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| © Marie-Laure Briane |
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| Stefan Cerny en Falstaff © Marie-Laure Briane |
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| © Marie-Laure Briane |
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| Stefan Cerny en Falstaff © Marie-Laure Briane |
L'exposition annuelle du Land de Bavière est cette année organisée au Musée diocésain de Freising. Elle nous entraîne à la découverte de la Bavière du début du moyen âge, à l'époque où de saints hommes venus d'Irlande ou de France parcourent le pays pour l'évangéliser. L'exposition nous ramène au temps de l'implantation de la foi chrétienne en Bavière, des débuts de l'église bavaroise au temps de la gloire de la dynastie des Agilolfing. Elle présente des œuvres d'art d'une valeur inestimable qui comptent parmi les plus importants témoignages de l'histoire de la Bavière.
Corbinien s'appela d'abord Waldkiso comme son père. Il est probablement né à Châtres, à environ 40 kilomètres de Paris. Il prit ensuite le nom de sa mère, Corbinia, lorsqu'elle fut devenue veuve. Fervent chrétien devenu écclésiastique, il se rendit quelques années plus tard à Rome où il avait eu l'intention de se faire ermite dans l'une ou l'autre des catacombes, près du tombeau des martyrs. Si le pape Grégoire II le reçut comme un personnage important, il refusa qu'il se fît moine ermite, mais lui conféra l'épiscopat et le chargea d'entreprendre la conversion de la Bavière dont quelques habitants seulement étaient alors chrétiens. Le duc régnant en Bavière l'accueillit et le soutint. Corbinien eut préféré être un évêque voyageur et ne vint pas à Freising tout à fait de son plein gré : c'est Grimoald, le fils du duc d'Agilolfing, qui le força à résider sur le Domberg, la colline qui domine Freising.
Corbinien vécut alors à Freising qui était aussi la ville de la résidence ducale. Il obtint de Grimoald qu'il se séparât de sa femme Pilitrude, car leur situation matrimoniale n'était pas conforme aux canons de l'Eglise. Corbinien dut alors quitter Freising de peur d'être assassiné par les fidèles de l'ancienne duchesse. Il revint à Freising lorsque Pilitrude fut emmenée comme otage par les Francs. Il y mourut au moment où Charles Martel achevait la conquête de la Bavière.
La légende veut que Corbinien apprivoisa un ours qui l'avait attaqué lors de son deuxième voyage à travers les Alpes vers Rome, en 710. Celui-ci a ensuite porté les bagages du saint jusqu'à Rome. Aujourd'hui encore, l'ours est toujours présent sur les représentations de saint Corbinien. On raconte aussi que ses méthodes de conversion pouvaient être brutales : ainsi un tableau le montre-t-il en train de fouetter une sorcière, symbole de sa lutte contre le paganisme.
La Bavière de 724
La Bavière du 8ème siècle occupait un territoire bien plus vaste que le Land de Bavière actuel : le duché de Bavière s'étendait jusqu'au Tyrol du Sud, à la Carinthie et à la Slovénie, à la Haute-Autriche, au Haut-Palatinat et à la Souabe via le Lech. Ses principaux axes de communication étaient les anciennes voies romaines, l'Inn et surtout le Danube avec le siège ducal de Ratisbonne. Les paysans Bavarois vivaient surtout de l'agriculture, les familles nobles et leur suite soutenaient le clan des souverains. Les ducs agilolfings faisaient partie de la plus haute noblesse européenne et étaient apparentés aux rois depuis le 6ème siècle. Le roi lombard Agilulf en Italie accéda au trône de Bavière en épousant Théodolinde (570-627), princesse de Bavière.
