétralogie de Richard Wagner. (Source du texte : présentation de l'artiste sur le site Les Atamanes).

" Puccio met la logique du visible au service de l'invisible, selon le précepte de son illustre aîné, Redon. La vie réelle et la vie rêvée, il les associe en une vaste symphonie de symbotes et d’allégories, riche de raffinements ornementaux. de phosphorescences mythiques, d'allusions baroques, donnant à son style pouvoir de vertige ". (André Weber) .
" Puccio renouvelle son art dans l'expression plastique abstraite. Il utilise une palette riche en couleurs et nuances et un dessin très justement maîtrisé..."

LUDWIG

La toile cite deux vers d'Arthur Rimbaud : 

" Ô saisons, ô châteaux,
Quelle âme est sans défauts ? "

Quelques mots de l'artiste Guy Puccio à propos de sa toile. J'ai pris l'initiative de lui poser la question s'il accepterait aujourd'hui de la vendre. Voici sa réponse, dont je le remercie vivement :

" Cette peinture date de 1974 après mes voyages en 1969 aux châteaux de louis II et le festival de Bayreuth en 1973. Elle a été exposée à la galerie Matignon 31 à l'occasion de ma première exposition personnelle en Mai 1975. A l'époque j'avais refusé de la vendre, je lui ai consacrée six mois de travail et je voulais l'avoir devant mes yeux très longtemps. Toutes les parties dorées ( Les plumes du paon, la barque et le kiosque mauresque ) ne sont pas de la peinture mais de la feuille d'or. Les dimensions de la toile ( sans le cadre ) sont de 1, 30 x 0,98 m, huile sur toile. Maintenant j'accepterai de la vendre, car devenant vieux, je souhaiterai savoirs, après ma disparition, qui en sera propriétaire. Je n'ai pas en ma possession d'autres toiles sur Louis II ."

À noter que Guy Puccio a également peint plusieurs toiles avec pour motifs Richard Wagner et ses opéras.

Pour contacter Guy Puccio

On peut contacter l'artiste via son compte facebook (cliquer sur le lien).

mardi 2 mai 2023

Le mois de mai est le mois de Marie (1) — Rosa das rosas, une chanson de la cour du roi Alphonse X

La Vierge au buisson de roses de Martin Schongauer (1473)

Le mois de mai est depuis longtemps associé au culte de la Vierge Marie. Au 13ème siècle déjà, sous le règne du roi Alphone X, le recueil des Cantigas de Santa Maria associait la beauté de la Vierge au mois de mai. La dixième Cantiga, Rosas das Rosas, proclame que la Vierge Marie est la rose des roses.

Le manuscrit des Cantigas de Santa María est un des plus importants recueils de chansons monodiques de la littérature médiévale en Occident, rédigé pendant le règne du roi de Castille Alphonse X dit Le Sage (1221-1284). Ces cantigas constituent le volet religieux de la poésie lyrique galaïco-portugaise.

Les textes des 427 chansons sont écrits en galaïco-portugais, langue du Moyen Âge commune au galicien et au portugais. On attribue au roi lui-même la rédaction de certaines de ces chansons, mais il semble plus probable qu'il en soit le promoteur.

La grande majorité de ces chansons sont des hymnes religieuses, en hommage à la Vierge Marie, et racontent un miracle dû à l'intervention de Marie.

Rosa das rosas

Le texte du cantique et sa traduction

Rosa das rosas e flor das flores
Dona das donas, Senhora das senhoras

Rosa de beldade e de parecer
E flor de alegria e de prazer
Dona em ser muito piedosa
Senhora em impedir coitas e dores

A tal Senhora devo muito amar
Que de todo mal o pode guardar
E pode lhe perdoar os pecados
Que faz no mundo passar por maus sabores

Devemo-la muito amar e servir
Para que possa nos guardar de falir
E dos erros nos faz arrepender
Que nos fazemos como pecadores

Esta dona que tenho por senhor
De quem quero ser trovador
Se eu por tudo puder ter seu amor
Dou ao demônio os outros amores.