La religion dans la Bavière du 8ème siècle
À l'époque romaine, le christianisme s'était établi dans ce qui allait devenir la région bavaroise. Les grandes invasions allaient ébranler cette tradition à partir du 4e siècle. Les Germains qui se sont installés dans le pays entre les Alpes et le Danube étaient en partie païens, en partie chrétiens ariens ou déjà catholiques. Même les objets funéraires ne permettent pas de savoir avec certitude à quelle religion appartenaient les défunts. C'est sous l'incitation des ducs agilolfingiens que des missionnaires se mirent à parcourir le pays et prêcher la foi catholique.
En 716, le duc Théodo obtint du pape l'autorisation de fonder des évêchés à Salzbourg, Ratisbonne, Freising et Passau et ces fondations constituèrent une étape importante vers l'autonomie bavaroise. Théodo appela des ecclésiastiques du royaume franc en Bavière : Erhard et Emmeram travaillèrent à Ratisbonne, Corbinien à Freising et Rupert à Salzbourg. Les missionnaires risquèrent beaucoup pour leurs idéaux chrétiens, Emmeram mourut en martyr de manière cruelle. Ces saints fondateurs sont toujours vénérés aujourd'hui dans les évêchés bavarois, grâce au soutien des ducs: Sous le règne de Théodo, les restes d'Emmeram furent solennellement transférés à Ratisbonne, et plus tard, sous le règne du duc Tassilo, ceux de Corbinian furent transférés à Freising.
En 739, Winfried-Bonifatius (Saint Boniface) paracheva la division de la Bavière en quatre évêchés, qui perdura pendant plus d'un millénaire. Les bases avaient certes déjà été posées par le duc Theodo en 716, mais Boniface, un génie de l'autopromotion surnommé "le plus célèbre des missionnaires" ou "l'apôtre des Allemands" réussit à associer durablement ce succès - et bien d'autres - à son nom.
Le duc Odilo, l'"avant-dernier" des Agilolfings et père de Tassilio III, fut le véritable créateur de la Bavière du début du Moyen Âge. C'est à lui que l'on doit le paysage monastique de la Bavière et c'est avec Boniface qu'il a mis en place l'organisation des évêchés.
Tassilo III
La domination agilolfingienne connut son apogée sous le duc Tassilo III. Durant son règne de 748 à 788, il fonda d'importants monastères comme Kremsmünster et Frauenchiemsee. Il présida des assemblées de l'Église bavaroise et promulgua des lois, ce que seuls les rois faisaient habituellement. Son autonomie par rapport au royaume des Francs s'exprima également sur le plan artistique. La pièce la plus remarquable de l'exposition, visible seulement jusqu'au 16 juin, est le calice de Tassilon-Liutpirc de Kremsmünster. C'est une œuvre d'art de réputation mondiale, le plus beau et le plus grand artefact de son genre et de son époque. Ce calice somptueux était probablement destiné à la nouvelle cathédrale de Salzbourg, consacrée en 774, qui aurait pu devenir l'église du couronnement et du tombeau des Agilolfing. D'autres fascinants travaux d'orfèvrerie, d'enluminure ou de sculpture sont représentés dans la salle des trésors de l'exposition nationale.
Fille de Théophile Gautier, Judith Gautier (1845-1917) a conçu et réalisé des spectacles (notamment des mises en scène de pièces de son père Théophile Gautier et d'opéras de Richard Wagner) pour son Petit Théâtre dans lesquels étaient utilisées des figurines et des marionnettes. Ces dernières, en cire ou en bois, étaient fabriquées, habillées et manipulées par Judith elle-même. Derrière le castelet, aux pupitres et dans le public, prenait place la fine fleur de la belle société parisienne, aristocrates et artistes, proches du Parnasse notamment.
" Jeudi 25 mai. — 31, rue Washington, dîné chez Mme Judith Gautier. Judith Gautier, la fille du grand Théo, cette médaille syracusaine devenue, par la culture d'elle-même, une Japonaise d'Hokousaï, face régulière et pâle on dirait modelée dans du kaolin, sous les cheveux noirs comme de l'encre de Chine.Mme Judith Gaulier est aussi directrice de théâtre, un merveilleux théâtre de marionnettes, où à la fois imprésario, machiniste, décorateur, régisseur et costumier, elle modèle et sculpte de ses mains les personnages des drames qu'elle représente. Un petit cercle d élus a déjà applaudi sur cette scène la Valkyrie et Parsifal pour l'œuvre de Wagner, et Une larme du Diable, de Théophile Gautier ; et les drames wagnériens furent bel et bien joués avec chœurs et orchestre comme à Bayreuth.Cette année, enfreignant les statuts de la Société des auteurs, Mme Judith Gautier monte sur sa scène un drame en vers dont elle est l'auteur, Tristane.Comme elle me dit elle-même en me communiquant les maquettes des décors : « Cette fois, j aurai tout fait, les acteurs et la pièce » et comme je m'extasie sur l'ingéniosité de ces maquettes: « Que serait-ce si vous aviez vu celle de la Valkyrie ? soupire-t-elle; j'avais alors un collaborateur précieux, un jeune peintre, René Gérin. Pauvre garçon ! mort à trente ans ! Voyez s'il avait du talent.» Et prenant une lampe elle l'approche d'un grand tableau où trois sirènes à la chevelure d'algues, bercent le sommeil d'un chevalier d'une musique de coquillages, de madrépores et de coraux : « jolie imagination ! et pourtant, ce n'est qu'une ébauche! »Sur l'andrinople des murs, autour de nous, dans le salon, rasant presque les coussins des divans, c'est une galopade grimaçante de dieux indous, de masques japonais, d'armes d'Orient, de foukousas et de Boudhas ; çà et là, un portrail deWagner, le dieu du lieu : un autre de Gautier, puis un de Leconte de Lisle, des pochades, dont l'une de Sargent, représentant la maîtresse de céans, interrompant cette fresque de soie et de bronze sous le rond lumineux de la lampe, nous feuilletons, maintenant les albums du Japon. Il y a là des estampes amusantes aux détails exquis et minutieux de poissons et des fleurs, des singes se balançant dans des guirlandes, et toute une animalité souriante et malicieuse, parmi une végétation de rêve, que je préfère même aux scènes de personnages et de guerriers. Une page me requiert entre toutes, celle où deux lapins, un noir et un blanc, s'allongent en courant sur la crête des vagues ; et l'atmosphère de ce logis de chimère et de rêve, l'ambiance même de cet appartement parisien, où la fille de Gautier s'attarde et se complaît dans des évocations d'un Orient légendaire, me semblent résumés dans cette estampe du Japon, représentant la galopade de deux lapins-fées sur la mer.RAITIF DE LA BRETONNE "
« C’est le thème de l’illumination et de la transfiguration qui m’a motivé. Il y a un moment crucial quand on découvre que le vieux commandant avait l’habitude de réserver la priorité aux enfants pendant les exécutions, pour qu’ils soient juste en face. Il dit qu’à ce moment-là, la connaissance et la compréhension inonde le visage [des condamnés]. Si vous écoutez la musique, il est difficile de manquer cela. »
" Avec sa mise en musique pour quintette à cordes et 2 chanteurs, le maître de la musique minimale Philip Glass a créé un décor sonore inquiétant et hallucinant pour cette histoire, qui transforme le fantasme surréaliste de Kafka sur un système de punition inhumain en un opéra de chambre virtuose et fantomatique. L'atrium du palais de justice de Munich devient un décor spectaculaire, véritablement "kafkaïen", pour cette soirée d'opéra d'un genre particulier. " (Extrait de la présentation d'Opera Incognita, traduit de l'allemand)
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Photo © Maarten Vanden Abeele |
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| Chasm © W. Hoesl |
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| Autodance © S. Gherciu |
© Marco Pohle Percée sur sa colline dominant le lac d’Ammersee, en Bavière, l’abbaye d’Andechs est aujourd’hui mondialement connue pour sa b...