🌹🌹🌹

Rose des roses et fleur des fleurs,
Dame des dames, Seigneur des seigneurs.

Rose de la beauté et de la beauté
Et fleur de bonheur et de plaisir,
Dame au port très miséricordieux,
Et Seigneur pour soulager tous les malheurs et les soucis ;

Une telle maîtresse, tout le monde devrait l'aimer,
Car elle peut éloigner tous les maux
Et elle peut pardonner à tout pécheur
Pour créer une meilleure saveur dans ce monde.

Nous devrions l'aimer et la servir loyalement,
Car elle peut nous protéger de la chute ;
Elle nous fait repentir des erreurs
Que nous avons commises en tant que pécheurs :

Cette dame que je reconnais comme mon Maître
Et dont je serais volontiers le troubadour,
Si je pouvais d'une manière ou d'une autre posséder son amour,
Je renoncerais à tous mes autres amours.


Rosas das rosas par Malandança (Unha noite na corte do rei Alfonso X)


lundi 1 mai 2023

Le "Mozart de Bologne" au Musée de la musique de Bologne

Photo © Luc-Henri Roger

Ce portrait connu sous le nom de «Mozart de Bologne» est une copie exécutée en 1777 à Salzbourg par un peintre inconnu d'une toile originale perdue qui avait elle-même été peinte pour le père Martini à Bologne pour sa galerie de compositeurs. L'oeuvre est aujourd'hui exposée au Musée civique bibliographique et musical de Bologne. Leopold Mozart, le père de W. A. Mozart, écrivit au sujet de ce portrait : « il a peu de valeur comme oeuvre d'art mais en ce qui concerne la ressemblance, je peux vous assurer qu'il est parfait ». (texte original: „Malerisch hat es wenig wert, aber was die Ähnlichkeit anbetrifft, so versichere ich Ihnen, daß es ihm ganz und gar ähnlich sieht.“ Lettre de Leopold Mozart au Padre Martini de Bologne du 22 décembre 1777 (MBA II, pp. 204f, No. 396).

Cliché pris en avril 2022 au Museo internazionale e biblioteca della musica di Bologna 

Coups de coeur au Museo civico medievale de Bologne — 35 photographies

  


Statue de Boniface VIII


































Photos © Luc-Henri Roger

Le Museo Civico Medievale a pris ses quartiers en 1985 au Palazzo Ghisilardi, au cœur du centre historique de Bologne, dont il contribue à raconter l'histoire à travers ses riches collections.

Le noyau le plus important du musée est principalement constitué des nombreux témoignages du Moyen Âge de la ville, à commencer par les anciens objets du début du Moyen Âge, datant du VIIe au IXe siècle. Une autre section importante est consacrée aux sculptures en bronze de la Renaissance et du Baroque, dont le célèbre modèle de Neptune de Giambologna, le Saint Michel Archange terrassant le Diable d'Alessandro Algardi et le Buste de Grégoire XV Ludovisi de Gian Lorenzo Bernini. La collection est complétée par une riche collection d'armes, d'ivoires et de verres, ainsi que par la section consacrée aux manuscrits anciens enluminés.

Le musée expose également l'Arche de Giovanni d'Andrea (milieu du XIVe siècle), conservée à l'origine dans l'église de San Domenico. L'œuvre se caractérise par sa forte expressivité et son mouvement, grâce à l'utilisation de lignes obliques.

Enfin, il faut souligner la grande statue de Boniface VIII en plaques de cuivre doré, réalisée en 1301 pour commémorer les efforts du pape pour mettre fin à la guerre entre Bologne et Ferrare. 

Museo Civico Medievale
Via Manzoni, 4
40121 Bologna

Le Mystère du « Mont Sacré » : L’incroyable histoire du Saint Prépuce d’Andechs et de la petite souris

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